טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 563

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · L'acceptation d'un jeûne privé
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Discussion sur le moment opportun pour formuler l'acceptation d'un jeûne privé, selon Rav et Chmouel, et la validité d'une acceptation uniquement pensée.

Glossaire

minha
Prière de l'après-midi
arvit
Prière du soir
chaharit
Prière du matin
olah
Sacrifice d'holocauste

אימתי מקבלו רב אמר במנחה כשיגיע זמן המנחה יאמר הריני בתענית יחיד למחר ושמואל אמר בתפלת המנחה פירש ר"ח שיאמר בשומע תפלה הריני בתענית יחיד למחר יהי רצון מלפניך שתקבלני באהבה והרמב"ם כתב שיאמר עננו בתפלת המנחה וגומר להתענות למחר וכ"כ בה"ג ולא נהירא דהא אמרינן גבי הזכרת עננו ערבית שחרית ומנחה ולא קאמר במנחה שלפני התענית רי"ף פסק כשמואל והראב"ד פסק כרב וכיון דאיכא פלוגתא דרבוותא טוב שלא להפסיק בתפלה ואם היה בדעתו להתענות והרהר בלבו קבלת תענית היה אומר ר"ת דהוי שפיר קבלה אע"פ שלא הוציאו בשפתיו דהוי כמו נדר דאמרינן שאם גמר בלבו להביא עולה חייב אע"פ שלא הוציאו בשפתיו ודוקא שהרהר בשעת מנחה לרב ולשמואל בתפלת המנחה:

Quand accepte-t-on le jeûne ? Rav dit : à minha ; quand arrive le temps de la minha, il dit : "Voici que je prends sur moi un jeûne individuel pour demain". Et Chmouel dit : pendant la tefila de minha. Rabbenou Hananel a expliqué qu'il doit dire dans "Chomea tefila" : "Voici que je prends sur moi un jeûne individuel pour demain, que ce soit Ta volonté de m'accepter avec amour". Le Rambam a écrit qu'il doit dire "Anenou" dans la tefila de minha et conclure par "pour jeûner demain". C'est aussi ce qu'a écrit le Ba'ag (Halakhot Guedolot). Mais cela n'est pas évident, car nous disons à propos de la mention de "Anenou" qu'on le dit à arvit, chaharit et minha, et il n'est pas dit "à la minha précédant le jeûne". Le Rif a tranché comme Chmouel et le Raavad a tranché comme Rav. Puisqu'il y a une divergence d'opinions parmi les décisionnaires, il est bon de ne pas s'interrompre pendant la tefila. S'il avait l'intention de jeûner et qu'il a pensé dans son cœur à l'acceptation du jeûne, Rabbenou Tam disait que cela constitue une acceptation valable, bien qu'il ne l'ait pas prononcé de ses lèvres, car cela s'apparente à un vœu, comme nous disons que si l'on a résolu dans son cœur d'apporter un sacrifice de holocauste (olah), on en est redevable même sans l'avoir exprimé des lèvres. Mais ceci s'applique précisément s'il y a pensé à l'heure de minha selon Rav, et pendant la tefila de minha selon Chmouel.