On réduit la pâte par crainte de himouts et l’on rapproche les pâtes pour prélever la halla ; sinon le panier les combine. Oubli après cuisson : on prélève d’une miche pour toutes, même après en avoir mangé. Le Yom Tov de Pessa'h, sans kohen, on ne désigne la halla qu’après cuisson. Halla du feu et principe hoïl.
מפני שצריך לדקדק בשיעור העיסה שלא להרבות בה משום חשש חימוץ מוטב שימעט בה לכן טוב לקרב העיסה יחד בשעת הפרשת חלה דשמא יש בהן שלא היה בה שיעור ואם לא הפריש מן העיסה יתנם בסל והסל יצרפם לחלה ואם ידוע שהיה בעיסה שיעור חלה ושכח להפריש חלה עד לאחר אפייה אפילו צירוף סל א"צ אלא יקרב כל הככרות יחד ויטול מאחד על כולם אפילו אם שכח ואכל קצת יפריש על המותר דחלת חוצה לארץ אוכל והולך ואח"כ מפריש. הלש עיסה בי"ט של פסח במקום שאין כהן לא יקרא לחלה שם עד שתאפה שאם יקרא לה שם לא יהא רשאי לאפותה כיון שאין כאן מי שראויה לו ואם יניחה כך תחמיץ ואינו רשאי לשורפה שאין שורפין קדשים בי"ט הלכך לא יקרא לה שם עד אחר אפייה ואז יצרף הכל בסל ויפריש אחת על הכל ואם שכח וקרא לה שם יטילנה לצונן ואז לא תחמיץ אבל במקום שיש שם כהן קטן שלא ראה קרי מימיו או אפילו גדול שראה קרי וטבל לקריו יכול לקרות לה שם מפני שראוי לו ע"י שיבטלנה ברוב ויאכלנה בימי טומאתו וחלה שנייה הנאכלת לכהן יפרישנה ויאפנה כמו בשאר ימות השנה שמותרת לכהן לאוכלה אפילו לבדה בימי טומאתו ויש מהגאונים שכתבו שאף חלת האור יכול לקרות לה שם ולאפותה אף במקום שאין כהן כיון דחזיא ליה אם איתיה אמרינן הואיל דהלכה כרבה דאמר הואיל ומוטב שלא לקרות לה שם אא"כ יש כהן בעיר לאפוקי נפשיה מפלוגתא:
Puisqu’il faut veiller à la mesure de la pâte, afin de ne pas en faire trop par crainte de himouts, mieux vaut en diminuer. Aussi est-il bon de rapprocher les pâtes l’une de l’autre au moment du prélèvement de la halla, car il se peut que l’une d’elles n’ait pas eu la mesure requise. S’il n’a pas prélevé de la pâte, qu’il les mette dans un panier : le panier les combine pour la halla. S’il est établi que la pâte avait la mesure de halla et qu’il a oublié de prélever jusqu’après la cuisson, même la combinaison du panier n’est pas nécessaire : il rapproche toutes les miches et prélève de l’une pour toutes. Même s’il a oublié et en a déjà mangé un peu, il prélève sur le reste, car pour la halla hors d’Erets Israël on mange et l’on prélève ensuite. Celui qui pétrit une pâte le Yom Tov de Pessa'h, en un lieu où il n’y a pas de kohen, ne donnera pas de nom à la halla avant qu’elle soit cuite : s’il lui donnait un nom, il ne serait plus permis de la cuire, puisqu’il n’y a personne à qui elle convienne ; et s’il la laisse ainsi, elle fermentera ; or il n’est pas permis de la brûler, car on ne brûle pas les choses saintes le Yom Tov. C’est pourquoi il ne lui donnera de nom qu’après la cuisson ; alors il combinera le tout dans un panier et prélèvera une miche pour le tout. S’il a oublié et lui a donné un nom, qu’il la jette dans l’eau froide : alors elle ne fermentera pas. Mais en un lieu où il y a un kohen mineur qui n’a jamais eu de keri, ou même un adulte qui a eu un keri et s’est immergé pour son keri, il peut lui donner un nom, parce qu’elle lui convient : il l’annulera dans une majorité et la mangera pendant ses jours de toum'a. Quant à la seconde halla, celle que le kohen mange, on la prélèvera et on la cuira comme les autres jours de l’année, car il est permis au kohen de la manger même seule pendant ses jours de toum'a. Certains des Guéonim ont écrit que même la halla du feu, on peut lui donner un nom et la cuire même en un lieu où il n’y a pas de kohen, puisqu’elle lui convient s’il s’y trouvait : on dit hoïl, car la halakha est comme Rabba qui a dit hoïl. Mieux vaut toutefois ne pas lui donner de nom, à moins qu’il y ait un kohen dans la ville, afin de se tenir hors de la controverse.