טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 488

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Lois de Shacharit et Moussaf de Pessa'h
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Lois concernant la lecture du Hallel, les interruptions permises, la lecture de la Torah et la prière de Moussaf marquant l'arrêt de la mention de la pluie.

Glossaire

Hallel
Louange composée de Psaumes (113-118) récitée les jours de fête.
Maharam
Rabbi Meïr de Rothenbourg, grand décisionnaire médiéval ashkénaze.
Roch
Rabbi Acher ben Yehiel, éminent décisionnaire et père de l'auteur du Tour.
vatikin
Personnes pieuses qui prient à l'aube exacte au lever du soleil.
baraïta
Enseignement tannaitique extérieur, non inclus dans la Mishna.
maftir
Personne appelée en dernier à la lecture de la Torah et qui lit la Haftara.
haftara
Lecture des Prophètes complétant la lecture publique de la Torah.
Moussaf
Prière supplémentaire récitée les jours de fête, de Chabbat et de Roch Hodech.

שחרית נכנסין לבית הכנסת וקורין הזמירות של שבת ומתפללין תפלת שחרית וגומרין את ההלל ומברכין לגמור את ההלל והר"מ מרוטנבורק לא היה מברך לגמור את ההלל אף כשגומרין אותו אלא לקרות את ההלל כי היה אומר כשמברך לגמור אם יחסר ממנה אות אחת או תיבה אחת הוי ברכה לבטלה וא"א הרא"ש ז"ל היה אומר שאין לדקדק בזה כי לגמור הוי פירושו לקרות כמו ותיקין היו גומרין אותו פירוש קורין אותו אין מפסיקין בו אלא כדרך שאמרו בק"ש באמצע הפרק שואל בשלום אביו או רבו ומשיב שלום לאדם נכבד שנתן לו שלום ובין הפרקים שואל בשלום אדם נכבד ומשיב שלום לכל אדם ואם פסק באמצע ושהה אפי' כדי לגמור את כולה אין צריך לחזור לראש אלא למקום שפסק תניא בהלל אפי' י' קורין וי' מתרגמין וסדר קריאתו כתבתי בהלכות ר"ח ואומר ש"צ קדיש שלם ומוציאין ב' ספרים וקורין בא' בפרשת בא מן משכו עד מארץ מצרים על צבאותם ויש מתחילין מן והיה היום הזה לכם לזכרון ומפטיר קורא בשני בפ' פנחס ובחדש הראשון עד סוף הפרשה ומפטיר ביהושע מן בעת ההיא עד ויהי ה' את יהושע ומחזיר הספרים למקומן ומתפללין תפלת מוסף ג' ראשונות ואתה בחרתנו ומפני חטאינו וכו' עד משה עבדך כאמור ובחדש הראשון בארבעה עשר יום לחדש פסח לה' ובחמשה עשר יום לחדש וגו' והקרבתם עולה אשה לה' פרים בני בקר שנים ואיל אחד עד ושני תמידין כהלכתן וג' אחרונות ואין מזכירין גשם מכאן ואילך וכן פוסקין משם ואילך מלשאול בברכת השנים ולמעלה בתפלת החול כתבתי דינו אם טעה ושאל או הזכיר גשם מכאן ואילך:

À Shacharit, on entre à la synagogue, on lit les cantiques du Chabbat, on prie la tefila de Shacharit et on achève le Hallel, en récitant la bénédiction « pour achever le Hallel ». Le Maharam de Rothenbourg ne bénissait pas « pour achever le Hallel » même lorsqu'on l'achevait, mais plutôt « pour lire le Hallel », car il disait que s'il bénit « pour achever » et qu'il en manque une seule lettre ou un seul mot, c'est une bénédiction en vain. Mais mon seigneur mon père le Roch, de mémoire bénie, disait qu'il ne faut pas être pointilleux sur cela, car « achever » signifie lire, comme dans « les vatikin l'achevaient », c'est-à-dire le lisaient. On ne l'interrompt qu'à la manière dont ils l'ont dit pour le Chema : au milieu du chapitre, on salue par respect son père ou son maître et on répond le salut à un homme honorable qui l'a salué, et entre les chapitres on salue un homme honorable et on répond le salut à tout homme. Si l'on s'est interrompu au milieu et que l'on s'est attardé, même le temps suffisant pour achever le tout, on n'a pas besoin de recommencer depuis le début, mais on reprend à l'endroit où l'on s'est arrêté. Il est enseigné dans une baraïta concernant le Hallel : même dix personnes le lisent et dix le traduisent, et j'ai écrit l'ordre de sa lecture dans les lois de Roch Hodech. L'officiant récite un kaddish complet, on sort deux rouleaux et l'on lit dans le premier la parasha Bo depuis « Tirez » jusqu'à « du pays d'Égypte selon leurs armées », et certains commencent à partir de « Ce jour-là sera pour vous un mémorial ». Le maftir lit dans le second la parasha Pinhas : « Et au premier mois » jusqu'à la fin de la parasha. Puis il lit la haftara dans Josué, depuis « En ce temps-là » jusqu'à « et ה' fut avec Josué ». On remet les rouleaux à leur place et on prie la tefila de Moussaf : les trois premières bénédictions, « Tu nous as choisis » et « À cause de nos fautes », etc., jusqu'à « Moïse Ton serviteur, comme il est dit : "Et au premier mois, le quatorzième jour du mois, c'est la Pâque pour ה', et le quinzième jour de ce mois..." », « Vous offrirez en sacrifice consumé par le feu pour ה' deux jeunes taureaux et un bélier », jusqu'à « et les deux sacrifices perpétuels selon leur loi », et les trois dernières bénédictions. On ne mentionne plus la pluie à partir de là, et on cesse également dès lors de la demander dans la bénédiction des années. J'ai écrit plus haut dans la tefila des jours profanes la loi concernant celui qui se trompe et demande ou mentionne la pluie à partir de là.