Interdiction de préparer des repas ou de cuire du pain spécifiquement pour des non-Juifs ou des animaux pendant Yom Tov, et ses exceptions.
אין מבשלין לצורך א"י בי"ט הלכך אפילו להזמינו אסור שמא ירבה בשבילו ודוקא להזמינו דכיון שרוצה לכבדו חיישינן שמא ירבה בשבילו אבל לעבדו ושפחתו בביתו וכן שליח השלוח לו מותר להאכילם עמו ולא חיישינן שמא ירבה בשבילם כתב הרמב"ם אבל אם בא הא"י מאליו אוכל עמו שכבר הכינוהו ואינו נראה דאע"פ שכבר הכינוהו אכתי איכא למיחש שמא ירבה בשבילו אם הוא חשוב וראוי לכך אלא צריך שיאמר לו אם יספיק לך במה שהכננו לעצמינו בוא ואכול: אנשים א"י שמוטל על בני העיר לאפות להן אסור לאפות להן בי"ט אפילו אם אינן מקפידין אם יאכל הישראל ממה שהוא אוכל ובה"ג התיר אם אינן מקפידין וכ"כ הרמב"ם אנשים א"י שנתנו קמח שלהם לישראל לאפות להן אם אינן מקפידין שהישראל אוכל ממנו מותר לאפות להם ואינו כן לפי גירסת הגמ' שלנו וכשם שאסור לבשל לצורך א"י כך אסרו לבשל לצורך בהמה ודוקא בישול ואפייה אבל לטלטל מזונות וליתן לפניהם מותר אפי' בשבת ואבי העזרי והר"ז הלוי כתבו שמותר לבשל לצורך בהמה ולא נהירא לא"א ז"ל:
On ne cuisine pas pour les besoins d'un non-Juif à Yom Tov. Par conséquent, il est même interdit de l'inviter, de peur de cuisiner davantage pour lui. C'est précisément lorsqu'on l'invite qu'il y a ce risque, car désirant l'honorer, on craint qu'il ne multiplie les préparations pour lui. Cependant, concernant son serviteur et sa servante dans sa maison, ainsi qu'un messager qui lui est envoyé, il est permis de les nourrir avec soi sans craindre d'augmenter la préparation pour eux, comme l'a écrit le Rambam. Mais si le non-Juif vient de lui-même, il peut manger avec lui ce qui est déjà préparé. Toutefois, cela ne semble pas juste, car bien que ce soit déjà préparé, on doit encore craindre qu'il n'en rajoute pour lui s'il est important et en est digne, à moins de lui dire : « Si ce que nous avons préparé pour nous-mêmes te suffit, viens et mange. » Des non-Juifs pour lesquels il incombe aux habitants de la ville de cuire du pain, il est interdit de cuire pour eux à Yom Tov, même s'ils ne s'opposent pas à ce que le Juif mange de ce qu'il consomme. Le Bahag l'a permis s'ils ne s'en soucient pas, et c'est aussi l'avis du Rambam. Des non-Juifs qui ont donné leur farine à un Juif pour qu'il leur cuise du pain, s'ils ne s'opposent pas à ce que le Juif en mange, il est permis de le faire pour eux. Cependant, ce n'est pas le cas selon notre version de la Guemara. Tout comme il est interdit de cuisiner pour un non-Juif, il a été interdit de cuisiner pour un animal. Cela concerne uniquement la cuisson et la boulangerie, mais déplacer de la nourriture pour la placer devant eux est permis, même à Chabbat. L'Avi Haezri et le Rav Zerahya Halevi ont écrit qu'il est permis de cuisiner pour un animal, mais cela n'a pas paru juste à mon maître, mon père de mémoire bénie.