טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 474

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Les bénédictions des deuxième et quatrième coupes
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le Roch ne dit boré péri haguéfen que sur la 1re coupe (kiddouch) et la 3e (birkat hamazone), et al haguéfen seulement après la dernière ; d’autres Richonim bénissent davantage.

Glossaire

boré péri haguéfen
bénédiction « qui crée le fruit de la vigne »
al haguéfen
bénédiction finale sur le vin
birkat hamazone
bénédiction après le repas
Rav Alfes
le Rif, Rabbi Yits’hak Alfasi
Avi ha-Ezri
le Raavya
Roch
Rabbi Acher ben Ye’hiel, père de l’auteur

ושותה כוס שני וכתב רב אלפס שצריך לברך בפה"ג וכ"כ רב נטרונאי ורב עמרם והרמב"ם ז"ל ואבי העזרי ולא נהירא לא"א הרא"ש ז"ל אלא א"צ לברך בפה"ג אלא על כוס ראשון שהוא של קידוש ועל הג' שהוא של בה"מ אבל על הב' ועל הד' א"צ לברך וכ"כ רב כהן צדק ולענין ברכה אחרונה כתב רב אלפס שצריך לברך אחר הב' ואחר הד' והקשו לדבריו למה יברך אחר הב' והלא הסעודה לפניו והוא פוטר היין שבתוך הסעודה וא"כ האיך יברך אחריו ואבי העזרי כתב שיש לברך אחר ראשון ואחר ג' וד' ורבינו חננאל כתב כוס של קידוש ושלפני בה"מ כיון שיש לו כוס לברך עליו בה"מ אין לברך עליהם על הגפן אבל כוסות אחרונות על כל אחד יש לברך עליו עה"ג ורב שרירא ורב האי כתבו שצריך לברך לפני כל אחד וא' אבל ברכה אחרונה לא שאין לברך אלא אחר אחרון וא"א הרא"ש ז"ל הסכים לדבריהם בברכה אחרונה שאין לברך אלא אחר אחרון וכ"כ הרב רבי יונה:

Il boit la deuxième coupe. Rav Alfes a écrit qu’il faut bénir boré péri haguéfen ; ainsi ont écrit Rav Natronaï, Rav Amram, le Rambam z"l et l’Avi ha-Ezri. Cela n’a pas paru juste à mon maître et père le Roch z"l : il n’est pas besoin de bénir boré péri haguéfen sinon sur la première coupe, qui est celle du kiddouch, et sur la troisième, qui est celle de la birkat hamazone ; mais sur la deuxième et sur la quatrième, on n’a pas besoin de bénir. Ainsi a écrit Rav Cohen Tsedek. Quant à la bénédiction finale, Rav Alfes a écrit qu’il faut bénir après la deuxième et après la quatrième. On a objecté à ses paroles : pourquoi bénirait-on après la deuxième, alors que le repas est devant lui et qu’il exempte le vin du milieu du repas — dès lors, comment bénir après elle ? L’Avi ha-Ezri a écrit qu’il faut bénir après la première, ainsi qu’après la troisième et la quatrième. Rabbénou ‘Hananel a écrit : la coupe du kiddouch et celle qui précède la birkat hamazone — puisqu’on a une coupe sur laquelle bénir la birkat hamazone, on ne dit pas sur elles al haguéfen ; mais les coupes dernières, sur chacune on dit al haguéfen. Rav Chérira et Rav Haï ont écrit qu’il faut bénir avant chacune, mais non une bénédiction finale : on ne bénit qu’après la dernière. Mon maître et père le Roch z"l s’est rallié à leurs paroles pour la bénédiction finale : on ne bénit qu’après la dernière. Ainsi a écrit le rav Rabbi Yona.