טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 446

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Celui qui trouve du hamets pendant la fête
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Hol hamoed : sortir le hamets aussitôt. Yom Tov : certains le couvrent d’un ustensile jusqu’à la nuit ; R. Ye’hiel, frère du Tour, permet de le brûler si l’on n’a pas fait bitoul, d’après mitokh. Pain douteux : on suit le dernier usage, sauf moisissure trop ancienne pour dater de Pessah.

Glossaire

hamets
aliment levé, interdit à Pessah
Hol hamoed
jours intermédiaires de la fête
bitoul
annulation du hamets par déclaration
teltoul
déplacement d’un objet (ici interdit, le hamets étant mouktsé)
biour
destruction du hamets
mitokh
principe : du moment que l’allumage du feu est permis pour un besoin, il l’est aussi hors besoin
mezid
volontairement
shogeg
par erreur

המוצא חמץ בביתו אם הוא בחול המועד יוציאנו מיד ואם הוא י"ט יש אומרים שיכפה עליו כלי עד הלילה שיוציאנו אבל בי"ט אינו יכול לטלטלו כדי להוציאו ולא מיבעיא אם ביטלו שאין כאן איסור דאורייתא בשהייתו פשיטא שאינו יכול לטלטלו אלא אפילו לא ביטלו שיש בו איסור דאורייתא אפ"ה לא יוציאנו כיון שאינו יכול לבערו כדינו דהיינו בשריפה לר' יהודה וכן הדין בחמץ שנשאר בביתו בי"ד שחל להיות בשבת אחר ה' שעות ואחי הר"י ז"ל כתב שיכול לשורפו בי"ט כיון שיש קצת מצוה בשריפתו אמרינן מתוך שהותרה הבערה לצורך הותרה נמי שלא לצורך הלכך אם לא ביטלו יוציאנו וישרפנו כדי שלא יעבור עליו במזיד שעד עתה לא עבר עליו אלא בשוגג וכ"כ בספר המצות ואם מצא פת ואינו יודע אם הוא חמץ או מצה מותר אפילו באכילה דאזלינן בתר בתרא ובסוף נשתמשו מצה בבית. ואם הוא מעופש הרבה שא"א לו להתעפש כ"כ משנכנס הפסח אז ודאי הוא חמץ ואם עברו מימי פסח שנוכל לתלות שנתעפש משנכנס הפסח עד עתה תולין להקל אפילו הוא מעופש הרבה שאנו תולין לומר כל יום אפה פת חם ונתנו עליו ולכך הרבה להתעפש:

Celui qui trouve du hamets dans sa maison : s’il est pendant Hol hamoed, qu’il le sorte aussitôt. S’il est Yom Tov, certains disent qu’il renverse sur lui un ustensile jusqu’à la nuit, où il le sortira ; mais à Yom Tov on ne peut pas le déplacer pour le sortir. Inutile de le dire si on l’a déjà annulé, puisqu’il n’y a alors pas d’interdiction de la Torah à le garder : il est évident qu’on ne peut pas le déplacer. Mais même si on ne l’a pas annulé, et qu’il y a donc une interdiction de la Torah, malgré cela on ne le sortira pas, puisqu’on ne peut pas le détruire selon sa règle — c’est-à-dire par le feu, selon Rabbi Yehouda. Même loi pour le hamets resté dans la maison le 14 [nissan] qui tombe un Chabbat, après cinq heures. Mon frère le Rav Ye’hiel z"l a écrit qu’on peut le brûler à Yom Tov : puisqu’il y a un peu de mitsva à le brûler, on dit que du moment que l’allumage du feu a été permis pour un besoin, il a aussi été permis sans besoin. Par conséquent, si on ne l’a pas annulé, qu’on le sorte et qu’on le brûle, afin de ne pas commettre à son sujet une transgression mezid (volontairement), car jusqu’ici on n’a transgressé que shogeg (par erreur). Ainsi a-t-on aussi écrit dans le Sefer haMitsvot. Si l’on trouve du pain et que l’on ne sait pas s’il est hamets ou matsa, il est permis même à la consommation, car on suit le dernier [usage], et à la fin on s’est servi de matsa dans la maison. S’il est très moisi, au point qu’il est impossible qu’il se soit autant moisi depuis l’entrée de Pessah, alors c’est certainement du hamets. Mais si des jours de Pessah se sont déjà écoulés, de sorte qu’on puisse attribuer la moisissure à la période depuis l’entrée de Pessah jusqu’à maintenant, on tranche pour alléger, même s’il est très moisi : on dit que chaque jour on a cuit du pain chaud et qu’on l’a posé dessus, et c’est pourquoi il s’est beaucoup moisi.