Qui sort du tehoum, même d’une coudée, n’est plus comme les gens de la ville et n’a que quatre coudées. Exceptions : un pied encore dedans ; Chabbat tombant hors du tehoum (seulement ses deux mille) ; sortie sans le savoir (méhitsa d’hommes) ; oness puis retour ; enclos ou navire ; fruits ramenés.
מי שיצא חוץ לתחום אפי' אמה אחת לא יכנס להיות כבני העיר ואין לו אלא ד' אמותיו רגל אחת בפנים ורגל אחת בחוץ יכנס: מי שקידש עליו היום בע"ש והוא חוץ לתחום אפילו אמה אחת לא יכנס להיות כבני העיר אלא עד סוף אלפים שלו: מי שיצא חוץ לתחום שלא לדעת מותר לעשות לו מחיצה של בני אדם שעירבו לאותו רוח ויכולין לילך שם ויעשו סביביו כמו מחיצה ויכנס ביניהם והוא שלא ידעו אותם שנעשית בהם המחיצה שלשם כך נקראו אבל אם יצא לדעת אסור ואפילו הוציאוהו עכו"ם או רוח רעה או שאר כל אונס אין לו אלא ד"א החזירוהו כאילו לא יצא וכל העיר לו כד"א ואלפים לכל רוח נתנוהו עכו"ם או שיצא באונס ונכנס בדיר או סהר שהוא מוקף מחיצות מהלך את כולו דכיון שהוא מוקף מחיצות חשוב כולו כד"א וכן מי שהפליגה ספינתו בים מהלך את כולה כיון שהיא מוקפת יצא לדעת והחזירוהו עכו"ם אין לו אלא ד"א וכ"ש חזר לדעת אפי' הוציאוהו עכו"ם ומיהו כל העיר כולה כד"א אפילו יצא לדעת וחזר לדעת: פירות שהוציאם חוץ למקומם והוחזרו אפילו במזיד הרי הן כבתחלה וכל העיר כד"א להם ויש להם אלפים לכל רוח וכ"ז שלא הוחזרו והם חוץ למקומן אם הוציאם בשוגג מותרין במזיד אסור לטלטלם חוץ לד' אמותיו ואסור לאוכלם אפילו לאחר שלא הוציאם:
Celui qui est sorti hors du tehoum, même d’une seule coudée, n’entre pas pour être comme les gens de la ville ; il n’a que ses quatre coudées. Un pied au-dedans et un pied au-dehors : il entre. Celui sur qui le jour s’est sanctifié le vendredi soir alors qu’il est hors du tehoum, même d’une seule coudée, n’entre pas pour être comme les gens de la ville, mais seulement jusqu’au bout de ses deux mille [coudées]. Celui qui est sorti hors du tehoum sans le savoir : on peut lui faire une méhitsa d’êtres humains qui ont fait érouv vers ce côté-là et qui peuvent y aller ; ils se tiennent autour de lui comme une méhitsa, et il entre parmi eux — à condition que ceux dont on fait la méhitsa ne sachent pas qu’on les a appelés pour cela. Mais s’il est sorti sciemment, c’est interdit. Même si des idolâtres l’ont fait sortir, ou un mauvais esprit, ou tout autre oness (contrainte), il n’a que quatre coudées. S’ils l’ont ramené, c’est comme s’il n’était pas sorti : toute la ville compte pour lui comme quatre coudées, et deux mille de chaque côté. Si des idolâtres l’ont déposé, ou s’il est sorti par oness et qu’il est entré dans un dir (parc à menu bétail) ou un sahar (parc à gros bétail) entouré de méhitsot, il parcourt le tout : dès lors qu’il est entouré de méhitsot, le tout compte comme quatre coudées. De même, celui dont le navire a pris le large en mer parcourt le navire tout entier, puisqu’il est entouré. S’il est sorti sciemment et que des idolâtres l’ont ramené, il n’a que quatre coudées ; à plus forte raison s’il est revenu sciemment, même si des idolâtres l’avaient fait sortir. Toutefois, toute la ville entière compte comme quatre coudées, même s’il est sorti sciemment et qu’il est revenu sciemment. Des fruits qu’on a sortis hors de leur lieu et qu’on a ramenés, même mezid (volontairement), sont comme au début : toute la ville compte pour eux comme quatre coudées, et ils ont deux mille [coudées] de chaque côté. Tant qu’ils n’ont pas été ramenés et qu’ils sont hors de leur lieu : si on les a sortis shogeg (par erreur), ils sont permis ; mezid, il est interdit de les déplacer hors de ses quatre coudées, et il est interdit de les manger, même pour un autre qui ne les a pas sortis.