Cloison non faite pour habiter : autorise le transport jusqu’à deux séa seulement. Arbre aux branches basses, tertre complété, cloison spontanée ou faite le Chabbat (shogeg / mezid), bateau, cloisons d’ustensiles, d’aliments, d’animaux ou d’hommes. Parouts keomed. Forme de portail : définition, signe de gond, et limites (cour et ruelle vs plaine).
כל מחיצה שלא נעשית לדור בתוכה אלא לצניעות או לשמור מה שיתנו בתוכה או לישב בה כדי לשמור השדות הויא מחיצה להתיר לטלטל בתוכו אבל לא הויא מחיצה לעשות מה שבתוכה מוקף לדירה אם הוא יותר מסאתים הלכך אילן שענפיו יורדין למטה אם אינן גבוהין ג' מן הארץ ועיקרן במקום שמחוברים לאילן הוא גבוה י' חשוב מחיצה ומותר לטלטל בכולו והוא שימלא האויר שבין הענפים בעצים או בקש ויקשור הענפים שלא ינידם הרוח שכל מחיצה שאינה יכולה לעמוד ברוח מצויה אינה מחיצה ודוקא עד בית סאתים אבל יותר מסאתים לא אפילו אם נטעו לכך כיון שאינו עשוי לדור בתוכו אלא להסתופף בצלו לשמור השדות: תל שגבוה ה' והשלימו לי' שעשה עליו מחיצה גבוה ה' חשיב מחיצה לטלטל ולכל דבר מחיצה העומדת מאליה פי' שלא נעשית לשם מחיצה כשרה אפילו נעשית בשבת שלא סמכו עליה מאתמול והני מילי שנעשית בשבת בשוגג אבל במזיד הויא מחיצה להחמיר לחייב הזורק מר"ה לתוכה אבל לא להתיר לטלטל בתוכה. וה"מ שלא היה שם מחיצה תחלה אבל היתה שם והוסרה וחזרה ונעשית אפילו במזיד חזרה להיתירה הראשון כגון ב' או ג' שהקיפו במחצלאות סביבותיהן ברה"י והבדילו גם ביניהם במחצלאות ועירבו יחד ומתירין לטלטל מזה לזה ונגללו המחצלאות בשבת נאסרו חזרו ונפרשו אפילו במזיד חזרו להיתירן הראשון ספינה מותר לטלטל בכולה אפילו יותר מסאתים דחשיבא מוקפת לדירה. כפאה לדור תחתיה הוי רה"י עליה כפאה לזפתה לא הוי רה"י עליה בכל עושין מחיצה בכלים ובאוכלין בין של ערב לבד כגון של חבלים או של שתי לבד כגון קנים נעוצין בארץ ומותר עד סאתים אפילו ליחיד בישוב ובלבד שלא יהא בין חבל לחבירו ובין קנה לחבירו ג"ט ואפילו בבעלי חיים ובלבד שיהו כפותים ואפילו באנשים שעומדים זה אצל זה בפחות משלשה ואפילו כשהם מהלכים חשובין מחיצה וביניהן רשות היחיד והוא שלא ידעו שהועמדו שם לשם מחיצה ואפילו אם לא הודיעם שעושה מהם מחיצה עתה אם קרוב הדבר שידעו כגון שעשה מהם מחיצה פעם אחרת לא יעשה בהם מחיצה עוד פרוץ כעומד מותר בין בשתי בין בערב ובלבד שלא יהא במקום אחד פרוץ יותר מעשרה אבל עד עשרה מותר מפני שהוא כפתח ואם עשה צורת הפתח אפילו לפרצה יתירה מעשרה מותר וכתב הרמב"ם ז"ל ובלבד שיהא עומד מרובה על הפרוץ ור"י פי' אפילו לא נעץ אלא ד' קונדיסין בארבע רוחות ועשה צורת הפתח על גביהן שרי וה"מ בחצר ומבוי שיש בהם דיורין אבל בבקעה שבא לעשות היקף לטלטל בתוכו לא מהני ודוקא כשכל ד' הרוחות ע"י צורת הפתח בהא אמרינן דלא מהני בבקעה אבל היה ההיקף כתיקונו אלא שיש בו פרצות יותר מעשר מהני ביה צורת הפתח אפילו אם הפרוץ מרובה: ומהו צורת הפתח קנה מכאן וקנה מכאן וקנה על גביהם אפילו אינו נוגע בהן כגון שהגביהו למעלה מהן הרבה רק שיהא גובה הקנים י' ויהיו מכוונים כנגד קנה העליון ואם חיבר הקנה העליון לשני הקנים מצדיהן לא מהניא וצריך שיהיו הקנים חזקים לקבל דלת ומיהו אפי' אינן יכולין לקבל אלא דלת כל שהוא כגון של קש או של קנים סגי וצריך שיעשה לה היכר ציר:
Toute cloison qui n'a pas été faite pour y habiter, mais pour la pudeur, ou pour garder ce que l'on y mettra, ou pour s'y asseoir afin de garder les champs, est une cloison pour permettre d'y transporter ; mais ce n'est pas une cloison pour rendre ce qui est à l'intérieur moukaf ledira (enclos pour y habiter) s'il dépasse deux séa. Dès lors, un arbre dont les branches descendent vers le bas : si elles ne sont pas hautes de trois téfa'him au-dessus du sol, et que leur origine, à l'endroit où elles tiennent à l'arbre, est haute de dix, cela compte comme cloison et l'on peut transporter dans tout [l'espace]. Encore faut-il remplir l'air entre les branches avec du bois ou de la paille et lier les branches pour que le vent ne les agite pas : toute cloison qui ne peut pas tenir devant un vent habituel n'est pas une cloison. Et seulement jusqu'à une superficie de deux séa ; au-delà de deux séa, non — même si on l'a planté pour cela, puisqu'il n'est pas fait pour y habiter, mais pour s'abriter