On ne décrète pas de jeûne public à Roch Hodech, Hanouka et Pourim ; si le jeûne communautaire a déjà commencé avant Roch Hodech, on le poursuit jusqu’au bout. Le vœu d’un particulier que Roch Hodech interrompt est caduc et se délie par un sage ; s’il n’était qu’une simple acceptation de jeûne, le Ramban n’exige même pas de déliaison.
ואסור בתענית דתנן אין גוזרין תענית על הצבור בראשי חדשים חנוכה ופורים ואם התחילו שגזרו להתענות כך וכך ימים והתחילו בהם קודם ר"ח אפילו יום אחד אין מפסיקין ומתענים ומשלימין ויחיד שקיבל עליו תענית כך וכך ימים ופגע בו ר"ח נדרו בטל וצריך התרת חכם ויפתח לו בחרטה שיאמר לו אילו נתת אל לבך ר"ח לא היית נודר וכתב הרמב"ן ודוקא דאפקיה בלשון הרי עלי שהוא לשון נדר אבל אפקיה בלשון קבלת תענית בעלמא אינו חמור כשאר נדר ואפילו היתר אינו צריך גרסינן בירושלמי בכל מתענין חוץ משבתות וימים טובים וראשי חדשים וחולו של מועד:
Il est aussi interdit d’y jeûner. Nous avons appris : on ne décrète pas de jeûne sur le tsibbour à Roch Hodech, à Hanouka et à Pourim. Mais s’ils ont commencé — c’est-à-dire qu’ils ont décrété de jeûner un certain nombre de jours et qu’ils ont commencé ces jours avant Roch Hodech, ne fût-ce qu’un seul jour — on n’interrompt pas : on jeûne et l’on mène le jeûne à son terme. Un yahid qui a accepté sur lui un jeûne de tel et tel nombre de jours, et que Roch Hodech survient au milieu, son vœu est caduc ; il a besoin de la déliaison d’un sage, qui lui ouvrira la déliaison par le regret en lui disant : « Si tu avais eu Roch Hodech à l’esprit, tu n’aurais pas fait de vœu. » Le Ramban a écrit : cela ne vaut que s’il l’a formulé par « hareï alaï » (« voici que cela m’incombe »), qui est un langage de vœu. Mais s’il l’a formulé par une simple acceptation de jeûne, ce n’est pas aussi grave qu’un vœu ordinaire, et il n’a même pas besoin d’héter. Nous lisons dans le Yerouchalmi : on peut jeûner tous les jours, hormis les Chabbatot, les Yom Tov, les Roch Hodech et Hol Hamoed.