טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 304

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Sceau de l’esclave et repos de son esclave
En bref - de quoi parle ce chiour ?

L’esclave ne sort pas le Chabbat avec un sceau de métal, au vêtement ou au cou. Un sceau d’argile au cou est permis. On n’est tenu au repos de l’esclave que s’il a été circoncis et immersé pour l’esclavage ; sinon il est comme un guer tochav, permis pour lui-même, interdit pour le maître.

Glossaire

ḥotam
sceau, marque d’esclave
ṭiṭ
argile
ben ḥorin
homme libre
ḥatat
sacrifice expiatoire
guer tochav
étranger résident (sept lois noahides)
mal ve-ṭaval
circoncis et immersé

אין העבד יוצא בחותם של מתכות לא שנא אם הוא בכסותו או בצוארו דכיון שהוא חשוב ורבו מקפיד עליו חיישינן דילמא מפסיק ואתי לאתויי ואם הוא של טיט שאין רבו מקפיד עליו בצוארו מותר דאי מפסיק שביק ליה וליכא למיחש נמי דאתי לאתויי משום דמירתת מרביה שיאמר עליו שהוא רוצה להראות שהוא בן חורין ולכך הסירו דמשום הכי לא מייתי ליה בידיה שאינו סימן עבדות אלא כשהוא בכסותו או בצוארו ואם הוא בכסותו אסור דילמא מפסיק ומירתת מרבו שיאמר שהסירו כדי להראות שהוא בן חורין ומקפל טליתו כדי שלא יראה מקום החותם שהוסר ודומה לטלית מקופלת שחייב חטאת: אדם מצווה על שביתת עבדו והני מילי שמל וטבל לשם עבדות וקיבל עליו מצות הנהוגות בעבד אבל לא מל וטבל אפילו קיבל עליו שבע מצות הנהוגות בבני נח הרי הוא כגר תושב ומותר במלאכה בשבת ודוקא לעצמו אבל אסור במלאכת רבו:

L’esclave ne sort pas avec un sceau de métal, qu’il soit à son vêtement ou à son cou : comme il est précieux et que son maître y tient, on craint qu’il ne se détache et qu’il ne vienne à le porter. S’il est d’argile, dont le maître ne se soucie pas, il est permis au cou : s’il se détache, il le laisse. On ne craint pas non plus qu’il le porte, car il redoute son maître, qui dirait qu’il veut se montrer homme libre et que c’est pour cela qu’il l’a ôté ; aussi ne le prend-il pas en main, car ce n’est un signe d’esclavage que fixé au vêtement ou au cou. S’il est au vêtement, c’est interdit : on craint qu’il ne se détache, qu’il ne redoute que le maître dise qu’il l’a ôté pour se montrer homme libre, et qu’il ne plie son talit afin qu’on ne voie pas l’endroit du sceau enlevé — ce qui ressemble à un talit plié, pour lequel on est passible d’une ḥatat. L’homme est tenu au repos de son esclave. Cela n’est dit que s’il a été circoncis et immersé pour l’esclavage et a accepté les mitsvot en vigueur pour l’esclave. S’il n’a pas été circoncis et immersé, même s’il a accepté les sept mitsvot en vigueur pour les descendants de Noé, il est comme un guer tochav : le travail lui est permis le Chabbat, mais seulement pour lui-même ; le travail de son maître lui est interdit.