à son ombre afin de garder les champs. Un tertre haut de cinq, qu'on a complété à dix en y faisant une cloison haute de cinq, compte comme cloison pour transporter et pour toute chose. Une cloison qui se tient d'elle-même — c'est-à-dire qui n'a pas été faite à titre de cloison — est valide, même si elle a été faite le Chabbat sans qu'on s'en soit prévalu la veille. Cela vaut si elle a été faite le Chabbat shogeg (par erreur) ; mais mezid (volontairement), c'est une cloison pour aggraver — pour rendre passible celui qui jette du domaine public (r''h) à l'intérieur — mais non pour permettre d'y transporter. Cela vaut s'il n'y avait pas de cloison auparavant. Mais s'il y en avait une, qu'on l'a ôtée puis refaite, même mezid, elle revient à son premier statut permis. Par exemple : deux ou trois qui ont entouré [leur emplacement] de nattes autour d'eux dans un domaine privé (r.h.y.), ont aussi séparé entre eux par des nattes, ont fait érouv ensemble et se permettent de transporter de l'un à l'autre ; les nattes se sont enroulées le Chabbat : ils sont interdits ; on les a redéployées, même mezid : elles reviennent à leur premier statut permis. Un bateau : on peut transporter dans tout [son espace], même plus de deux séa, car on le considère moukaf ledira. Si on l'a renversé pour habiter dessous, c'est un domaine privé aussi dessus ; si on l'a renversé pour le goudronner, ce n'est pas un domaine privé dessus. On fait une cloison avec tout : ustensiles et aliments, que ce soit de trame seulement — par exemple de cordes — ou de chaîne seulement — par exemple des roseaux fichés en terre. C'est permis jusqu'à deux séa, même pour un particulier en lieu habité, pourvu qu'il n'y ait pas trois téfa'him d'une corde à l'autre et d'un roseau à l'autre. Même avec des êtres vivants, pourvu qu'ils soient liés. Même avec des hommes qui se tiennent l'un près de l'autre à moins de trois, et même lorsqu'ils marchent : ils comptent comme cloison, et entre eux c'est un domaine privé — à condition qu'ils ne sachent pas qu'on les a placés là à titre de cloison. Même si on ne leur a pas fait savoir qu'on fait d'eux une cloison maintenant, si la chose est proche qu'ils le sachent — par exemple si l'on a déjà fait d'eux une cloison une autre fois — on n'en fera plus une cloison. Parouts keomed (brèche égale au plein) est permis, que ce soit en chaîne ou en trame, pourvu qu'en un seul endroit la brèche ne dépasse pas dix ; mais jusqu'à dix c'est permis, car c'est comme une porte. Si l'on a fait une forme de portail (tsourat hapéta'h), même pour une brèche de plus de dix, c'est permis. Le Rambam z"l a écrit : à condition que le plein l'emporte sur la brèche. Ri a expliqué : même si l'on n'a fiché que quatre poteaux aux quatre vents et qu'on a fait une forme de portail au-dessus, c'est permis. Cela vaut pour une cour et une ruelle où il y a des habitants ; mais dans une plaine où l'on vient faire un enclos pour y transporter, cela n'aide pas. Et seulement lorsque les quatre vents sont [fermés] par forme de portail : c'est en ce cas que l'on dit que cela n'aide pas dans une plaine. Mais si l'enclos était en règle, sauf qu'il y a des brèches de plus de dix, la forme de portail y aide, même si la brèche l'emporte. Qu'est-ce qu'une forme de portail ? Un roseau d'ici, un roseau de là, et un roseau par-dessus. Même s'il ne les touche pas — par exemple qu'on l'a beaucoup élevé au-dessus d'eux — pourvu que la hauteur des roseaux soit de dix et qu'ils soient alignés vis-à-vis du roseau supérieur. Si l'on a attaché le roseau supérieur aux deux roseaux par leurs côtés, cela n'aide pas. Il faut que les roseaux soient assez solides pour recevoir une porte ; toutefois, même s'ils ne peuvent recevoir qu'une porte quelconque, par exemple de paille ou de roseaux, cela suffit. Et il faut y faire un signe de gond.