On ne monte pas dans un arbre le Chabbat, vert ou sec ; l’arbre sec est permis aux jours de chaleur s’il n’a ni fruits ni branches détachables. Descente selon shogeg ou mezid. Puits, fosse et grotte permis. Racines à trois téfa'him. Marche sur l’herbe permise ; se laver les mains dessus interdit (pessik reisha). Herbes sur un ustensile et pot non percé. Sentir le hadas attaché ; interdiction de sentir un fruit comestible encore attaché.
אין עולין באילן בין לח בין יבש וה"מ בימות הגשמים שאין ניכר בין לח בין יבש אבל בימות החמה שניכר שהוא יבש מותר והוא שאין בו לא פירות ולא ענפים שיוכל להסירם: עלה מבע"י כדי לירד וחשכה או שעלה בשוגג משחשיכה ירד במזיד לא ירד אבל בור שיח ומערה מטפס ויורד מטפס ועולה אפי' עמוק מאה אמה ולא חיישינן שמא יעקור מן הקרקע במתכוין: שרשי אילן הגבוהים מן הארץ ג' טפחים אסור להשתמש בהן פחות מכן מותר להשתמש בהן דכקרקע חשיבי ואם באין מלמעלה ויורדין למטה במקום שגבוהין ג' אסורין ובמקום שאין גבוהים ג' מותרין היו גבוהין שלש וחלל תחתיהן אע"פ שצד אחד שוה לארץ כגון שהקרקע גבוה אצלם מצד אחד אסורין כיון שג' צדיהן נראין: מותר לילך על גבי עשבים בין לחים בין יבשים כיון שאינו מכוין לתלוש אבל האוכלים בגנות אסור להם ליטול ידיהם על העשבים שמשקין אותן אע"פ שאינן מכוונין פסיק רישיה הוא אבל מותרים להטיל בהם מי רגלים או שאר משקין שאינם מצמיחין: עשבים שעלו על אוזן הכלי מלחות הכלי חשובין כמחוברין והתולשן חייב עשבים ששתלן בטיט לחה אם מקצתן מגולין יכול להוציאן בשבת אע"פ שלא הוציאן תחילה בחול ואסור לתלוש אפילו מעציץ שאינו נקוב צינור שעלו בו קשקשין ממעכן ברגליו בשבת בצינעה הדס מחובר יכול להריח בו שאין הנאתו אלא להריח וזה יכול לעשות במחובר אתרוג ותפוח וכל דבר הראוי לאכילה אסור להריח בו במחובר שמא יקוץ אותו לאכלו:
On ne monte pas dans un arbre, qu'il soit vert ou sec. Cela s'entend aux jours de pluie, où l'on ne distingue pas le vert du sec ; mais aux jours de chaleur, où il est reconnaissable qu'il est sec, c'est permis, à condition qu'il n'y ait ni fruits ni branches que l'on puisse en détacher. S'il est monté tandis qu'il faisait encore jour, afin de redescendre, et que la nuit soit tombée, ou s'il est monté shogeg (par erreur) une fois la nuit tombée, il descendra ; mezid (volontairement), il ne descendra pas. Mais d'un puits, d'une fosse et d'une grotte, on grimpe et l'on descend, on grimpe et l'on monte, même s'il est profond de cent coudées ; et l'on ne craint pas qu'il arrache de la terre à dessein. Les racines d'un arbre élevées de trois téfa'him au-dessus du sol : il est interdit de s'en servir ; moins que cela, il est permis de s'en servir, car on les tient pour le sol même. Si elles viennent d'en haut et redescendent : à l'endroit où elles sont élevées de trois, elles sont interdites ; à l'endroit où elles ne sont pas élevées de trois, elles sont permises. Si elles étaient élevées de trois et qu'il y ait un vide sous elles, même si un côté est de niveau avec le sol — par exemple si le terrain est élevé près d'elles d'un côté —, elles sont interdites, puisque trois de leurs côtés sont apparents. Il est permis de marcher sur des herbes, vertes ou sèches, puisqu'on n'a pas l'intention de les arracher. Mais ceux qui mangent dans les jardins n'ont pas le droit de se laver les mains sur les herbes, car on les arrose : bien qu'ils n'en aient pas l'intention, c'est un pessik reisha. Ils ont toutefois le droit d'y répandre de l'urine ou d'autres liquides qui ne font pas pousser. Des herbes poussées sur le rebord d'un ustensile par l'humidité de l'ustensile sont tenues pour attachées, et celui qui les arrache est passible. Des herbes plantées dans de la boue humide : si une partie en est à découvert, on peut les retirer le Chabbat, même si on ne les a pas d'abord retirées en semaine. Il est interdit d'arracher même d'un pot non percé. Un conduit où se sont amassés des débris : on les écrase du pied le Chabbat, discrètement. Un hadas attaché : on peut le sentir, car son usage n'est que de sentir, et cela se peut faire tandis qu'il est attaché. Un etrog, une pomme et toute chose propre à être mangée : il est interdit de les sentir tandis qu'ils sont attachés, de crainte qu'on ne les coupe pour les manger.