Pas d’interdit de construction ni de démolition pour les ustensiles, sauf construction véritable. Tonneau recollé à la poix : on peut le briser pour en prendre le contenu, sans aménager une ouverture. Tonneau entier : interdit de le briser ou d’y percer. Trou bouché sous les lies : interdit de rouvrir. On peut abattre le sommet du bouchon, non le percer sur le côté. Sceaux liés par une corde : on dénoue ou coupe ; loquets de bois ou de métal : interdit. Chalumeau : interdit de le couper pour le poser ; déjà coupé : permis. Feuille de myrte : seulement si plusieurs déjà coupées. Cire ou huile épaisse : interdit, car on lisse. Ruse avec une gousse d’ail : seulement pour un érudit.
אין בנין וסתירה בכלים וה"מ שאינו בנין ממש כגון חבית שנשברה ודיבק שבריה בזפת יכול לשברה ליקח מה שבתוכה ובלבד שלא יכוין לנוקבה נקב יפה שיהא לה לפתח דא"כ הוה ליה מתקן מנא אבל אם היא שלימה אסור אפי' לשוברה ואפי' נקב בעלמא אסור לנקוב בה מחדש ואפי' יש בה נקב חדש ובא להרחיבו אסור היה בו נקב ונסתם אם הוא למטה מן השמרים אסור לפותחו דכיון שהוא למטה וכל כובד היין עליו צריך סתימה מעלייתא וחשיב כפותח מחדש למעלה מן השמרים מותר לפותחו: מותר להתיז ראש המגופה בסייף דלאו לפתח מכוין כיון שמסיר ראשה כולו אבל לנוקבה בצדה אפי' ברומח שעושה נקב גדול ואינו דומה לפתח אסור דודאי לפתח מכוין כיון שאינו מסיר ראשה וה"מ בצדה אבל למעלה מותר לנוקבה דלאו לפתח מכוין שאין דרך לעשות פתח למעלה מפני עפר וצרורות שיפלו בה אבל בצדה אסור דלפתח מכוין כדפרישית חותמות שבכלים כגון שידה תיבה ומגדל שהכיסוי שלהם קשור בהם בחבל יכול להתירו או לחותכו בסכין או להתיר קליעתו וכתב ה"ר פרץ אבל היתדות שנועלין בהן אסור להסירם דהוה כבנין גמור וכתב א"א הרא"ש ז"ל ודוקא כעין קשירת חבל וכיוצא בו אבל פותחת של עץ ושל מתכת אסור להפקיע ולשבר דבכלי נמי שייך בנין גמור וסתירה גמורה ובסמ"ק כתב ובשבירת פותחת של תיבות נחלקו בה ה"ר אלעזר מתיר והר"י אוסר ומיהו ע"י נכרי יש להקל ע"כ ושבקרקע כגון דלת של בור שקשור בו בחבל יכול להתירו דלאו קשר של קיימא הוא שהרי עומד להתיר אבל לא מפקיע וחותך משום סתירה אסור לחתוך שפופרת וליתנה בנקב שבחבית כדי שיקלח היין היתה חתוכה כבר מותר ליתנה אפילו לא נתנה שם מעולם וכ"ש שמותר להחזירה אם היתה שם ונפלה: עלה של הדס אם הוא קטום ויש לו הרבה מהם קטומים מותר ליתנו בנקב במקום מרזב כדי שיקלח היין: ואם אין לו אלא אחד אפי' אם קטום ועומד אסור ליתנו שם: אסור ליתן שעוה או שמן שהוא עב בנקב החבית מפני שהוא ממרח: חבית שנקבה והיין יוצא ממנו אסור ליתן בו בד של שום לסותמו ואם הוא מערים ואמר שנותנו שם להצניעו אסור לאיניש דעלמא ולצורבא מרבנן שרי:
Il n’y a pas d’interdit de construction ni de démolition pour les ustensiles. Cela n’est vrai que lorsqu’il ne s’agit pas d’une construction véritable : ainsi un tonneau brisé dont on a recollé les tessons avec de la poix, on peut le briser pour prendre ce qu’il contient, à condition de ne pas viser à y percer un trou bien fait qui lui serve d’ouverture ; car alors on façonnerait un ustensile (mataken mana). Mais s’il est entier, il est interdit même de le briser. Même un simple trou, il est interdit d’en percer un à neuf. Même s’il y a déjà un trou nouveau et qu’on vienne l’élargir, c’est interdit. S’il y avait un trou et qu’il ait été bouché : s’il est au-dessous des lies, il est interdit de l’ouvrir, car étant en bas et tout le poids du vin pesant dessus, il faut un bouchage solide, et cela compte comme ouvrir à neuf. Au-dessus des lies, il est permis de l’ouvrir. Il est permis d’abattre le sommet du bouchon d’un coup d’épée, car on n’a pas l’intention d’aménager une ouverture, puisqu’on enlève tout son sommet. Mais le percer sur le côté, même avec une lance qui fait un grand trou et ne ressemble pas à une ouverture, est interdit : on vise certainement une ouverture, puisqu’on n’enlève pas son sommet. Cela n’est dit que pour le côté ; mais par le haut, il est permis de le percer, car on n’a pas l’intention d’une ouverture : on n’a pas l’habitude de faire une ouverture par le haut, à cause de la poussière et des cailloux qui y tomberaient. Du côté, c’est interdit, car on vise une ouverture, comme on l’a expliqué. Les sceaux des ustensiles, comme un coffre, une caisse ou une armoire dont le couvercle est lié par une corde : on peut dénouer la corde, la couper au couteau, ou défaire sa tresse. Le Rav Perets a écrit : mais les chevilles avec lesquelles on les ferme, il est interdit de les retirer, car c’est comme une construction véritable. Mon maître et père le Roch z"l a écrit : cela n’est permis que pour un lien de corde et ce qui y ressemble ; mais un loquet de bois ou de métal, il est interdit de le rompre ou de le briser, car même s’agissant d’un ustensile il y a construction véritable et démolition véritable. Dans le Semak il est écrit : quant à briser le loquet des coffres, le Rav Eléazar le permet et le Ri l’interdit ; toutefois par l’intermédiaire d’un non-juif on peut être indulgent. Quant à ce qui est fixé au sol, comme la porte d’une citerne liée par une corde : on peut la dénouer, car ce n’est pas un nœud permanent, puisqu’il est destiné à être dénoué ; mais on ne rompt pas et on ne coupe pas, à cause de la démolition. Il est interdit de couper un chalumeau et de le placer dans le trou du tonneau pour que le vin s’écoule. S’il était déjà coupé, il est permis de le placer, même s’il n’y avait jamais été mis ; et à plus forte raison il est permis de le remettre s’il y était et qu’il soit tombé. Une feuille de myrte : si elle est déjà coupée et qu’on en a beaucoup de déjà coupées, il est permis de la mettre dans le trou en guise de gouttière pour que le vin s’écoule. Si l’on n’en a qu’une seule, même déjà coupée et prête, il est interdit de l’y mettre. Il est interdit de mettre de la cire ou de l’huile épaisse dans le trou du tonneau, parce qu’on lisse (memareach). Un tonneau percé dont le vin s’échappe : il est interdit d’y mettre une gousse d’ail pour le boucher. S’il use d’une ruse (haaraama) et dit qu’il la met là pour la ranger, c’est interdit à l’homme du commun et permis à un érudit.