Consommation de la dernière matsa (Afikoman) à la fin du repas, avant minuit, et que faire si l'on oublie.
ולאחר גמר כל הסעודה אוכלין ממצה השמורה תחת המפה באחרונה זכר לפסח הנאכל על השובע ויאכלנו בהסיבה ולא יברך עליו ויהא זהיר לאוכלו קודם חצות וי"א שצריך לכרכו במרור ולטבלו בחרוסת ולאכול אחריו כזית מצה לבדה וא"א הרא"ש ז"ל כתב שא"צ אלא כזית אחד לבדו ואם שכח ולא אכלו עד שנטל ידיו לברך או שאמר הב לן ונברך או אפילו בירך כבר ונזכר קודם שבירך בפה"ג כתב אבי העזרי שיטול ידיו ויברך המוציא ויאכלנו ואם לא נזכר עד אחר שבירך בפה"ג לא יאכל פעם אחרת מפני שהיה צריך לברך בפה"ג על הכוס אחר שיברך בה"מ שנית ונמצא מרבה בכוסות ובכה"ג כדאי הם מצות שלנו לסמוך עליהם כי כולם שמורות משעת לישה ובעל העיטור כתב שא"צ לחזור כלל ויוצא בכזית שאכל בראשונה אע"פ שאכל ד"א אחריו וא"א הרא"ש ז"ל הסכים לסברא ראשונה וה"ר פרץ כתב אע"ג דאמר הב לן ונבריך יכול לאכול בלא ברכה אע"ג דבעלמא חשיב סילוק שאני הכא כיון דאפיקומן מצוה דרמיא רחמנא עלן איכא למימר אתכא דרחמנא סמכינן ולא נהירא לא"א ז"ל:
Après avoir terminé tout le repas, on mange en dernier de la matsa gardée sous la nappe (Afikoman), en souvenir de l'offrande pascale qui était mangée à satiété. Il la mangera en s'accoudant et sans réciter de berakha à son sujet. Il veillera à la manger avant le milieu de la nuit (hatzot). Certains disent qu'il faut l'enrouler avec du maror, la tremper dans le haroset, puis manger ensuite un kazayit de matsa seule. Mon père, le Rosh, a écrit qu'un seul kazayit de matsa seul suffit. S'il a oublié et ne l'a pas mangée avant de se laver les mains (Mayim aharonim) pour bénir, ou s'il a dit « Donnez-nous et bénissons », ou même s'il a déjà dit le Birkat Hamazone mais s'en souvient avant de réciter la berakha sur le vin (Borei peri haguefen), l'auteur du Avi HaEzri a écrit qu'il se lavera à nouveau les mains, récitera « Hamotsi » et la mangera. Mais s'il ne s'en souvient qu'après avoir récité la berakha sur le vin, il n'en mangera pas une autre fois, car il devrait réciter une nouvelle berakha sur le vin sur la coupe après avoir fait le Birkat Hamazone une seconde fois, ce qui reviendrait à multiplier les coupes de vin ; et dans un tel cas, nos autres matsot suffisent pour nous en acquitter, puisqu'elles sont toutes surveillées (shemourot) depuis le moment de leur pétrissage. L'auteur du Ittour a écrit qu'il n'a pas du tout besoin de recommencer, et qu'il est déjà acquitté par le kazayit de matsa qu'il a mangé au début, même s'il a mangé autre chose après. Le Rosh s'est accordé avec le premier avis. Rabbeinou Peretz a écrit que même s'il a dit « Donnez-nous et bénissons », il peut manger sans berakha ; car bien qu'en temps normal cela soit considéré comme une interruption clôturant le repas, c'est différent ici : l'Afikoman étant une mitsva que la Torah nous impose, on considère que c'est sur la table du repas décrétée par la Torah que nous nous appuyons. Mais cette explication ne semblait pas correcte aux yeux du Rosh.