טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 433

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Les lois de la recherche du hamets
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On recherche à la chandelle, non à la lune, au soleil ni à la torche ; la galerie se recherche à sa lumière. En Ashkénaz, chandelle de cire. On fouille tout lieu où l’on peut avoir introduit du hamets. Trous trop hauts ou trop bas, toits en pente, étable, poulailler, fenil et cour : pas de recherche. Trou mitoyen : chacun jusqu’à sa main. Tas de pierres : danger de scorpion. Cave à tonneaux : rangée supérieure plus une. Synagogues et maisons d’étude : oui, à cause des enfants. Même après un grand nettoyage le 13, on recherche la nuit du 14.

Glossaire

aksedra
galerie ouverte, exèdre
avuka
torche
zizin
saillies, corniches qui dépassent du mur
téfa’h
palme, mesure d’environ huit centimètres
yatsia
appentis, auvent
migdal
tour ou buffet élevé
akoum
non-juif idolâtre
mara ve-hatsina
pioche et hache
hafisat ha-kelev
fouille à la portée d’un chien
ibbour
intercalation (de l’année ou du mois)
Raavan
R. Eliézer ben Nathan
Rav Alfas
le Rif
Rabbane Chimone ben Gamliel
tanna, avis particulier sur le lit qui coupe la maison

והבדיקה צריך שתהיה לאור הנר ולא לאור הלבנה ולא לאור החמה אפילו אם בודק ביום כגון שלא בדק בליל י"ד ובודק ביום י"ד אפילו הכי צריך לבדוק לאור הנר ומיהו אכסדרה כיון שאורה רב נבדקת לאורה ואפילו בחדר אין צריך נר כנגד החלון אבל מצדדין צריך נר: אין בודקין לאור האבוקה מפני שאינו יכול להכניסו לחורין ולסדקין וגם ירא שמא ישרוף בו הבית ויהא לבו טרוד ולא יבדוק יפה וכתב א"א הרא"ש ז"ל ע"כ נוהגין באשכנז שאין בודקין אלא בנר של שעוה אבל לא בנר של חלב שמא יטיף על הכלים ולא בנר של שומן שמא יטיף על כלי החלב ולא בנר של שמן שירא שמא יטיף על הבגדים וגם אינו יכול להכניסו לחורין ולסדקין: ובודק בכל המקומות שיש לחוש שמא הכניסו בהן חמץ כגון אוצרות יין שמסתפקין מהן ובמקום שמצניעין שם דגים קטנים והמלח והעצים והנרות והתמרים שפעמים שהם כלים בתוך הסעודה והשמש הולך להביא מהם ופתו בידו ומטעם זה כל חדרי הבית והעליה צריכין בדיקה שפעמים אדם נכנס בהן ופתו בידו: ואוצרות שכר במקום שרגילין בו חשיבי כאוצרות יין להצריכן בדיקה