Nœud à durer toujours : passible de ’hatat pour nouer et dénouer. Nœud de sept jours : exempt mais interdit. Dénoué chaque jour, ou besoin de mitsva : permis. Corde de tisserand, seau, aniva, lanières.
כל קשר העומד להתקיים לעולם חייבין חטאת על קשירתו והתרתו בין אם הוא של אומן או של הדיוט והעומד להתקיים ז' ימים פטור אבל אסור ולצורך מצוה כגון שקושר למדוד שיעור אחד משיעורי התורה מותר לכתחלה ושעומד להתיר בכל יום מותר לכתחלה וכתוב בספר התרומה רצועות שקושרין באבנט ואין מתירין אותו אלא כשמחליפין המכנסים אסור לקושרן בשבת רצועות שבבגד שעל הכתף שמהדקין בהן הבגד שיצאו אסור להחזירם חיישינן שמא יקשור. מתירין בית הצואר מקשר שקשרו כובס שאינו קשר של קיימא אבל אין פותחים אותו מחדש דמתקן מנא הוא: קושרין דלי לבור אף בחבל ולא חיישינן שמא יבטלנו שם ויהיה של קיימא והוא שיהיה חבל של גרדי אבל חבל דעלמא לא ועניבה מותר אף בחבל דעלמא דלאו קשירה הוא קושרין חבל בפני הפרה בשביל שלא תצא אפי' בב' ראשי הפתח ולא חיישינן שמא יתיר ראש האחד ויוציאנה דרך שם ויניח ראש הב' קשור: מטלטלין חבל גרדי לקושרו באבוס ובפרה ולא חיישינן שמא יתיר ראש האחד ויניח השני קיים אבל חבל דעלמא לא:
Tout nœud destiné à durer toujours rend passible d’un sacrifice ’hatat pour l’avoir noué et pour l’avoir dénoué, qu’il soit d’artisan ou de profane. Celui qui est destiné à durer sept jours : on est exempt, mais c’est interdit. Pour un besoin de mitsva — par exemple nouer afin de mesurer l’une des mesures de la Torah — c’est permis lekhathila. Celui qui est destiné à être dénoué chaque jour est permis lekhathila. Il est écrit dans le Séfer haTerouma : les lanières que l’on noue à la ceinture et que l’on ne dénoue que lorsqu’on change le pantalon, il est interdit de les nouer le Chabbat. Les lanières du vêtement porté sur l’épaule, par lesquelles on serre le vêtement : si elles sont sorties, il est interdit de les remettre, de crainte que l’on ne noue. On dénoue l’encolure d’un nœud que le blanchisseur a noué, car ce n’est pas un nœud permanent ; mais on ne l’ouvre pas à neuf, car ce serait réparer un ustensile. On noue un seau au puits, même avec une corde, et l’on ne craint pas que l’on le laisse là et que le nœud devienne permanent — à condition que ce soit une corde de tisserand ; mais une corde ordinaire, non. Une aniva (nœud en boucle) est permise même avec une corde ordinaire, car ce n’est pas un nouage. On noue une corde devant la vache pour qu’elle ne sorte pas, même aux deux extrémités de l’ouverture, et l’on ne craint pas que l’on dénoue une extrémité, que l’on fasse sortir la bête par là et que l’on laisse l’autre extrémité nouée. On déplace une corde de tisserand pour la nouer à la mangeoire et à la vache, et l’on ne craint pas que l’on dénoue une extrémité et que l’on laisse l’autre en place ; mais une corde ordinaire, non.