Une pièce donnée au boulanger « pour avoir part » n'acquiert pas l'érouv, car l'argent n'opère pas l'acquisition. Le mandat « fais-moi un érouv », un ustensile remis en kinyan, le transfert par un tiers, l'achat au marché ou la même demande faite à un maître de maison sont valables.
הנותן מעה לנחתום ואמר לו אם יבואו בני החצר לקנות ממך ככר לעירוב זכה לי בעירוב שיהיה לי חלק עמהם בשביל מעה זו אינו עירוב אפילו אם זיכה החנוני לכולם וזיכה גם לזה עמהם אינו עירוב לזה שלא כיון לזכות לו במתנת חנם אלא בשביל מעה שנתן לו ומעות אינן קונות נמצא שאין לו חלק בעירו' אבל אם אמר לו ערב לי קנה עירוב שהרי עשאו שליח לערב לו בענין שיועיל וכיון שא"א להיות לו עירוב אלא א"כ יזכה לו כמו לאחרים הוי כאילו אמר שיזכה לו כמו לאחרים ואפילו אם אמר זכה לי אם נתן לו כלי בתורת קנין שיקנה לו בו קנה עירוב שאז נקנית לו הפת וכן אם זיכה לו הנחתום על יד אחר או שקנה במעה שנתן לו לחם מן השוק קנה עירוב ואם נתן מעה לבע"ה ואמר לו זכה לי בעירוב קנה עירוב לפי שאין דרך בע"ה למכור משלו ולדעת שיקנה לו במעותיו אמר לו וכאילו אמר לו ערב לי שעשאו שליח לערב וחזקה שליח עושה שליחותו:
Celui qui donne une pièce au boulanger et lui dit : « Si les gens de la cour viennent t'acheter un pain pour l'érouv, fais-moi acquérir une part dans l'érouv afin que j'aie part avec eux grâce à cette pièce », cela n'est pas un érouv. Même si le boutiquier a fait acquérir à tous et a fait acquérir aussi à celui-ci avec eux, ce n'est pas un érouv pour celui-ci : il n'a pas eu l'intention de lui faire acquérir à titre de don gratuit, mais seulement à cause de la pièce qu'il lui a donnée, et l'argent n'acquiert pas ; il n'a donc pas de part dans l'érouv. Mais s'il lui a dit : « Fais-moi un érouv », il a acquis l'érouv, car il l'a constitué mandataire pour lui faire un érouv d'une manière efficace. Or on ne peut avoir d'érouv que s'il lui fait acquérir comme aux autres ; c'est donc comme s'il lui avait dit de lui faire acquérir comme aux autres. Même s'il a dit : « Fais-moi acquérir », s'il lui a donné un ustensile à titre d'acte d'acquisition afin qu'il acquière pour lui par ce moyen, il a acquis l'érouv : le pain lui est alors acquis. De même, si le boulanger lui a fait acquérir par l'intermédiaire d'un autre, ou s'il a acheté avec la pièce qu'on lui a donnée du pain au marché, il a acquis l'érouv. S'il a donné une pièce à un maître de maison et lui a dit : « Fais-moi acquérir une part dans l'érouv », il a acquis l'érouv. Car ce n'est pas la manière d'un maître de maison de vendre du sien ; et, sachant qu'il entend qu'il acquière pour lui avec son argent, il lui a parlé ainsi : c'est comme s'il lui avait dit « Fais-moi un érouv », le constituant mandataire pour faire l'érouv. Et la présomption est que le mandataire accomplit son mandat.