On bénit « sur l’élimination du hamets » avant de rechercher, car la recherche est le début de l’élimination ; on annule aussitôt après. Pas de chehé’héyanou selon le Roch, car on s’appuie sur celle de la fête. Ne pas parler entre la bénédiction et le début ; ensuite la parole n’interrompt pas, mais lekhathila on s’abstient de propos oiseux. Une bénédiction suffit pour plusieurs maisons et pour les gens de la maison.
וקודם שיתחיל לבדוק יברך בא"י אמ"ה אקב"ו על ביעור חמץ שבדיקה זו תחלת ביעור ומיד (ס"א שמיד) אחר הבדיקה הוא מבטלו ובעל העיטור כתב איכא מאן דמברך שהחיינו דהא מזמן לזמן קאתי ואיכא מאן דאמר דלא בריך דהא לא קבע ליה זימנא דהא מפרש בים ויוצא בשיירא ודעתו לחזור אפילו מראש השנה צריך לבדוק ומסתברא רשות הוא ומאן דבעי מברך וא"א הרא"ש ז"ל כתב שאין מברך שהבדיקה היא לצורך הרגל וסמכינן אזמן דרגל וכתב עוד א"א הרא"ש ז"ל יש אומרים שאין לבודק לדבר עד שיגמור כל הבדיקה ויש מוסיפין עוד לומר שאם שח בדברים שלא מעין הבדיקה שצריך לחזור ולברך וכל זה איננו שוה לי אלא שיש ליזהר שלא לדבר בין הברכה לתחלת הבדיקה אבל משהתחיל לבדוק לא הוי שיחה הפסק מידי דהוה אישיבת סוכה והאדם המדבר בתוך סעודתו דלא הוי שיחה הפסק להצריך לחזור ולברך על ישיבת סוכה וברכת המוציא ומיהו לכתחלה טוב ליזהר שלא לעסוק בשיחה בטלה עד שיגמור כל הבדיקה כדי שישים אל לבו לבדוק בכל המקומות שמכניסין בו חמץ. ובברכה אחת יכול לבדוק כמה בתים ואם בעל הבית אינו יכול לטרוח ולבדוק בכל המקומות שבבית יעמיד כל בני ביתו אצלו בשעה שהוא מברך ויתפזרו לבדוק איש במקומו על סמך הברכה שבירך בעל הבית שעשרה שעושין מצוה אחת אחד מברך לכולם:
Avant de commencer à rechercher, on bénit : Béni sois-Tu, ה' notre Dieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses mitsvot et nous a prescrit l’élimination du hamets — car cette recherche est le commencement de l’élimination. Et aussitôt (autre version : car aussitôt) après la recherche, on l’annule. Le Baal HaItour a écrit : il y a qui récite « chehé’héyanou », car cela revient de temps en temps ; et il y a qui dit qu’on ne la récite pas, car aucun moment fixe ne lui a été assigné : en effet, celui qui s’embarque en mer ou part en caravane, s’il a l’intention de revenir, doit rechercher même dès Roch Hachana. Il est raisonnable que ce soit facultatif, et que quiconque le veut la récite. Mon maître mon père le Roch z"l a écrit qu’on ne la récite pas, car la recherche est pour le besoin de la fête, et l’on s’appuie sur le temps de la fête. Il a encore écrit, mon maître mon père le Roch z"l : certains disent que le chercheur ne doit pas parler jusqu’à ce qu’il ait achevé toute la recherche ; et d’autres ajoutent que s’il a parlé de propos étrangers à la recherche, il doit bénir de nouveau. Tout cela ne me convient pas : seulement, il faut prendre garde de ne pas parler entre la bénédiction et le commencement de la recherche. Mais une fois qu’on a commencé à rechercher, la conversation n’est pas une interruption — à l’instar du séjour dans la soukka et de l’homme qui parle au milieu de son repas, dont la conversation n’oblige pas à bénir de nouveau sur le séjour dans la soukka ni sur le pain (hamotsi). Toutefois, lekhathila (a priori), il est bon de prendre garde de ne pas s’occuper de propos oiseux jusqu’à achever toute la recherche, afin de mettre son cœur à fouiller tous les endroits où l’on introduit du hamets. Par une seule bénédiction, on peut rechercher plusieurs maisons. Si le maître de maison ne peut se donner la peine de rechercher dans tous les endroits de la maison, il placera tous les gens de sa maison auprès de lui au moment où il bénit, et ils se disperseront pour rechercher chacun à sa place, en s’appuyant sur la bénédiction qu’a récitée le maître de maison : car dix qui accomplissent une même mitsva, l’un bénit pour tous.