טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 547

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Lois relatives au deuil et aux funérailles pendant Hol HaMoed
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Règles concernant les oraisons funèbres, les manifestations de deuil, la déchirure des vêtements, le repas de condoléances, et les préparatifs de la tombe et du cercueil pendant la période de Hol HaMoed.

Glossaire

Hol HaMoed
Jours intermédiaires de la fête
Hesped
Oraison funèbre
Moed
Fête

ח"ה אסור בהספד ובתענית הלכך אין מניחין המטה ברחוב העיר שלא להרבות בהספד והנשים מענות פי' שכולן עונות כאחת אבל לא מקוננות שתהא אחת מדברת וכולן עונות אחריה ולא מטפחות להכות כף אל כף נקבר המת אף לא מענות ואפילו כל ל' יום לפני המועד אסור להספיד על מת שמת לו מלפני שלשים יום קודם המועד (ודוקא להספיד בשכר אסור על מת שמת שלשים יום קודם הרגל) ואפי' אם יש לו הספד בלא זה כגון שמת לו מת עתה שאותו מותר לסופדו אפי' מת ערב הרגל אסור להספיד עמו על המת שמת לפני ל' יום קודם המועד אבל בחנם מותר לרב אבל לשמואל אפי' בחנם נמי אסור והרמב"ן פסק כרב והראב"ד פסק כשמואל ולזה הסכים א"א הרא"ש ז"ל: אין קורעין בח"ה ולא חולצין כתף ולא מברין אלא קרובים של מת אבל קרובים קורעין אפילו ביום שמועה אם שמעו תוך שלשים יום ומברין האבל ומיהו אין מברין אלא על מטות זקופות שאין אבילות נוהג בחול המועד שיצטרך לכפות המטות להברותו עליהן ובספר המצות קטן כתב שאין קורעין ולא מברין בח"ה וא"א הרא"ש כתב כסברא ראשונה. חכם ששואלין אותו דבר הלכה בכ"מ ואומרה הכל קורעין עליו בין בפניו בין שלא בפניו וחולצין עליו ומברין עליו ואפי' בח"ה ואפי' ביום השמועה שאינו יום קבורה ואפי' לא קרע ביום שמועה יקרע בכל זמן שעוסקים בהספד אפי' עוסקין בו יותר מז' ימים כגון בשאר ימות השנה אבל בח"ה אין מספידים אלא בפניו ויום השמועה כמו בפניו דמי ועל רבו שלמדו חכמה או שהאיר עיניו במשנה אחת כגון חברים שלומדים זה עם זה קורעין בח"ה אפי' ביום שמועה ואין מתאחין לעולם ועל אדם כשר דלא סנו שומעניה ואינו חשוד על שום עבירה ולא על ביטול מצוה אלא שאינו חכם בתורה קורעין בח"ה אם ידע בין מיתה לקבורה אבל אם לא ידע בין מיתה לקבורה לא ועל כל אדם אם עומד בשעת יציאת נשמה חייב לקרוע אפי' בחול המועד ואפילו אם הוא חשוד בעבירות רק שלא יהא מומר לע"ג או מומר להכעיס לעבור על אחת מכל המצות. עושין כל צרכי המת בח"ה גוזזין לו שערו ומכבסין לו כסותו ומנסרין לו ארזים ובלבד שלא יקוץ אותם מן המחובר ומיהו דוקא בצנעה שיעשה הארון עם המת בחצר שיהיה ניכר שהוא לצורכו ואם מת אדם מפורסם שיש לו שם מותר אפי' אם יעשנו בשוק ובמקום שיהודים מועטים דרים במקום אחד והכל יודעים כשיש מת בעיר הכל חשוב כמפורסם אין חופרין כוכין וקברות בח"ה ופי' הראב"ד (אפי') לקבור בהן במועד אבל מחנכין אותם שאם הוא ארוך מקצרו או מאריכו או מרחיבו ורש"י פירש אין חופרין כוכין לקבור בהן אחר המועד אבל לקבור בהם במועד חופרים אותן אפי' בח"ה ולזה הסכים א"א הרא"ש ז"ל:

Il est interdit de prononcer une oraison funèbre (hesped) et de jeûner pendant Hol HaMoed. Par conséquent, on ne place pas le lit funèbre dans la rue de la ville pour ne pas amplifier l'oraison. Les femmes peuvent chanter en chœur (toutes répondent en même temps), mais elles ne se lamentent pas (l'une parle et les autres répondent), et ne tapent pas des mains. Une fois le mort enterré, elles ne chantent même plus en chœur. Il est interdit de prononcer une oraison pour une personne décédée trente jours avant la fête (Moed), et ce même durant les trente jours précédant cette fête. (Cette interdiction concernant un mort d'avant trente jours s'applique spécifiquement à une oraison rémunérée). Même s'il y a lieu de faire une oraison de toute façon, par exemple pour quelqu'un qui vient de mourir (pour qui l'oraison est permise, même s'il est mort la veille de la fête), il est interdit d'y associer le défunt mort trente jours avant la fête. Si c'est gratuit, Rav le permet, mais Chmouel l'interdit même gratuitement. Le Ramban tranche comme Rav, le Raavad comme Chmouel, et mon maître mon père le Roch de mémoire bénie s'accorde avec ce dernier. On ne déchire pas ses vêtements, on ne dénude pas l'épaule et on n'offre pas le repas de condoléances à Hol HaMoed, sauf pour les proches du défunt. Les proches déchirent leurs vêtements, même le jour de l'annonce du décès, s'ils l'ont appris dans les trente jours, et on leur offre le repas de condoléances. Cependant, on ne l'offre que sur des lits dressés normalement, car le deuil ne s'applique pas à Hol HaMoed au point d'exiger de renverser les lits pour ce repas. Le Sefer Mitsvot Katan écrit qu'on ne déchire ni n'offre le repas à Hol HaMoed, mais mon maître mon père le Roch maintient la première opinion. Pour un Sage à qui l'on pose des questions de halakha n'importe où et qui sait y répondre, tout le monde déchire ses vêtements, que ce soit en sa présence ou non ; on dénude l'épaule et on offre le repas, même à Hol HaMoed, et même le jour de l'annonce qui n'est pas le jour de l'enterrement. Même si l'on n'a pas déchiré le jour de l'annonce, on le fait à tout moment où l'on s'occupe de son oraison, même si c'est plus de sept jours après, comme le reste de l'année. Mais à Hol HaMoed, on ne prononce l'oraison qu'en présence du corps, et le jour de l'annonce est considéré comme sa présence. Pour son maître qui lui a enseigné la sagesse, ou qui l'a éclairé sur une seule Michna, ou pour des amis qui étudient ensemble, on déchire à Hol HaMoed, même le jour de l'annonce, et on ne recoud jamais complètement la déchirure. Pour un homme droit sans mauvaise réputation, insoupçonné de transgression ou de négligence d'une Mitsva, mais qui n'est pas un érudit en Torah, on déchire à Hol HaMoed si l'on est informé entre le décès et l'enterrement, mais pas autrement. Pour toute personne, si l'on est présent au moment où l'âme la quitte, on est tenu de déchirer même à Hol HaMoed, et ce même si elle est soupçonnée de péchés, pourvu qu'elle ne soit pas un apostat idolâtre ou un apostat provocateur transgressant une des Mitsvot. On effectue tous les préparatifs pour le mort à Hol HaMoed : on coupe ses cheveux, on lave ses vêtements, on scie des planches de cèdre, à condition de ne pas couper le bois encore attaché au sol. Toutefois, on doit fabriquer le cercueil en privé, dans la cour avec le mort, pour qu'il soit évident que c'est pour ses besoins. Si c'est une personne célèbre, il est permis de le faire même sur la place publique. Dans un endroit où vivent peu de Juifs et où tous savent qu'il y a un mort dans la ville, tout mort est considéré comme célèbre. On ne creuse pas de niches funéraires ni de tombes à Hol HaMoed. Le Raavad explique : on ne creuse pas, même pour y enterrer pendant la fête ; mais on peut les ajuster, si c'est trop long on raccourcit, on allonge ou on élargit. Rachi explique : on ne creuse pas de tombes pour y enterrer après la fête, mais pour y enterrer pendant la fête, on les creuse même à Hol HaMoed. Et mon maître mon père le Roch s'accorde avec Rachi.