Règles relatives à la joie de la fête, la répartition du temps entre l'étude et les repas, et l'importance d'inclure les plus démunis sans sombrer dans la frivolité.
מצות יו"ט לחלק אותו חציו לבית המדרש וחציו לאכילה ושתייה ואע"פ שצריך כל אדם לצמצם יציאותיו אל יצמצם בהוצאת י"ט וצריך לכבדו ולענגו כדרך שמענג ומכבד השבת ובהלכות שבת כתבתיו וי"א שצריך לעשות בו ג' סעודות וכן כתב הרמב"ם ז"ל וא"א הרא"ש לא נהג כן כתב הרמב"ם ז"ל חייב אדם להיות שמח וטוב לב במועד הוא ואשתו ובניו וכל הנלוים אליו כל אחד כראוי לו כיצד הקטנים נותן להם קליות ואגוזים ומגדנות והנשים קונה להם בגדים ותכשיטין כפי ממונו והאנשים אוכלין בשר ושותין יין כשהוא אוכל ושותה חייב להאכיל לגר ליתום ולאלמנה עם שאר העניים אבל מי שנועל דלתי ביתו ואוכל ושותה עם בניו ואשתו ואינו מאכיל ומשקה לעניים ולמרי נפש אין זו מצוה אלא שמחת כריסו ועל אלו נאמר זבחיהם כלחם אונים להם כל אוכליו יטמאו כי לחמם לנפשם הוא אע"ג שהאכילה והשתייה במועד מצות עשה היא לא יהא אוכל ושותה כל היום אלא כך היא המדה כל העם משכימין לבתי כנסיות ולבתי מדרשות ומתפללין וקורין בתורה בענין היום וחוזרין לבתיהם ואוכלין והולכין לבתי מדרשות ושונין עד חצי היום ומתפללין תפלת המנחה וחוזרין לבתיה' לשתות שאר היום עד הלילה כשאדם אוכל ושותה ושמח ברגל לא ימשוך בבשר ויין ובשחוק ובקלות ראש ויאמר כל המוסיף בזה מרבה בשמחת מצוה לפי שאין השחוק וקלות ראש הרבה שמחה אלא הוללות וסכלות ולא נצטוינו על ההוללות והסכלות אלא על שמחה שיש בה עבודת היוצר חייבין ב"ד להעמיד שוטרים ברגלי' שיהו שוטטים ומחפשין בגנות ופרדסים ועל הנהרות שלא יתקבצו שם לאכול ולשתות אנשים ונשים ויבואו לידי עבירה וכן יזהרו בדבר זה לכל העם שלא יתערבו אנשים ונשים בבתיהם בשמחה ולא ימשכו ביין שמא יבואו לידי עבירה מדת החסידים אשר השם לנגדם תמיד ובכל דרכיהם ידעוהו בעת שמחתם אז יותר ויותר מברכין ומשבחין להקב"ה אשר שמחם ויאמר האדם בלבו בעת שמחתו והנאתו ואם כך היא שמחת העה"ז אשר היא הבל כי יש אחריה תוגה וצער א"כ מה תהא שמחת העה"ב התמידית שאין אחריה תוגה ויתפלל להקב"ה שיטה לבו לעבדו לעשות רצונו בלב שלם ושישמחנו בשמחת העולם ויזכנו לחיי העה"ב לאור באור פני מלך חיים:
La mitsva de Yom Tov est de le partager : moitié pour le beit hamidrach et moitié pour manger et boire. Bien que tout homme doive limiter ses dépenses, il ne limitera pas les dépenses de Yom Tov, qu'il doit honorer et rendre délectable comme on honore et délecte le Chabbat (j'ai écrit cela dans les lois de Chabbat). Certains affirment qu'il faut y faire trois repas, et c'est ce qu'a écrit le Rambam ; mais mon maître, mon père le Roch, n'avait pas cette coutume. Le Rambam a écrit : L'homme est tenu d'être joyeux et d'humeur agréable pendant la fête, lui, sa femme, ses enfants et tous ceux qui l'accompagnent, chacun selon ce qui lui convient. Comment ? On donne aux enfants des graines grillées, des noix et des friandises. Il achète aux femmes des vêtements et des bijoux selon ses moyens. Et les hommes consomment de la viande et boivent du vin. Lorsqu'il mange et boit, il a l'obligation de nourrir l'étranger, l'orphelin, la veuve et les autres pauvres. Mais celui qui verrouille les portes de sa maison pour manger et boire avec ses enfants et sa femme, sans nourrir ni abreuver les pauvres et les affligés, cela n'est pas une mitsva mais la joie de son propre ventre. À ce propos, il est dit : « Leurs sacrifices sont comme un pain de deuil, tous ceux qui en mangent se rendent impurs, car leur pain n'est que pour eux-mêmes. » Bien que manger et boire pendant la fête soit une mitsva positive, on ne passera pas toute la journée à manger et boire. Voici plutôt la règle : Tout le peuple se lève tôt pour se rendre au beit haknesset et au beit hamidrach, on prie, on lit dans la Torah le sujet du jour, puis on retourne chez soi pour manger. On retourne ensuite au beit hamidrach et on étudie jusqu'à la moitié du jour. On prie la tefila de Minha, puis on rentre chez soi pour boire le reste de la journée jusqu'à la nuit. Lorsqu'un homme mange, boit et se réjouit pendant la fête, il ne doit pas se laisser entraîner par la viande et le vin, ni par la moquerie et la frivolité, en se disant que plus on en fait, plus on accroît la joie de la mitsva. Car la moquerie et la frivolité ne constituent pas une grande joie, mais de l'égarement et de la folie. Or, nous n'avons pas reçu l'ordre de nous égarer ni d'agir follement, mais de vivre une joie qui s'accompagne du service de notre Créateur. Le tribunal a l'obligation d'établir des surveillants pendant les fêtes pour patrouiller et fouiller dans les jardins, les vergers et sur les rives des fleuves, afin d'empêcher les hommes et les femmes de s'y rassembler pour manger et boire et d'en venir à la faute. De même, on avertira l'ensemble du peuple de ne pas mêler hommes et femmes dans leurs maisons pendant les réjouissances, et de ne pas se laisser entraîner par le vin de peur d'en venir à fauter. L'attitude des hommes pieux, qui placent ה' constamment devant eux et Le connaissent dans toutes leurs voies, est de bénir et louer davantage le Saint béni soit-Il, qui les a réjouis, au moment de leur joie. L'homme dira en son cœur au moment de sa joie et de son plaisir : « Si la joie de ce monde-ci, qui n'est que vanité et qui est suivie de tristesse et de peine, est telle, que sera la joie perpétuelle du monde à venir, qui n'est suivie d'aucune tristesse ? » Et il priera le Saint béni soit-Il d'incliner son cœur à Le servir et à faire Sa volonté d'un cœur parfait, afin de nous réjouir de la joie de ce monde et de nous faire mériter la vie du monde à venir, pour briller à la lumière de la face du Roi de vie.