Souris : on recherche à nouveau même si l’on trouve l’équivalent du pain en miettes. Enfant : on attribue les miettes au pain s’il y en a l’équivalent. Doutes souris, belette et pain inaccessible : sans annulation, nouvelle recherche (doute de Torah) ; avec annulation, pas de recherche (doute rabbinique). Le Tour écarte le Raavad et maintient le Rambam.
עכבר שנכנס לבית בדוק וככר בפיו ונכנס אחריו ומצא פרורין אפי' כדי כל הככר צריך לבדוק כל הבית שאין דרכו של עכבר לפרר והני פרורין מעלמא אתו וצריך לבדוק אחר הככר שהכניס העכבר ותינוק שנכנס וככר בידו ונכנס אחריו ומצא פרורין כדי כל הככר א"צ לבדוק שדרכו של תינוק לפרר ואנו תולין הפירורין בככר שהכניס התינוק אבל אם אין בפירורים כדי כל הככר צריך לבדוק ואם עכבר נכנס וככר בפיו ועכבר יוצא וככר בפיו או עכבר לבן נכנס וככר בפיו ושחור יוצא וככר בפיו או עכבר נכנס וככר בפיו וחולדה יוצאה וככר בפיה או שחולדה יוצאה ועכבר וגם הככר בפיה מיבעיא בכולהו אם צריך לבדוק אם לאו ורבו בהן הדיעות והמחוור שבכולם אם לא ביטל צריך לחזור ולבדוק דהוי ספק דאורייתא ואם ביטל הוי ספיקא דרבנן וא"צ לבדוק ותו מיבעיא ככר למעלה על הקורה אם צריך סולם להורידו ואם הוא בבור אם צריך סולם להעלותו ואם הוא בפי נחש אם צריך חבר להוציאו ולא איפשיטו וגם באלו רבו הדיעות ודינא דהנך כדינא דקמייתא שאם ביטל א"צ לבדוק ואם לא ביטל צריך לבדוק. אבל הראב"ד כתב דהנך בעיין לאו לכתחלה בעי אם צריך להוציאו אם לאו דודאי צריך שאם לא כן הוה ליה כמטמין בבורות אלא כשבדק וביטל מיירי ולאחר איסורו מצא ומיבעיא אם צריך להוציאו אם לאו ואין דבריו נראין שאין כאן הטמנה דכיון שביטלו אינו שלו והא דאמרינן שלא יטמין בבורות היינו כשלא ביטלו וכ"כ הרמב"ם ז"ל על ההיא דככר בבור שמבטלנו ודיו וכתב עליו הראב"ד שטעה ונראה שלא טעה:
Une souris entre dans une maison déjà recherchée, un pain à la gueule ; on entre derrière elle et l’on trouve des miettes, même l’équivalent de tout le pain : il faut rechercher toute la maison. Car ce n’est pas l’habitude de la souris d’émietter, et ces miettes viennent d’ailleurs ; il faut donc rechercher le pain que la souris a introduit. Un petit enfant entre, un pain à la main ; on entre derrière lui et l’on trouve des miettes équivalant à tout le pain : on n’a pas à rechercher, car c’est l’habitude de l’enfant d’émietter, et l’on attribue les miettes au pain qu’il a apporté. Mais s’il n’y a pas dans les miettes l’équivalent de tout le pain, il faut rechercher. Si une souris entre avec un pain à la gueule et qu’une souris sort avec un pain à la gueule ; ou qu’une souris blanche entre avec un pain à la gueule et qu’une noire sort avec un pain à la gueule ; ou qu’une souris entre avec un pain à la gueule et qu’une belette sort avec un pain à la gueule ; ou qu’une belette sort avec une souris et aussi le pain dans sa gueule : tous ces cas sont laissés en suspens — faut-il rechercher ou non. Les avis y abondent. Le plus net de tous : si l’on n’a pas annulé, il faut revenir rechercher, car c’est un safek de-oraita (doute de Torah) ; si l’on a annulé, c’est un sfeka de-rabanan (doute rabbinique) et l’on n’a pas à rechercher. Encore un doute : un pain en haut sur la poutre — faut-il une échelle pour le descendre ; s’il est dans une fosse — faut-il une échelle pour le remonter ; s’il est dans la gueule d’un serpent — faut-il un charmeur pour l’en extraire. Ces cas n’ont pas été tranchés. Là aussi les avis abondent, et leur règle est celle des précédents : si l’on a annulé, on n’a pas à rechercher ; si l’on n’a pas annulé, il faut rechercher. Mais le Raavad a écrit que ces questions ne portent pas, lekhathila (a priori), sur l’obligation d’extraire ou non — car on doit certainement extraire, sinon ce serait comme celui qui dissimule dans des fosses ; elles portent sur le cas où l’on a déjà recherché et annulé, puis l’on trouve après que l’interdiction a pris effet, et l’on demande s’il faut extraire. Ses propos ne semblent pas justes : il n’y a pas ici de dissimulation, puisque une fois annulé le pain n’est plus à lui ; et ce que l’on dit « qu’on ne dissimule pas dans des fosses » vise le cas où l’on n’a pas annulé. Ainsi a écrit le Rambam, de mémoire bénie, au sujet du pain dans la fosse : on l’annule et cela suffit. Le Raavad a écrit sur lui qu’il s’était trompé ; et il me semble que le Rambam ne s’est pas trompé.