Doutes de hamets apporté par une souris dans une maison déjà fouillée : lieu fixe ou détaché, bitoul, taille du pain, deux maisons, cour, pains dont le compte a changé, changement de coin. On penche souvent vers l’indulgence après bitoul ou si le pain est petit.
תשעה צבורין של מצה ואחד של חמץ ואתא עכבר ושקל ולא ידעינן אי חמץ שקל אי מצה שקל ונכנס לבית בדוק אם נטלתו ממקום קביעותו אז הוי דינא הכי אם ביטל או אפי' לא ביטל והככר אינו גדול שאפשר שיאכלנו העכבר כולו אינו צריך בדיקה דהוי ספק ספיקא ספק מצה ספק חמץ ואת"ל חמץ שמא אכלו כולו ואם הוא גדול שא"א שיאכלנו כולו ולא ביטל צריך לבדוק אבל אם ביטל בכל ענין א"צ לבדוק. אם פירש הככר ממקום קביעותו ונטלו העכבר משם בכל ענין א"צ לבדוק: ב' צבורין א' של חמץ וא' של מצה וב' בתים א' בדוק וא' שאינו בדוק ואתו ב' עכברים א' שקל חמץ וא' שקל מצה ולא ידעינן הי להאי עייל והי להאי עייל בהא נמי תלינן להקל שאם ביטל או שאין הככר גדול דאיכא תרי ספיקי א"צ לבדוק: צבור אחד של חמץ וב' בתים בדוקים ואתא עכבר ושקל ולא ידעינן להי מינייהו עייל אם ב' הבתים של אדם א' או של שנים ובאו לשאול בבת אחת או שבא האחד לשאול עליו ועל חבירו שניהם צריכין בדיקה אפי' אם ביטלו באו לשאול זה אחר זה אין שום אחד מהם צריך בדיקה אם ביטלו: צבור א' של חמץ ואתא עכבר ושקל ונכנס לחצר שלפני הבית ואין ידוע אם נכנס לבית אם לאו אע"פ שקרוב לבית מאד תלינן להקל וא"צ לבדוק אם ביטל או שאין הככר גדול ראה שהכניס הככר לבית ונכנס אחריו ובדק כל הבית ולא מצא א"צ לבדוק יותר ואפי' אם לא ביטל א"צ לבדוק ואם בדק קצת מהבית ומצא אם ביטל תלינן להקל שזהו שהכניס וא"צ לבדוק עוד ואם לא ביטל צריך לגמור בדיקת כל הבית הניח ט' ככרות ומצא י' צריך לבדוק אחר כל הט' וכן אם הניח י' ומצא ט' צריך לבדוק אחר כל הי' שאנו אומרים מה שהניח נטלו ואלו אחרים הם ואפי' אם ביטל והא דאמרינן בהניח י' ומצא ט' שצריך לבדוק אחר כל העשרה דוקא כשקשורין ביחד אבל אם אינן קשורין ביחד א"צ לבדוק אלא אחר האחד הניח בזוית זו ומצא בזוית אחרת אם ביטל א"צ לבדוק ואם לא ביטל צריך לבדוק יש דיעות רבות באלו פסקי הלכות ונלאתי לכותבן וכאשר כתבתי הוא הנכון:
Neuf tas de matsa et un de hamets. Une souris vient, prend [un pain], et l’on ne sait si elle a pris du hamets ou de la matsa ; puis elle entre dans une maison déjà fouillée. Si elle l’a pris de son lieu fixe, voici la règle : s’il a annulé [son hamets], ou même s’il ne l’a pas annulé mais que le pain n’est pas grand, de sorte que la souris a pu le manger tout entier, il n’est pas tenu de fouiller, car c’est un double doute (safek sfeika) : doute si c’est de la matsa ou du hamets, et à supposer que ce soit du hamets, peut-être l’a-t-elle tout mangé. S’il est grand, de sorte qu’il est impossible qu’elle l’ait tout mangé, et qu’il n’a pas annulé, il doit fouiller. Mais s’il a annulé, en tout cas il n’est pas tenu de fouiller. Si le pain s’est détaché de son lieu fixe et que la souris l’a pris de là, en tout cas il n’est pas tenu de fouiller. Deux tas, l’un de hamets et l’un de matsa, et deux maisons, l’une fouillée et l’autre non. Deux souris viennent, l’une prend le hamets et l’autre la matsa, et l’on ne sait laquelle est entrée dans laquelle. Ici aussi l’on penche vers l’indulgence : s’il a annulé, ou que le pain n’est pas grand — il y a deux doutes —, il n’est pas tenu de fouiller. Un tas de hamets et deux maisons déjà fouillées. Une souris vient, prend, et l’on ne sait dans laquelle elle est entrée. Si les deux maisons sont d’un seul homme, ou de deux et qu’ils viennent consulter ensemble, ou que l’un vient consulter pour lui et pour son compagnon : tous deux doivent fouiller, même s’ils ont annulé. S’ils viennent consulter l’un après l’autre, aucun des deux n’est tenu de fouiller s’ils ont annulé. Un tas de hamets. Une souris vient, prend, et entre dans la cour devant la maison, sans que l’on sache si elle est entrée dans la maison ou non : bien qu’elle soit très proche de la maison, l’on penche vers l’indulgence et l’on n’est pas tenu de fouiller s’il a annulé ou que le pain n’est pas grand. S’il a vu qu’elle a introduit le pain dans la maison, qu’il est entré après elle, a fouillé toute la maison et n’a rien trouvé : il n’est pas tenu de fouiller davantage, et même s’il n’a pas annulé il n’est pas tenu de fouiller. S’il n’a fouillé qu’une partie de la maison et qu’il a trouvé [un pain] : s’il a annulé, l’on penche vers l’indulgence — c’est celui qu’elle a introduit — et il n’est pas tenu de fouiller davantage ; s’il n’a pas annulé, il doit achever la fouille de toute la maison. S’il a laissé neuf pains et en trouve dix, il doit rechercher les neuf. De même s’il a laissé dix et en trouve neuf, il doit rechercher les dix : l’on dit que ce qu’il avait laissé a été pris et que ceux-ci sont autres — même s’il a annulé. Ce que l’on dit, s’il a laissé dix et en trouve neuf, qu’il doit rechercher les dix, n’est que lorsqu’ils étaient liés ensemble ; s’ils n’étaient pas liés ensemble, il n’est tenu de rechercher que celui qui manque. S’il a laissé dans tel coin et trouve dans un autre coin : s’il a annulé, il n’est pas tenu de fouiller ; s’il n’a pas annulé, il doit fouiller. Il y a de nombreuses opinions dans ces décisions de halakha, et je me suis lassé de les écrire ; ce que j’ai écrit est le juste.