Secouer la rosée d'un manteau neuf et noir auquel on tient relève du lavage ; ôter les nœuds de tissage dont on se soucie rend passible d'un 'hatat. On plie les vêtements pour le jour même à certaines conditions ; on peut desserrer la presse d'un particulier mais non celle d'un artisan. Le siman traite ensuite de la boue sur le pied, sur le vêtement et sur la chaussure, de l'eau versée sur un vêtement taché (débat entre Rabbénou Tam, Rabbi Meïr de Rothenburg et le Tour) et du miroir de métal.
המנער טליתו מפני טל שעליו חייב משום כיבוס ודוקא בחדתי ואוכמי דבהנך הוי הניעור יפה כמו כיבוס והוא שמקפיד עליו שלא ללובשו בלא ניעור אבל אי בציר חד מהני שרי. הנוטל מן הבגד קסמין וקשרים הנשארים בו מן האריגה אם היה מקפיד שלא ללובשן עד שיטלם חייב חטאת מקפלין כלים בשבת לצורך שבת ללובשן בו ביום ודוקא באדם אחד אבל בב' ב"א לא דהוי תיקון טפי ואפי' באדם אחד דוקא בחדשים דהיינו כל זמן שלא רוחצו ולבנים שאין הקיפול מתקנן כל כך והוא שאין לו להחליף אבל ישנים או צבועים או שיש לו להחליף אסור. מכבש שהוא כלי שכובשין בו בגדים אחר הכביסה והם שתי לוחות זה על זה והבגדים ביניהם של בעל הבית מתירין אותו ליטול הבגדים מתוכו שזה הוא לצורך השבת אבל לא כובשן ליתנם בתוכו שזהו לצורך חול ושל אומן אפילו להתירו אסור מפני שהוא עשוי לתקן הבגדים ותחוב בחזקה והתרתו דומה לסתירה אבל אם היה מותר והוא מכיר כליו שבו שומטן מתוכו חלוק לאחר כביסה הוא מתקשה ומשפשפין אותו בידים לרככו מותר לעשותו בשבת שאינו מכוין אלא לרככו אבל סודר אסור מפני שמכוין לצחצחו והוי כמלבן: טיט שעל רגלו יכול לקנחו בין בקרקע בין בכותל ואין בו משום אשוויי גומות אם מקנחו בקרקע ולא משום בנין בכותל והרמב"ם ז"ל כתב מקנחו בכותל ולא בקרקע ואדוני אבי ז"ל התיר שניהם. טיט שעל בגדו מכסכסו בפנים כיצד לוקח הבגד בפנים ומשפשפו זה בזה אבל לא בחוץ דדמי לליבון שמתלבן בכך ומגרדו בציפורן או בסכין וה"ר פרץ הביא תוספתא והני מילי לח אבל יבש הוי טוחן אע"ג דהוי מלאכה שאינה צריכה לגופה אסור מדרבנן אין מגרדים לא מנעל חדש ולא מנעל ישן מפני שקולף העור והוי ממחק מותר ליתן מים על גב מנעל לשכשכו אבל אסור לכבסו במים ובגד שיש עליו לכלוך אסור אפילו לשכשכו שזהו כבוסו אלא מקנחו בסמרטוט ור"ת כתב דלא אמרינן שרייתו זהו כיבוסו היכא שהוא דרך לכלוך כמו המסתפג באלונתית או המקנח במפה ומטעם זה התיר באשה שלכלך התינוק בגדיה במי רגלים שתטול ידיה ותקנחם באותו מקום לבטל המי רגלים שאין זה דרך ליבון אלא דרך לכלוך וגם אינה מכוונת אלא לבטל מי רגלים ראיתי כתוב על שם הר"ם מרוטנבורק דלא אמרינן שרייתו זהו כבוסו אלא בבגד פשתן אבל לא בשל צמר ומטעם זה התיר ליתן מים על בגד צמר שנפל עליו יין והיה מפקפק לנגב הידים בבגד פשתן אלא בבגד צמר ואני תמה אם אמרו שיש חילוק בין צמר לפשתן שאינו מחלק בגמרא אלא בין עור לבגד אבל כל בגדים שוין וכן כתב בה"ג סתם בגד שנפל עליו יין אין נותנין עליו מים ולנגב הידים שרי כיון שאין בו אלא דבר מועט אין בו משום כיבוס אין מסתכלין בשבת במראה של מתכת אפי' אם היא קבוע בכותל גזירה אטו אינה קבועה ואותה אסור שמא יסיר בה נימין ושאינה של מתכת מותר אפילו אם אינה קבועה:
Celui qui secoue son manteau (talit) pour en ôter la rosée est coupable au titre du lavage. Cela ne vaut que pour un manteau neuf et noir, car pour ceux-là le secouage est aussi efficace qu'un lavage, et à condition qu'on y tienne au point de ne pas le porter sans l'avoir secoué ; mais s'il manque l'une de ces conditions, c'est permis. Celui qui ôte d'un vêtement les brindilles et les nœuds restés du tissage, s'il tenait à ne pas le porter avant de les avoir ôtés, est passible d'un sacrifice expiatoire ('hatat).
