Lois relatives au souvenir de la destruction du Temple lors d'occasions joyeuses, la construction des maisons, les couronnes de mariage et la musique.
משחרב הבית תקנו שבכל דבר שמחה שיהיה בה זכר לחורבן הבית וע"כ אמרו סד אדם את ביתו בסיד ומניח בו אמה על אמה בלא סיד זכר לחורבן הבית והרמב"ם ז"ל כתב אין בונין בניין מסיד כבנין המלכים אלא טח ביתו בטיט וסד בסיד (ס"א בסיד ובטרכסיד) ומשייר בו אמה על אמה ואינו משמע כן בגמרא דבתר דמייתי הך ברייתא ת"ר לא יסוד אדם את ביתו בסיד ואם עירב בו חול או תבן מותר ר"י אומר חול הרי הוא טרכסיד ואסור תבן מותר ומסיק כך אמרו חכמים סד אדם את ביתו בסיד ומשייר בו אמה על אמה אלמא ע"י שיור אמה על אמה מותר כל מיני סיד ועושה אשה תכשיטיה ומשיירת בהם דבר מועט ומאי היא בת צדעא פירוש טפול סיד שמטפלת במקום הצדעים ועושה אדם כל צרכי סעודה ומשייר בה דבר מועט אפילו כסא דהרסנא: תקנו להניח אפר בראש חתנים במקום הנחת תפילין ואסרו עטרות לחתנים ודוקא לחתנים שלא אסרו אלא בעת ריבוי שמחה אבל לשאר כל אדם מותר וקאמר רב לא שנו אלא של מלח וגפרית אבל של ורד והדס מותר ושמואל אומר אף של ורד והדס אסור אבל עושה של קנים וחילת ופסק הרמב"ם ז"ל כשמואל ואיני יודע למה דהא קי"ל כרב באיסורי ופירשו התוס' דלא בעטרות של הראש איירי שאין דרך לעשותו מקנים וחילת אלא כעין כיפה ששושין לחתן שיושב בה וכלות מותרות בכל חוץ מבעיר של זהב שאסרו אף לכלות והרמב"ן כתב דלאו דוקא עיר של זהב אלא כל שעיקרו של כסף או של זהב אסור אף לכלות ולא התירו להם אלא שעיקרן של מיני צבעונים אע"פ שיש בו משבצות זהב וכ"כ הרמב"ם ז"ל גזרו על עטרות כלות של כסף וזהב אבל עטרות של גדיל מותר לכלות ושאר כל אדם חוץ מחתן וכלה מותרין בכל ואסרו כל מיני שיר בין בכלי בין בפה ופירש"י כגון לשורר בבית המשתה והתוס' מפרשים דאפי' בלא משתה נמי ודוקא למי שרגיל בכך כההיא דאיתא בירוש' ריש גלותא הוה קאים ודמיך בזמרא פירוש בשכבו ובקומו היו מזמרין לפניו ומלשון הרמב"ם ז"ל משמע דבכלי אסור לשמוע בכל ענין ובפה דוקא על היין אבל הוא ביאר בתשובת שאלה דאפי' בפה אסור אף בלא משתה ואין חילוק בין לשון עברי ולשון ערבי כ"ש אם הן דברי ניבול שאסור לשומעו אף בלא מליצה וניגון וה"מ שירת אהבים כגון לשבח יפה ביופיו וכיוצא בו אבל מותר לומר שירות ותשבחות על היין בבית המשתה ואסור לאדם שימלא שחוק פיו בזמן הזה שנאמר אז ימלא שחוק פינו:
Depuis la destruction du Temple, ils ont institué que dans toute occasion de joie, il y ait un souvenir de la destruction du Temple. C'est pourquoi ils ont dit : un homme peut enduire sa maison de chaux, mais il y laisse une coudée sur une coudée sans chaux en souvenir de la destruction du Temple. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : « On ne construit pas un bâtiment en chaux comme la construction des rois, mais il recouvre sa maison de boue et l'enduit de chaux [...] et y laisse une coudée sur une coudée. » Or, cela ne semble pas être le sens dans la Guemara, car après avoir rapporté cette baraita, nos Maîtres ont enseigné : « Un homme ne doit pas enduire sa maison de chaux, mais s'il y a mélangé du sable ou de la paille, c'est permis. Rav Yéhouda dit : le sable est du trakssid et est interdit, la paille est permise. » Et elle conclut : « Ainsi ont dit les Sages : un homme enduit sa maison de chaux et y laisse une coudée sur une coudée. » Ainsi, par le fait de laisser une coudée sur une