במסתפק מהן אבל אוצרות יין שאין מסתפק מהן ואוצרות שמן אפילו אם נסתפק מהן ומקום שמצניעין שם דגים גדולים אין צריכין בדיקה שאין דרך לכנוס בהן בתוך הסעודה מפני שידוע כמה צריכין לסעודה ומביאין הכל קודם הסעודה וחורי הבית וזיזין הבולטין מן הכותלין שאינן גבוהין הרבה ולא נמוכין הרבה צריכין בדיקה אבל הגבוהין שאין יד האדם מגעת שם והנמוכין פחות מג' טפחים אין צריכין בדיקה ובירושלמי חשיב גבוהים למעלה מי' טפחים ואינו נראה שעיקר תשמיש אדם הוא למעלה מי' אלא כדפרישית שאין יד האדם מגעת שם: גג היציע והמגדל שהוא משופע ואינו ראוי לתשמיש א"צ בדיקה אפילו הוא בתוך הבית וכן רפת בקר ולולין של תרנגולים ומתבן וכן חצר אינה צריכה בדיקה לפי שהעופות לא יניחו שום חמץ שלא יאכלוהו: חור שבין יהודי לחבירו כל אחד בודק עד מקום שידו מגעת והשאר מבטלו בלבו ודיו ושבין יהודי לעכו"ם אין צריך בדיקה כלל: כותל שנשתמשו בו חמץ בחורין ונפל ונעשה גל אפילו אינו גבוה ג' טפחים כדי חפישת הכלב א"צ לבדוק תחתיו כיון שיש בו סכנת עקרב שמצויין בגלים חיישינן שמא אחר שישלים בדיקתו שאין עסוק במצוה יחפש אחר מחט שנאבד לו ויבא לידי סכנה והני מילי בסתם אבל בידוע שיש תחתיו חמץ אם אינו גבוה ג' טפחים צריך לבדוק אחריו ולהוציאו משם במרא וחצינא בענין שאין בו סכנה ואם יש עליו גובה ג' טפחים מבטלו בלבו ודיו: מטה החולקת כל הבית מכותל לכותל קאמר רשב"ג אם יש תחתיה עצים ואבנים א"צ לבדוק אלא צדה החיצון שכלפי החוץ ואם אין תחתיה עצים ואבנים אם היא גבוהה בודק אף צדה הפנימי שיכול לעבור תחתיה ואם היא נמוכה א"צ לבדוק צדה הפנימי שאינו יכול לעבור תחתיה וא"א הרא"ש ז"ל לא הביא זה בפסקיו ולא רב אלפס ואפשר משום שהן דברי יחיד דלרבנן לעולם אינו בודק אלא צד החיצון: מרתף שמסדרין בו שורות של חביות זו אצל זו עד שנתמלא כולו וחוזרים ומסדרים שורות אחרות על התחתונות עד הקורה א"צ לבדוק אלא שורה העליונה פי' שורה אחת על פני רוחב המרתף ולא על כל שטח המרתף אלא עליונה הרואה את הקורה ואת הפתח ואחרת למטה ממנה ויש פוסקין העליונה כדפרישית ואחרת לפנים ממנה וא"א הרא"ש ז"ל פסק כסברא ראשונה: ירושלמי בתי כנסיות ובתי מדרשות צריכין בדיקה שמכניסין בהן חמץ בעבורים ובראשי החדשים פי' בסעודה שעושין בעיבור השנה ובעיבור ר"ח הילכך שלנו נמי צריכין בדיקה לפי שהתינוקות מכניסין בהם חמץ: כתב ראב"ן בני אדם המכבדין חדריהם בי"ג בניסן ומכוונין לבדוק החמץ ולבער ונזהרין שלא להכניס שם עוד חמץ אע"פ כן צריכין בדיקה בליל י"ד:

