טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 434

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Précautions après la bedika et bitoul du hamets
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Mettre le hamets conservé hors d’atteinte des souris pour éviter une nouvelle fouille ; bitoul dès la nuit après la bedika, puis de préférence un second bitoul le 14 avant la 6e heure ; l’envoyé peut annuler.

Glossaire

bedika
fouille du hamets
hamets
levain et aliment levé
bitoul
annulation verbale du hamets
hefker
bien sans maître, abandonné
chalia’h
envoyé, mandataire

ואחר הבדיקה יהא נזהר בחמץ שמשיירין להצניעו שלא יצטרך בדיקה אחרת כגון אם יטלנו עכבר בפניו או אם יחסר לחמו כגון שהניח י' ככרות ומצא ט' שאז צריך לבדוק כל הבית פעם אחרת אבל בסתם שאינו יודע אם חסר ממנו אם לאו אין חוששין שמא גיררה חולדה ממנו להצריכו בדיקה ואם כפה עליו כלי ולא מצאו א"צ בדיקה אחרת כיון שאי אפשר לחולדה ולעכבר ליטלו אנו תולין ודאי אדם נטלו אבל אם לא כפה עליו כלי ולא מצאו צריך בדיקה אחרת לכך טוב לתלותו באויר או ליתנו בתיבה מקום שאין עכבר יכול לבא שם ואחר הבדיקה מיד בלילה יבטלנו ויאמר כל חמירא דאיתיה ברשותי דלא חזיתיה ודלא ביערתיה ליבטל וליהוי כעפרא דהשתא אפילו אם נשאר בבית חמץ שלא מצא אינו עובר עליו דהוי הפקר ולאו דיליה הוא ולא יפרט לומר כל חמירא דאיתיה בהדין ביתא אלא דאיתיה ברשותי כדי לכלול אף חמץ שיש לו במקומות אחרות וא"א הרא"ש ז"ל היה נוהג לבטל פעם אחרת ביום י"ד בסוף שעה ה' לפי שרגילין לקנות פת ביום י"ד וגם בפת ששייר בלילה למאכלו לא נתכוון לבטלו ויש לחוש שמא ישאר ממנו בבית ויעבור עליו לכך טוב לחזור ולבטלו קודם שתגיע שעה ו' שאז נאסר ואינו בידו לבטלו ומ"מ לא יסמוך על ביטול היום שלא לבטלו בלילה כי ביטול הלילה הוא עיקר בשעה ידועה מיד אחר הבדיקה וליכא למיחש שמא ישכחנו משא"כ בביטול היום דאיכא למיחש שמא ישכחנו ולא יבטל והרב ר' פרץ כתב דבביטול הלילה יאמר כל חמירא דאיכא ברשותי דלא חמיתיה ודלא ביערתיה ובביטול היום יאמר דחמיתיה ודלא חמיתיה דביערתיה ודלא ביערתיה ושלוחו יכול לבטל:

Après la bedika, que l’on prenne garde au hamets que l’on réserve pour le mettre à l’abri, afin de n’avoir pas besoin d’une autre bedika : par exemple si une souris l’enlève sous ses yeux, ou si son pain manque — ainsi s’il a laissé dix pains et n’en trouve que neuf —, alors il faut fouiller toute la maison une seconde fois. Mais dans le cas ordinaire, où l’on ne sait pas s’il en manque ou non, on ne craint pas qu’une belette en ait traîné quelque chose, au point d’exiger une bedika. Si l’on a renversé un ustensile dessus et que l’on ne le trouve plus, point n’est besoin d’une autre bedika : puisqu’il est impossible à la belette et à la souris de l’enlever, on tient pour certain qu’un homme l’a pris. Mais si l’on n’a pas renversé d’ustensile dessus et que l’on ne le trouve plus, il faut une autre bedika. Aussi est-il bon de le suspendre en l’air, ou de le mettre dans un coffre où la souris ne peut entrer. Aussitôt après la bedika, la nuit même, on fait le bitoul et l’on dit : « Kol hamira de-iteih birshouti de-la haziteih ou-de-la bi’arteih, livatel ou-lehevei ke-afra » — tout hamets qui se trouve en ma possession, que je n’ai pas vu et que je n’ai pas éliminé, qu’il soit annulé et qu’il soit comme de la poussière. Dès lors, même s’il reste dans la maison du hamets que l’on n’a pas trouvé, on n’en transgresse pas l’interdit, car il est hefker et n’est plus à soi. Que l’on ne précise pas : « tout hamets qui se trouve dans cette maison », mais : « qui se trouve en ma possession », afin d’inclure aussi le hamets que l’on a ailleurs. Mon maître et père le Roch, de mémoire bénie, avait l’usage de faire le bitoul une seconde fois le 14, à la fin de la cinquième heure : on a coutume d’acheter du pain le jour du 14, et du pain réservé la nuit pour le repas on n’avait pas l’intention de l’annuler ; il y a lieu de craindre qu’il n’en reste dans la maison et que l’on n’en transgresse l’interdit. Aussi est-il bon de revenir l’annuler avant qu’arrive la sixième heure : dès lors il est interdit et l’on n’a plus le pouvoir de l’annuler. Néanmoins, que l’on ne s’appuie pas sur le bitoul du jour pour omettre celui de la nuit, car le bitoul de la nuit est l’essentiel : il a lieu à une heure fixe, tout de suite après la bedika, et l’on n’a pas à craindre qu’on l’oublie — ce qui n’est pas le cas du bitoul du jour, où l’on peut craindre qu’on l’oublie et que l’on n’annule pas. Le rav R. Perets a écrit : au bitoul de la nuit l’on dira « Kol hamira de-ika birshouti de-la hamiteih ou-de-la bi’arteih » ; au bitoul du jour l’on dira « de-hamiteih ou-de-la hamiteih, de-bi’arteih ou-de-la bi’arteih » — que j’ai vu et que je n’ai pas vu, que j’ai éliminé et que je n’ai pas éliminé. Son chalia’h peut faire le bitoul.