טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 489

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Lois du décompte du Omer et du Chadash
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Règles régissant le compte du Omer : modalités, gestion des oublis, intentions lors de la bénédiction, et l'interdiction de consommer de la nouvelle récolte.

Glossaire

Omer
Mesure d'orge apportée au Temple le deuxième jour de Pessa'h, marquant le début des 49 jours de compte.
Nissan
Premier mois du calendrier hébraïque biblique, mois du printemps et de la fête de Pessa'h.
Avi HaEzri
Rabbi Eliezer ben Yoel HaLevi de Bonn, dit le Ra'aviah, éminent tossafiste.
Halachot Gedolot
Œuvre halachique majeure de l'époque des Gueonim (connue sous l'acronyme Bahag).
Ri
Rabbi Isaac de Dampierre, l'un des principaux maîtres des Tossafot.
Chadash
Nouvelle récolte de céréales, interdite à la consommation avant l'offrande du Omer (ou de nos jours, avant la date correspondante).

ערבית אחר התפלה מתחילין לספור העומר שזמנו מתחלת ליל ט"ז בניסן ומונה והולך מ"ט יום וזמן הספירה מתחילת הלילה ואפילו אינו לילה ממש אלא ספק חשיכה יכולין לספור שכח לספור בתחלת הלילה הולך וסופר כל הלילה ומצוה על כל אחד ואחד לספור לעצמו וצריך לספור מעומד ולברך תחלה וסופר הימים והשבועות כיצד ביום הראשון עומד ומברך על ספירת העומר היום יום אחד עד שמגיע לשבעה ימים ואז יאמר היום שבעה ימים שהם שבוע אחד וביום שמונה יאמר היום שמונה ימים שהם שבוע אחד ויום אחד עד שיגיע לי"ד יאמר היום ארבעה עשר ימים שהם ב' שבועות וכן לעולם וכתב אבי העזרי י"א שא"צ למנות הימים רק עד שיגיע לשבוע כגון היום יום אחד עד שיגיע לשבעה ימים ואז יאמר היום שבעה ימים שהם שבוע אחד אבל מכאן ואילך א"צ למנות ימים של שבוע שעברה עם השבוע הבא אלא ביום שמנה יאמר היום שבוע אחד ויום אחד ואצ"ל היום שמנה ימים שכבר מנאם בשבוע שעבר וכן ביום ט' עד שיגיע לי"ד יאמר היום ארבעה עשר ימים שהם שני שבועות וביום ט"ו יאמר היום ב' שבועות ויום אחד וכן לעולם ויש אומרים שאין להזכיר השבועות אלא בסוף השבוע כגון ביום ז' יאמר היום ז' ימים שהן שבוע אחד וביום ח' אינו אומר אלא היום ח' ימים עד שיגיע לי"ד וכן לעולם וכאשר כתבתי כן נהגו וכן עיקר: וכתב עוד אבי העזרי היכא דפתח ואמר בא"י אמ"ה אדעתא דלימא היום ארבעה שהוא סבור שהם ארבעה ונזכר וסיים בחמש והן חמשה מי אזלינן בתר פתיחה וכיון דפתח אדעתא דלימא ארבעה לא נפיק או דלמא בתר חתימה אזלינן וכדין חתים ונפיק אי נמי איפכא הם ד' ופתח אדעתא דלימא ארבעה וטעה וסיים בה' מי אזלינן בתר פתיחה ונפיק או בתר חתימה ולא נפיק ומסתברא דבתרווייהו לא נפיק דבעיא פתיחה וחתימה ודאי. אם אינו יודע החשבון ופתח אדעתא דליסיים כמו שישמע מחבירו ושתק עד שישמע מחבירו וסיים כמוהו יצא דפתיחה וחתימה איכא ע"כ: כתב בעל הלכות גדולות שאם שכח לברך כל הלילה שיספור ביום ואינו נראה לר"י וא"א הרא"ש ז"ל כתב שיספור ביום בלא ברכה. כתב עוד בה"ג שאם שכח לברך באחד מן הימים שלא יברך עוד בימים שלאחריו ורב סעדיה כתב שאם שכח באחד מן הימים יברך בימים שלאחריו חוץ מלילה הראשון שאם שכח ולא בירך בו שלא יברך עוד ורב האי כתב בין בלילה הראשון בין בשאר לילות אם שכח ולא בירך בו יברך בשאר לילות וכ"כ הר"י: אסור לאכול חדש אף בזמן הזה עד תחלת ליל י"ח בניסן ל"ש לחם ול"ש קלי ול"ש כרמל:

