Quantité de pierres emportées selon que le lieu est fixe ou non ; pierre déjà utilisée ; montée sur le toit ; caillou avec herbes ; terre et tesson interdits ; tesson lisse plutôt que caillou ; herbes humides plutôt que sèches ; stimulation kelahar yad ; techouva du Maharam de Rothenbourg sur le bouchon ; interdiction de se soulager dans un champ labouré.
מי שיש לו מקום מיוחד לבית הכסא יכול להכניס עמו אבנים לקנח מלא ידיו אין לו מקום קבוע מכניס עמו כשיעור ראש בוכנא קטנה ואם ניכר באבן שקנחו בו מותר להכניסו אפילו הוא גדול הרבה או אפילו אם הם הרבה ומותר להעלותן לגג לקנח בו ולא אמרינן כיון שיש לו מקום מיוחד לבדו יעלה שם מע"ש צרור שעלו בו עשבים מותר לקנח בו ולא חיישינן שמא יתלוש ולא יקנח באדמה מפני שהיא נפרכת וכיון שאינה ראויה לקנח אסור לטלטלה אסור לקנח בחרס אפילו בחול משום סכנה היו לפניו בשבת צרור ואזני חרס חלקים שראויין לקנח בהם מקנח בחרס שהוא ראוי לטלטל לכסות בו הכלי ולא יקנח בצרור צרור ועשבים לחים יקנח בעשבים אבל ביבשים לא משום סכנה שהן חדין ומחתכין הבשר היה צריך לנקביו ואינו יכול לפנות שרפואתו למשמש בפי הטבעת לא ימשמש בכל ידו כדרך שעושה בחול משום השרת נימין אלא ימשמש כלאחר יד בשתי אצבעותיו ור"ח פי' שלא ימשמש בצרור של הקנוח להחליק כדרך שעושה בחול משום כתישה אלא כלאחר יד תשובה להרב ר"מ מרוטנבורג ששאלת על משמוש הברזא בפי הטבעת אם מותר בשבת אמרינן התם אמר רבא אסור למשמש בצרור בשבת כדרך שעושה בחול מתקיף לה מר זוטרא ליסתכן ומשני כלאחר יד אלמא ע"י שינוי שרי כגון שאוחז הצרור או הברזא בשתי אצבעותיו וממשמש אבל בכל היד לא ואם תחוב כולו בגוף היה נראה דשרי לצאת בו דלא דמי להא דתנן בפ' המצניע (שבת צב.) המוציא בפיו ובמרפקו פטור וכל פטורי שבת פטור אבל אסור דהתם כשהוא פותח פיו ופושט מרפקו המשוי נראה אבל הכא שהוא בלוע כולו בגוף היה נראה דשרי אמנם איני מתירו כיון שמכניסו תדיר כדי לחזור ולהוציא אע"ג דלא דמיא ממש להני איכא למימר דפטור אבל אסור כי הני והואיל ואפשר במשמוש גרידא וע"י שינוי ובהכי סגי דלא ליסתכן לא שרינן ליה להכניסו כולו אפי' ע"י שינוי לצאת בו בשבת ע"כ. אסור לפנות בשדה ניר בשבת שמא יבא לאשויי גומות:
Celui qui a un endroit réservé pour les cabinets peut y emporter des pierres pour s’essuyer, plein les deux mains. S’il n’a pas d’endroit fixe, il n’emporte avec lui que l’équivalent de la tête d’un petit pilon. Si l’on reconnaît sur la pierre qu’on s’est déjà essuyé avec, il est permis de l’emporter même si elle est très grosse, ou même s’il y en a beaucoup. Il est permis de les monter sur le toit pour s’essuyer : on ne dit pas que, puisqu’il a un endroit qui lui est réservé à lui seul, il devrait les y monter dès la veille de Chabbat. Un caillou sur lequel des herbes ont poussé : on peut s’essuyer avec, et l’on ne craint pas qu’on les arrache. On ne s’essuie pas avec de la terre, car elle s’effrite ; et puisqu’elle n’est pas propre à l’essuyage, il est interdit de la déplacer. Il est interdit de s’essuyer avec un tesson, même en semaine, à cause du danger. Si l’on a devant soi, le Chabbat, un caillou et des anses de tesson lisses propres à l’essuyage, on s’essuie avec le tesson, qui est propre au teltoul pour couvrir un ustensile, et l’on ne s’essuie pas avec le caillou. Un caillou et des herbes humides : on s’essuie avec les herbes ; mais avec des herbes sèches, non, à cause du danger, car elles sont pointues et entaillent la chair. Celui qui a besoin de ses besoins et ne peut se soulager, dont le remède est de stimuler le fondement, ne le fera pas de toute la main comme en semaine, à cause de la chute des poils, mais kelahar yad (d’une manière inhabituelle), avec deux doigts. Rabbenou Hananel explique : qu’il ne stimule pas avec le caillou d’essuyage pour lisser, comme on le fait en semaine, à cause du broyage, mais kelahar yad. Techouva du Maharam de Rothenbourg : tu as demandé au sujet de la stimulation avec un bouchon au fondement, si c’est permis le Chabbat. On dit là-bas que Rava a dit qu’il est interdit de stimuler avec un caillou le Chabbat comme on le fait en semaine ; Mar Zoutra objecte : on risquerait le danger ; on répond : kelahar yad. Donc, par un changement, c’est permis, par exemple en tenant le caillou ou le bouchon entre deux doigts et en stimulant, mais pas de toute la main. S’il est entièrement enfoncé dans le corps, il semblerait permis de sortir avec, car cela ne ressemble pas à ce qu’enseigne la michna au chapitre Hamatsnia (Chabbat 92a) : celui qui sort un fardeau dans sa bouche ou dans le pli du coude est exempt — et toutes les exemptions de Chabbat sont « exempt mais interdit » —, car là, quand il ouvre la bouche et étend le coude, le fardeau apparaît ; ici, il est entièrement enfoui dans le corps, et il semblerait permis. Toutefois je ne le permets pas, puisqu’on l’introduit régulièrement afin de le retirer ensuite ; même si ce n’est pas exactement comparable, on peut dire que c’est « exempt mais interdit » comme ces cas-là ; et puisqu’il est possible de se contenter d’une simple stimulation, par un changement, et que cela suffit pour écarter le danger, on ne lui permet pas de l’introduire tout entier, même par un changement, pour sortir avec le Chabbat. Jusqu’ici la techouva. Il est interdit de se soulager dans un champ labouré le Chabbat, de peur qu’on en vienne à niveler des trous.