La recherche doit se faire à la lumière de la chandelle, non à la lumière de la lune ni à celle du soleil. Même si l’on recherche de jour — par exemple si l’on n’a pas recherché la nuit du 14 et que l’on recherche le jour du 14 —, il faut néanmoins rechercher à la lumière de la chandelle. Toutefois une galerie, dont la lumière est abondante, se recherche à sa propre lumière. Même dans une chambre, on n’a pas besoin de chandelle face à la fenêtre, mais sur les côtés il faut une chandelle. On ne recherche pas à la lumière de la torche, parce qu’on ne peut l’introduire dans les trous et les fentes, et aussi parce qu’on craint d’y mettre le feu à la maison : le cœur en est préoccupé et l’on ne recherche pas bien. Mon maître mon père le Roch z"l a écrit : c’est pourquoi l’on a coutume en Ashkénaz de ne rechercher qu’avec une chandelle de cire, mais non avec une chandelle de suif, de peur qu’elle ne dégoutte sur les ustensiles ; ni avec une chandelle de graisse, de peur qu’elle ne dégoutte sur les ustensiles laitiers ; ni avec une lampe à huile, car on craint qu’elle ne dégoutte sur les vêtements, et aussi parce qu’on ne peut l’introduire dans les trous et les fentes. On recherche dans tous les endroits où l’on peut craindre qu’on y ait introduit du hamets : par exemple les caves à vin dont on se sert, et l’endroit où l’on range les petits poissons, le sel, le bois, les chandelles et les dattes — car parfois ils s’épuisent pendant le repas, et le serviteur y va en chercher, son pain à la main. Pour cette raison, toutes les chambres de la maison et l’étage supérieur doivent être recherchés, car parfois quelqu’un y entre le pain à la main. Les caves à bière, dans les pays où l’on en a l’usage, sont considérées comme les caves à vin : il faut les rechercher si l’on s’en sert. Mais les caves à vin dont on ne se sert pas, les caves à huile même si l’on s’en sert, et l’endroit où l’on range les gros poissons, n’ont pas besoin d’être recherchés : ce n’est pas l’usage d’y entrer pendant le repas, car on sait d’avance quelle quantité il faut pour le repas, et l’on apporte tout avant le repas. Les trous de la maison et les saillies qui dépassent des murs, s’ils ne sont ni trop hauts ni trop bas, doivent être recherchés. Mais ceux qui sont hauts au point que la main de l’homme n’y atteint pas, et ceux qui sont bas de moins de trois téfa’him, n’ont pas besoin d’être recherchés. Le Talmud de Jérusalem compte comme « hauts » ceux qui sont au-dessus de dix téfa’him. Cela ne paraît pas exact, car l’usage principal de l’homme est au-dessus de dix ; c’est plutôt comme je l’ai expliqué : ceux où la main de l’homme n’atteint pas. Le toit de l’appentis et celui de la tour en pente, qui ne sont pas propres à l’usage, n’ont pas besoin d’être recherchés, même s’ils sont à l’intérieur de la maison. De même l’étable à bœufs, les poulaillers et le fenil. De même la cour n’a pas besoin d’être recherchée, parce que les oiseaux ne laisseront aucun hamets sans le manger. Un trou entre un Juif et son prochain : chacun recherche jusqu’où sa main atteint, et le reste, il l’annule dans son cœur, et cela suffit. Celui qui est entre un Juif et un non-juif n’a pas besoin d’être recherché du tout. Un mur dont les trous ont servi au hamets, qui s’est écroulé et est devenu un tas : même s’il n’a pas trois téfa’him de haut — hauteur suffisante pour la fouille du chien —, on n’a pas besoin de rechercher dessous, car il y a danger de scorpion, qui se trouve dans les tas. On craint qu’après avoir achevé sa recherche, n’étant plus occupé à une mitsva, il ne cherche une aiguille qu’il a perdue et n’en vienne au danger. Cela s’applique au cas ordinaire. Mais s’il est certain qu’il y a du hamets dessous : s’il n’a pas trois téfa’him de haut, il faut rechercher après lui et l’en extraire à la pioche et à la hache, d’une manière qui n’entraîne pas de danger. S’il a trois téfa’him de haut, on l’annule dans son cœur, et cela suffit. Un lit qui coupe toute la maison d’un mur à l’autre : Rabbane Chimone ben Gamliel a dit que s’il y a dessous du bois et des pierres, on n’a besoin de rechercher que le côté extérieur, celui qui donne vers le dehors. S’il n’y a pas dessous de bois ni de pierres : s’il est haut, on recherche aussi le côté intérieur, car on peut passer dessous ; s’il est bas, on n’a pas besoin de rechercher le côté intérieur, car on ne peut passer dessous. Mon maître mon père le Roch z"l n’a pas rapporté cela dans ses décisions, ni Rav Alfas. Il se peut que ce soit parce que ce sont les paroles d’un individu : selon les Sages, on ne recherche jamais que le côté extérieur. Une cave où l’on range des rangées de tonneaux les uns à côté des autres jusqu’à ce qu’elle soit pleine, puis l’on range d’autres rangées sur les inférieures jusqu’à la poutre : on n’a besoin de rechercher que la rangée supérieure. C’est-à-dire une rangée sur la largeur de la cave, et non sur toute la surface de la cave, mais la supérieure qui voit la poutre et la porte, et une autre au-dessous d’elle. Certains décident : la supérieure comme je l’ai expliqué, et une autre plus à l’intérieur. Mon maître mon père le Roch z"l a décidé selon le premier avis. Le Talmud de Jérusalem : les batei knesset et les batei midrash doivent être recherchés, car on y introduit du hamets aux intercalations et aux débuts de mois — c’est-à-dire au repas que l’on fait pour l’intercalation de l’année et pour l’intercalation des néoménies. Par conséquent les nôtres aussi doivent être recherchés, parce que les enfants y introduisent du hamets. Le Raavan a écrit : des gens qui balayent leurs chambres le 13 nissan, en visant à rechercher le hamets et à l’éliminer, et qui prennent garde de n’y plus introduire de hamets, doivent néanmoins rechercher la nuit du 14.