À Arvit, après la prière, on commence à compter le Omer, dont le temps débute au début de la nuit du 16 Nissan, et on compte ainsi pendant 49 jours. Le moment du décompte est au début de la nuit, et même si ce n'est pas la nuit complète mais qu'il y a un doute sur la tombée de la nuit, on peut compter. S'il a oublié de compter au début de la nuit, il peut compter toute la nuit. C'est une mitsva pour chacun de compter pour soi-même, et il faut compter debout, bénir d'abord, puis compter les jours et les semaines. Comment ? Le premier jour, il se tient debout et bénit « sur le décompte du Omer », « Aujourd'hui est un jour », jusqu'à arriver à sept jours, et alors il dira : « Aujourd'hui fait sept jours, qui sont une semaine ». Le huitième jour, il dira : « Aujourd'hui fait huit jours, qui sont une semaine et un jour », jusqu'à atteindre quatorze, où il dira : « Aujourd'hui fait quatorze jours, qui sont deux semaines », et ainsi de suite. L'Avi HaEzri a écrit : Certains disent qu'il n'est nécessaire de compter les jours que jusqu'à ce qu'il atteigne une semaine, par exemple « Aujourd'hui est un jour » jusqu'à sept, et alors il dira « Aujourd'hui fait sept jours qui sont une semaine » ; mais à partir de là, il n'est pas nécessaire de compter les jours de la semaine passée avec la semaine à venir. Ainsi, au huitième jour il dira « Aujourd'hui fait une semaine et un jour » et n'a pas besoin de dire « Aujourd'hui fait huit jours » car il les a déjà comptés la semaine précédente, et de même le neuvième jour. Et jusqu'à atteindre quatorze, il dira « Aujourd'hui fait quatorze jours qui sont deux semaines », et le quinzième jour il dira « Aujourd'hui fait deux semaines et un jour », et ainsi de suite. D'autres disent qu'il ne faut mentionner les semaines qu'à la fin de la semaine, par exemple au septième jour il dira « Aujourd'hui fait sept jours qui sont une semaine », mais au huitième jour il ne dit que « Aujourd'hui fait huit jours » jusqu'à atteindre quatorze, et ainsi de suite. Et comme je l'ai écrit, telle est la coutume, et c'est l'essentiel. L'Avi HaEzri a également écrit : S'il a commencé et dit « Béni sois-Tu ה' Roi de l'univers » avec l'intention de dire « Aujourd'hui fait quatre » en pensant qu'ils sont quatre, puis s'est souvenu et a conclu par cinq, et qu'ils sont bien cinq : suit-on l'ouverture (et puisqu'il a commencé avec l'intention de dire quatre, il n'est pas quitte) ? Ou peut-être suit-on la conclusion (et puisqu'il a conclu correctement, il est quitte) ? Ou bien l'inverse : ils sont quatre, et il a commencé avec l'intention de dire quatre, s'est trompé et a conclu par cinq : suit-on l'ouverture et il est quitte, ou la conclusion et il n'est pas quitte ? Il semble logique que dans les deux cas il ne soit pas quitte, car il faut assurément une ouverture et une conclusion correctes. S'il ne connaît pas le compte et commence avec l'intention de conclure selon ce qu'il entendra de son ami, se tait jusqu'à l'entendre et conclut comme lui, il est quitte, car il y a bien une ouverture et une conclusion correctes, fin de citation. L'auteur des Halachot Gedolot a écrit que s'il a oublié de bénir toute la nuit, il comptera le jour, mais cela ne semble pas juste au Ri. Et mon seigneur mon père le Roch, de mémoire bénie, a écrit qu'il comptera le jour sans bénédiction. L'auteur des Halachot Gedolot a encore écrit que s'il a oublié de bénir l'un des jours, il ne bénira plus les jours suivants. Rav Saadia a écrit que s'il a oublié un des jours, il bénira les jours suivants, sauf la première nuit où, s'il a oublié de bénir, il ne bénira plus. Rav Haï a écrit que, que ce soit la première nuit ou les autres nuits, s'il a oublié de bénir, il bénira les autres nuits ; c'est aussi ce qu'a écrit le Ri. Il est interdit de manger de la nouvelle récolte (Chadash) même de nos jours jusqu'au début de la nuit du 18 Nissan, qu'il s'agisse de pain, de grains torréfiés ou de grains frais.