coudée, toutes sortes de chaux sont permises. Une femme prépare ses parures et y laisse une petite chose en moins ; de quoi s'agit-il ? De bat tsade'a, c'est-à-dire un enduit qu'elle applique sur les tempes. Un homme prépare tous les besoins d'un repas, mais y laisse une petite chose en moins, même le kassa de'harsena (un plat de petits poissons). Ils ont institué de placer des cendres sur la tête des jeunes mariés à l'endroit de la pose des tefilin. Ils ont interdit les couronnes pour les mariés, et spécifiquement pour les mariés, car ils ne les ont interdites qu'au moment d'une abondante joie, mais pour toute autre personne, c'est permis. Rav dit : « Ils ne l'ont enseigné que pour des couronnes de sel et de soufre, mais celles de roses et de myrte sont permises. » Et Chmouel dit : « Même de roses et de myrte, c'est interdit, mais il peut en faire de roseaux et de joncs. » Le Rambam a tranché comme Chmouel, et je ne sais pas pourquoi, car il est établi que la Halakha suit Rav dans les interdictions. Les Tossafot ont expliqué qu'il ne s'agit pas de couronnes pour la tête, car on n'a pas l'habitude d'en faire en roseaux et en joncs, mais plutôt d'une sorte de dais que l'on dresse pour le marié afin qu'il s'y asseye. Les mariées sont permises à tout, sauf une « ville d'or » qu'ils ont interdite même aux mariées. Le Ramban a écrit qu'il ne s'agit pas spécifiquement d'une « ville d'or », mais de toute couronne dont l'essentiel est en argent ou en or, qui est interdite même aux mariées ; ils ne leur ont permis que celles dont l'essentiel est fait de matières colorées, même s'il s'y trouve des montures en or. Le Rambam a également écrit : « Ils ont décrété contre les couronnes en argent et en or pour les mariées, mais les couronnes tressées sont permises pour les mariées. » Toute autre personne, à l'exception du marié et de la mariée, est permise à tout. Ils ont interdit toute sorte de chant, que ce soit avec un instrument ou avec la bouche. Rachi a expliqué : par exemple, chanter dans une maison de festin. Les Tossafot expliquent : que même sans festin, et spécifiquement pour celui qui en a l'habitude, comme l'épisode rapporté dans le Yerouchalmi : l'Exilarque se levait et se couchait en musique, c'est-à-dire qu'à son coucher et à son lever, on chantait devant lui. L'expression du Rambam laisse entendre qu'avec un instrument, il est interdit d'écouter en toute circonstance, et avec la bouche, spécifiquement sur du vin. Mais il a précisé dans une réponse que même avec la bouche, c'est interdit même sans festin, et qu'il n'y a pas de différence entre la langue hébraïque et la langue arabe ; à plus forte raison s'il s'agit de paroles vulgaires, qu'il est interdit d'écouter même sans rhétorique ni mélodie. Ces propos concernent des chants profanes, comme vanter la beauté d'une personne, et autres choses similaires, mais il est permis de dire des cantiques et des louanges sur du vin dans une maison de festin. Et il est interdit à un homme de remplir sa bouche de rire en ce temps-ci, comme il est dit : « Alors notre bouche s'emplira de rire. »