Le hamets est interdit de par la Torah à partir de la sixième heure du 14 nissan ; les Sages ont avancé l’interdit de deux heures. De par la Torah l’annulation dans le cœur suffit, mais les Sages ont exigé de sortir le hamets et de le rechercher à la lumière de la chandelle, la nuit dont le lendemain est le 14. On ne commence ni travail, ni repas, ni étude avant la recherche ; même si l’on a déjà commencé à étudier, on s’interrompt.
כתיב שבעת ימים שאור לא ימצא בבתיכם וכתיב אך ביום הראשון תשביתו שאור מבתיכם ודרשו חכמים דהאי יום ראשון הוא יום שלפני שבעת הימים והוא י"ד בניסן שאז הוא אסור מן התורה ולא כולו אלא מו' שעות ולמעלה כאשר דרשו ממדרש הפסוקים אלא שחכמים הוסיפו לאוסרו עוד שתי שעות קודם ומדאורייתא בביטול בעלמא סגי שיבטלנו בלבו ויחשבנו כאילו הוא עפר בעלמא ואז אינו עובר עליו אלא שחכמים הצריכו להוציא מן הבית לפי שאדם רגיל בו כל השנה וחשו שמא יבא לאוכלו אם ישאר בבית והצריכו עוד לבדוק אחריו בחורין ובסדקין ובכל המקומות שדרך להשתמש שם חמץ ומצאו להם סמך מן הפסוק שבדיקה זו תהיה לאור הנר דכתיב אחפש ירושלים בנרות ומפני זה אמרו ליל י"ד בודקין את החמץ לאור הנר פי' לילה שמחרתו יהיה י"ד דכיון שצריך לבדוק לאור הנר צריך לבדוק בלילה שאז אורו מבהיק וגם היא שעה ידועה שכל אדם מצוי אז בביתו ולכן יזהר כל אדם שלא יתחיל בשום מלאכה ולא יאכל עד שיבדוק ואפילו אם יש לו עת קבוע ללמוד לא ילמוד עד שיבדוק וכתב ה"ר יונה שאם התחיל ללמוד מבעוד יום שאין צריך להפסיק ונ"ל דכיון שהטעם משום שלא יטריד בלימודו וישכח מלבדוק אין חילוק ואפילו אם התחיל כבר פוסק:
Il est écrit : « Pendant sept jours, on ne trouvera pas de levain dans vos maisons », et il est écrit : « Mais dès le premier jour, vous ferez disparaître le levain de vos maisons. » Les Sages ont interprété que ce « premier jour » est le jour qui précède les sept jours : c’est le 14 nissan. Alors le hamets est interdit de par la Torah — non pas tout le jour, mais à partir de la sixième heure, comme ils l’ont déduit de l’interprétation des versets. Seulement, les Sages ont ajouté de l’interdire encore deux heures auparavant. De par la Torah, une simple annulation suffit : qu’on l’annule dans son cœur et qu’on le considère comme s’il n’était que de la poussière, et alors on ne transgresse pas à son égard. Mais les Sages ont exigé de le faire sortir de la maison, parce que l’homme en a l’habitude toute l’année, et ils ont craint qu’il n’en vienne à le manger s’il reste dans la maison. Ils ont encore exigé de le rechercher dans les trous et les fentes, et dans tous les endroits où l’on a coutume de se servir de hamets. Ils ont trouvé un appui dans le verset pour que cette recherche se fasse à la lumière de la chandelle, comme il est écrit : « Je fouillerai Jérusalem avec des lampes. » C’est pourquoi l’on a dit : la nuit du 14, on recherche le hamets à la lumière de la chandelle — c’est-à-dire la nuit dont le lendemain est le 14. Puisqu’il faut rechercher à la lumière de la chandelle, il faut rechercher la nuit, alors que sa lumière brille ; c’est aussi une heure connue où tout homme se trouve chez lui. C’est pourquoi chacun prendra garde de ne commencer aucun travail et de ne pas manger avant d’avoir recherché. Même s’il a une heure fixe d’étude, il n’étudiera pas avant d’avoir recherché. Rabbenou Yona a écrit que s’il a commencé à étudier tandis qu’il faisait encore jour, il n’a pas besoin d’interrompre. Mais il me semble que, puisque le motif est qu’il ne soit pas absorbé par son étude et n’oublie de rechercher, il n’y a pas de distinction : même s’il a déjà commencé, il s’interrompt.