On plie les vêtements le Chabbat pour les besoins du Chabbat, afin de les porter le jour même. Cela n'est permis qu'à une seule personne, mais pas à deux, car ce serait davantage une mise en état. Et même à une seule personne, seulement pour des vêtements neufs, c'est-à-dire tant qu'ils n'ont pas été lavés, et blancs, que le pliage n'améliore pas autant, et à condition qu'on n'en ait pas d'autres pour se changer. Mais s'ils sont vieux ou teints, ou si l'on a de quoi se changer, c'est interdit.
La presse est un instrument avec lequel on presse les vêtements après le lavage ; elle se compose de deux planches l'une sur l'autre, les vêtements étant entre elles. Celle d'un particulier, on peut la desserrer pour en retirer les vêtements, car c'est pour les besoins du Chabbat ; mais on ne presse pas les vêtements en les y mettant, car c'est pour les besoins de la semaine. Celle d'un artisan, il est interdit même de la desserrer, car elle est faite pour apprêter les vêtements et elle est serrée avec force, si bien que la desserrer ressemble à une démolition. Mais si elle était desserrée et qu'on y reconnaît ses vêtements, on peut les en retirer en les faisant glisser. Une tunique, après le lavage, devient raide, et on la frotte entre les mains pour l'assouplir : il est permis de le faire le Chabbat, car on ne vise qu'à l'assouplir. Mais pour un foulard, c'est interdit, car on vise à le rendre éclatant, et c'est comme blanchir.
La boue qui est sur le pied, on peut l'essuyer contre le sol ou contre un mur ; cela ne relève pas de l'aplanissement des creux si on l'essuie contre le sol, ni de la construction contre le mur. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit qu'on l'essuie contre le mur et non contre le sol ; mon père et maître, de mémoire bénie, a permis les deux. La boue qui est sur un vêtement, on la frotte par l'intérieur. Comment ? On prend le vêtement par l'envers et l'on frotte une partie contre l'autre ; mais pas par l'endroit, car cela ressemble au blanchiment, puisque le vêtement en devient blanc. On peut aussi la gratter avec l'ongle ou avec un couteau. Rabbi Perets a cité une Tossefta : cela ne vaut que pour la boue humide ; mais la boue sèche, c'est moudre, et bien que ce soit un travail qui n'est pas fait pour lui-même, c'est interdit d'ordre rabbinique.
On ne gratte ni une chaussure neuve ni une chaussure vieille, car on en écaille le cuir, et c'est lisser. Il est permis de verser de l'eau sur le dessus d'une chaussure pour la rincer, mais il est interdit de la laver dans l'eau. Un vêtement sali, il est interdit même de le rincer, car c'est là le laver ; on l'essuie seulement avec un chiffon. Rabbénou Tam a écrit qu'on ne dit pas « le tremper, c'est le laver » là où l'on agit en salissant, comme celui qui s'essuie avec une serviette ou s'essuie les mains avec une nappe. Pour cette raison, il a permis à une femme dont l'enfant a souillé les vêtements d'urine de se mouiller les mains et de frotter cet endroit pour neutraliser l'urine, car ce n'est pas une manière de blanchir mais de salir, et elle ne vise qu'à neutraliser l'urine.
J'ai vu écrit au nom de Rabbi Meïr de Rothenburg qu'on ne dit « le tremper, c'est le laver » que pour un vêtement de lin, et non pour un vêtement de laine. Pour cette raison, il a permis de verser de l'eau sur un vêtement de laine sur lequel du vin était tombé ; et il hésitait à s'essuyer les mains avec un vêtement de lin, ne le faisant qu'avec un vêtement de laine. Je m'étonne : a-t-on jamais dit qu'il y a une différence entre la laine et le lin ? La Guemara ne distingue qu'entre le cuir et l'étoffe, mais toutes les étoffes sont égales. C'est aussi ce qu'ont écrit les Hala'hot Guedolot sans distinction : un vêtement sur lequel du vin est tombé, on ne verse pas d'eau dessus. Quant à s'essuyer les mains, c'est permis : comme il n'y a là qu'un peu d'eau, cela ne relève pas du lavage.
On ne se regarde pas le Chabbat dans un miroir de métal, même s'il est fixé au mur : c'est une mesure préventive à cause de celui qui n'est pas fixé ; et celui-ci est interdit de peur qu'on ne s'en serve pour s'arracher des poils. Un miroir qui n'est pas de métal est permis, même s'il n'est pas fixé.