טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 548

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Les lois du deuil pendant les Fêtes
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Ce chapitre détaille les règles concernant le deuil (Aveilout) et l'Aninout lorsqu'un décès survient pendant une Fête (Regel) ou Chol Hamoëd, ou juste avant. Il explique comment les différentes Fêtes (Pessah, Chavouot, Roch Hachana, Yom Kippour, Souccot) annulent ou s'intègrent dans le décompte des sept (Chiva) ou trente jours (Chlochim) de deuil, ainsi que la manière de traiter les nouvelles proches ou lointaines reçues un Chabbat ou un jour de Fête.

Glossaire

shogeg
par erreur
mezid
volontairement

כתב בה"ג מי שמת לו מת באחד מימי הרגל או בחש"מ חוץ מביום האחרון אינו נוהג אבילות ברגל עד שיצא כל הרגל ומיהו יום האחרון עולה לו אע"פ שאין אבילות נוהג בו ומשלים עליו ו' ימים ואם מת ביום האחרון נוהג בו אבילות וכ"כ רב אלפס ור"ת כתב שאף אם מת ביום אחרון אינו נוהג אבילות שאין אבילות נוהג במועד כלל אלא אנינות שאם מת לו מת בח"ה אסור בדברים שאונן אסור בהם ואם מת בי"ט אם אינו רוצה לקוברו בו ביום אין עליו דין אנינות אא"כ צריך להחשיך על התחום להכין לו צרכי קבורה אז חל עליו דין אנינות משעה שמחשיך אבל אם מת בי"ט שני והוא רוצה לקוברו או בי"ט ראשון ורוצה לקוברו ע"י עו"ג חל עליו אנינות אבל לאחר שנקבר אין עליו דין אבילות אלא לענין דברים שבצנעה שנוהגין ברגל ומיהו אע"פ שאסור בתשמיש המטה א"צ לישן בין האנשים אלא אשתו ישנה עמו בחדר ולזה הסכים א"א הרא"ש ז"ל אע"פ שאין אבילות ברגל אם מת לו מת ברגל הרגל עולה למנין שלשים ומתעסקין בו ברגל לנחמו ולאחר הרגל מתחיל למנות שבעה וכשיכלו ז' למיתת המת אע"פ שעדיין לא כלה האבילות מלאכתו נעשית על ידי אחרים ועבדיו עושין לו בצנעה בתוך ביתו מת לו מת קודם הרגל ונהג אבילות אפי' שעה אחת לפני הרגל בטלה ממנו גזירת שבעה וימי הרגל עולין לו למנין ל' הרי שבעה לפני הרגל וימי הרגל ומשלים עליהם עד ל' ודוקא שנהג אבילות באותה שעה אבל אם שגג או הזיד ולא נהג אבילות או שהיה קרוב לחשיכה ולא היה יכול לנהוג אין הרגל מבטל אבילות אלא נוהג ברגל דברים שבצנעה ומונה ז' ימים אחר הרגל ובאותן השבעה מלאכתו נעשית ע"י אחרים ועבדיו עושין לו בצנעה בתוך ביתו ואין רבים מתעסקין בו לנחמו שהרי נתעסקו בו ברגל ורגל עולה למנין ל' ואם נהג ז' לפני הרגל והרגל פוגע בתוך ל' מבטל ממנו גזירת ל' אפילו אם חל יום ז' ערב הרגל מותר לספר ולכבס ולרחוץ ערב הרגל וכן נמי אם חל יום ח' להיות בשבת ערב הרגל מותר לספר ולכבס ולרחוץ ע"ש ואם לא גילח בערב הרגל מותר לגלח אחר הרגל שהרי נתבטל ממנו גזירת ל' אבל בתוך הרגל לא יגלח כיון שהיה אפשר לו לגלח קודם הרגל ואם חל יום ז' שלו בשבת ערב הרגל מותר לגלח ברגל כיון שלא היה אפשר לו לגלח קודם ואם חל יום א' או יום ו' שלו בערב הרגל מותר לספר ולכבס ואסור לרחוץ עד הלילה וגם אסור ללבוש מה שכבס עד הלילה וריב"א פי' כמו שאסור לרחוץ כך אסור לכבס כל היום ומיהו שניהם מותרין סמוך לחשיכה ואין צריך להמתין עד הלילה וא"א הרא"ש ז"ל כתב כסברא הראשונה ודוקא בשאר מתים אבל באביו ואמו שאסור לספר עד שיגערו בו חביריו אפילו פגע בו הרגל אינו מבטלו ומיהו כתב בסמ"ק דווקא שפוגע בו הרגל בתוך ל' אבל אם עברו ל' ופגע בו הרגל או אפילו חל יום ל' ערב הרגל הרגל מפסיק ומותר לגלח: ראש השנה וי"ה חשיבי כרגלים לבטל האבילות נהג שעה לפני הפסח אותה שעה חשובה כז' וח' ימי הפסח הרי ט"ו ומשלים עליהם ט"ו שעה אחת לפני עצרת חשובה כז' ועצרת חשיב כז' ימים שכיון שאם לא הקריב קרבנות עצרת בעצרת יש לו תשלומין כל ז' חשיב כז' הרי י"ד ומשלים עליהם ט"ז ויום ב' של עצרת עולה למנין ט"ז דכיון שאנן בקיאים בקביעא דירחא ואין אנו עושים ב' ימים אלא משום מנהג חשיב כחול ועולה למנין ט"ז שעה אחת לפני ראש השנה וראש השנה הרי י"ד ומגלח עי"ה שמבטל ממנו גזירת ל' שעה אחת לפני י"ה וי"ה הרי י"ד ומגלח ערב החג שעה אחת לפני החג והחג הרי י"ד ושמיני עצרת חשיב ז' הרי כ"א ויום ב' של שמיני עצרת הרי כ"ב ומשלים עליהם שמונה שמע שמועה קרובה בשבת או ברגל ולמ"ש ורגל נעשית רחוקה אינו נוהג אלא יום אחד כדין שמועה רחוקה ונוהג אבילות ביום א' ומקצתו ככולו ובשבת או ברגל נוהג דברים שבצנעה שמע שמועה רחוקה בשבת או ברגל אינו נוהג בשבת וברגל אפי' דברים שבצנעה אלא למ"ש נוהג שעה אחת ודיו וכן למוצאי הרגל שמע שמועה קרובה בשבת כתב בסמ"ק דשבת עולה ליום אחד ולמחר קורע והו"ל יום ו' יום ז' לאבילות והרב רבי' יחיאל כתב דשבת אינו בתחלת המנין אלא יתחיל למנות מיום ראשון והו"ל שבת יום שביעי וינהוג דברים שבצנעה מקצת היום:

Le BaHaG a écrit : Celui dont un proche meurt l'un des jours de la Fête ou de Chol Hamoëd, à l'exception du dernier jour, n'observe pas le deuil pendant la Fête jusqu'à ce que toute la Fête soit passée. Cependant, le dernier jour compte pour lui bien que le deuil n'y soit pas observé, et il complète six jours après celui-ci. Et s'il est mort le dernier jour, il y observe le deuil. C'est ce qu'a écrit Rav Alfas. Mais Rabbenou Tam a écrit que même s'il est mort le dernier jour, il n'observe pas le deuil, car le deuil n'est pas du tout observé pendant la Fête, mais plutôt l'Aninout (le statut précédant l'enterrement) ; car si son mort décède à Chol Hamoëd, il lui est interdit les choses qu'un onen a l'interdiction de faire. S'il est mort à Yom Tov, s'il ne veut pas l'enterrer le jour même, la loi de l'Aninout ne s'applique pas à lui, à moins qu'il ne doive attendre la nuit à la limite du domaine de déplacement (Tchoum) pour lui préparer les nécessités de l'enterrement, alors la loi de l'Aninout s'applique à partir du moment où il fait nuit. Mais s'il est mort le deuxième jour de Yom Tov et qu'il veut l'enterrer, ou le premier jour de Yom Tov et qu'il veut l'enterrer par l'intermédiaire de non-Juifs, l'Aninout s'applique. Cependant, après qu'il est enterré, la loi du deuil ne s'applique pas à lui, sauf pour ce qui concerne les choses intimes que l'on observe pendant la Fête. Et toutefois, bien qu'il lui soit interdit d'avoir des relations conjugales, il n'a pas besoin de dormir parmi les hommes, mais sa femme dort avec lui dans la chambre ; et mon maître, mon père le Roch (de mémoire bénie) a approuvé cela. Bien qu'il n'y ait pas de deuil pendant la Fête, si son proche est mort pendant la Fête, la Fête compte pour le décompte des trente jours, et on s'occupe de lui pendant la Fête pour le consoler, et après la Fête il commence à compter sept jours. Et lorsque sept jours depuis le décès s'achèvent, bien que le deuil ne soit pas encore terminé, son travail peut être fait par d'autres et ses serviteurs travaillent pour lui en privé dans sa maison. Si son mort décède avant la Fête et qu'il a observé le deuil même une seule heure avant la Fête, le décret des sept jours est annulé pour lui, et les jours de la Fête comptent pour le décompte des trente jours ; voilà donc sept jours avant la Fête et les jours de la Fête, et il complète par-dessus jusqu'à trente. Et ceci s'applique spécifiquement s'il a observé le deuil à cette heure-là ; mais s'il a agi par erreur (shogeg) ou volontairement (mezid) et n'a pas observé le deuil, ou s'il était près de la tombée de la nuit et ne pouvait pas l'observer, la Fête n'annule pas le deuil, mais il observe pendant la Fête les choses intimes, et compte sept jours après la Fête. Et pendant ces sept jours, son travail est fait par d'autres et ses serviteurs le font en privé dans sa maison, et le public ne s'occupe pas de lui pour le consoler puisqu'ils s'en sont occupés pendant la Fête, et la Fête compte pour le décompte des trente jours. S'il a observé sept jours avant la Fête et que la Fête survient au milieu des trente jours, elle annule pour lui le décret des trente jours. Même si le septième jour tombe la veille de la Fête, il est permis de se couper les cheveux, de laver ses vêtements et de se baigner la veille de la Fête. Et de même, si le huitième jour tombe un Chabbat veille de Fête, il est permis de se couper les cheveux, de laver ses vêtements et de se baigner le vendredi. Et s'il ne s'est pas rasé la veille de la Fête, il lui est permis de se raser après la Fête, car le décret des trente jours a été annulé pour lui, mais pendant la Fête il ne se