Érouv pour tous les habitants de la ville : ration de deux repas par personne, acquisition par un tiers apte, notification de jour. Les conditions (quel Chabbat, quelle direction du sage, laquelle des personnes) restent valides même tranchées après la tombée de la nuit.
המערב לרבים אומר הרי עירוב זה בשביל כל בני העיר ובלבד שיהא בו מזון שתי סעודות לכל אחד וכל מי שירצה יסמוך עליו וצריך לזכות להם ע"י אחר הראוי לכך כמו שפירשנו בעירובי חצרות וצריך להודיעם וכל מי שהודיעו מבעוד יום אפילו לא גמר בלבו לסמוך עליו מבעוד יום אלא לאחר שחשכה הוי עירוב אבל אם לא הודיעו מבעוד יום אינו יכול לסמוך עליו לאחר שתחשך וכן נמי מי שהניח עירוב לכל שבתות השנה ואמר איזה מהם שארצה אלך ואסמוך עליו אע"פ שלא גמר בלבו עד למחר יכול לסמוך עליו וכן מי ששמע שיש לחכם לבא ואינו יודע לאיזו רוח והניח ב' עירובין ואמר לאותו צד שיבא החכם יקנה לי עירוב לרוח שבא לו החכם קונה לו או אם אמר אם לא יבא כלל אהיה כבני עירי או אם יבאו שנים למקום שארצה אלך הכל לפי תנאו וכן אם אומר לשנים או לג' הריני מערב על איזה מהם שארצה אע"פ שלא בירר את מי רצה עד שהחשיך הוי עירוב:
Celui qui fait un érouv pour le public dit : « Voici que cet érouv est pour tous les habitants de la ville », pourvu qu’il y ait en lui la nourriture de deux repas pour chacun, et quiconque le voudra pourra s’appuyer sur lui. Il faut leur en faire l’acquisition par l’intermédiaire d’un autre qui y est apte, comme nous l’avons expliqué pour les érouvei hatsérot. Il faut les en informer. Quiconque a été informé de jour — même s’il n’a pas décidé dans son cœur de s’appuyer sur cet érouv de jour, mais seulement après la tombée de la nuit — l’érouv est valable. Mais si on ne l’a pas informé de jour, il ne peut s’appuyer dessus après la tombée de la nuit. De même, celui qui a posé un érouv pour tous les Chabbatot de l’année et a dit : « Celui d’entre eux que je voudrai, j’irai et je m’appuierai dessus » : bien qu’il n’ait décidé dans son cœur que le lendemain, il peut s’appuyer dessus. De même, celui qui a entendu qu’un sage doit venir et ne sait pas de quelle direction, et qui a posé deux érouvs et a dit : « Du côté d’où viendra le sage, que l’érouv m’acquière » — dans la direction d’où le sage lui est venu, l’érouv prend effet pour lui. Ou s’il a dit : « S’il ne vient pas du tout, je serai comme les gens de ma ville », ou : « S’il en vient deux, j’irai au lieu que je voudrai » — le tout selon sa condition. De même s’il dit à deux ou à trois : « Je fais un érouv sur celui d’entre eux que je voudrai » : bien qu’il n’ait pas désigné celui qu’il voulait jusqu’à la tombée de la nuit, l’érouv est valable.