rasera pas, puisqu'il lui était possible de se raser avant la Fête. S'il s'est avéré que son septième jour est tombé un Chabbat veille de Fête, il lui est permis de se raser pendant la Fête, puisqu'il ne lui était pas possible de se raser avant. Et si son premier ou son sixième jour est tombé la veille de la Fête, il est permis de se couper les cheveux et de laver ses vêtements, mais il est interdit de se baigner jusqu'à la nuit, et il est également interdit de porter ce qu'il a lavé jusqu'à la nuit. Le Rivam a expliqué : de même qu'il est interdit de se baigner, il est interdit de laver des vêtements toute la journée. Cependant, les deux sont permis à l'approche de la nuit, et il n'est pas nécessaire d'attendre jusqu'à la nuit ; mais mon maître, mon père le Roch (de mémoire bénie) a statué selon la première opinion. Et cela vaut spécifiquement pour les autres défunts, mais pour son père ou sa mère, pour lesquels il est interdit de se couper les cheveux jusqu'à ce que ses amis le réprimandent, même si la Fête survient, elle ne l'annule pas. Cependant, il a écrit dans le SeMak : c'est spécifiquement quand la Fête survient à l'intérieur des trente jours, mais si trente jours se sont écoulés et que la Fête survient, ou même si le trentième jour tombe la veille de la Fête, la Fête interrompt et il est permis de se raser. Roch Hachana et Yom Kippour sont considérés comme des Fêtes pour annuler le deuil. S'il a observé une heure avant Pessah, cette heure est comptée comme sept jours, et les huit jours de Pessah font quinze, et il complète quinze jours. Une heure avant Atseret (Chavouot) est comptée comme sept, et Atseret est compté comme sept jours, car puisqu'au cas où il n'aurait pas offert les sacrifices d'Atseret à Atseret il a une compensation pendant sept jours, c'est considéré comme sept. Cela fait quatorze, et il complète avec seize jours. Et le deuxième jour d'Atseret compte dans le décompte de seize, car puisque nous sommes experts dans la fixation de la nouvelle lune et que nous ne faisons deux jours qu'à cause de la coutume, c'est considéré comme un jour profane et s'ajoute au compte de seize. Une heure avant Roch Hachana et Roch Hachana font quatorze, et il se rase la veille de Yom Kippour, car cela annule pour lui le décret des trente jours. Une heure avant Yom Kippour et Yom Kippour font quatorze, et il se rase la veille de la Fête (Souccot). Une heure avant la Fête et la Fête font quatorze, et Chemini Atseret compte pour sept, ce qui fait vingt-et-un, et le deuxième jour de Chemini Atseret fait vingt-deux, et il complète avec huit jours. S'il a entendu une nouvelle proche un Chabbat ou pendant la Fête et qu'à l'issue (du Chabbat ou de la Fête) cela devient une nouvelle lointaine, il n'observe qu'un seul jour selon la loi d'une nouvelle lointaine, et il observe le deuil le premier jour, et une partie du jour est comme son entièreté. Et le Chabbat ou pendant la Fête, il observe les choses en privé. S'il a entendu une nouvelle lointaine le Chabbat ou pendant la Fête, il n'observe pas même les choses intimes le Chabbat ou la Fête, mais à l'issue du Chabbat il observe une heure et cela suffit, et il en va de même à l'issue de la Fête. S'il a entendu une nouvelle proche un Chabbat, il a écrit dans le SeMak que le Chabbat compte pour un jour et le lendemain il déchire ses vêtements, et ce sera le sixième jour (restant), donc le septième jour de deuil. Mais le Rabbin Rabbi Yechiel a écrit que le Chabbat n'est pas au début du décompte, mais il commencera à compter à partir du dimanche, et le Chabbat sera le septième jour, et il observera les choses en privé pendant une partie du jour.