טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 576

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Jeûnes et sonneries pour les autres calamités
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Les règles concernant la proclamation de jeûnes et les sonneries du chofar en cas d'autres malheurs tels que les sièges, les épidémies, les effondrements de bâtiments, les bêtes féroces, les maladies des récoltes et la chute des prix.

Glossaire

Askara
Diphtérie / croup (maladie respiratoire mortelle)

כשם שמתענין ומתריעין על הגשמים כך מתענין ומתריעין על שאר הצרות כגון שצרין על עיירות ישראל כתב הרמב"ם ז"ל אפי' לא באו אלא לשאול מהם מס או לגזור עליהם אפי' על מצוה קלה מתענין ומתריעין עד שירחמו וכל הערים אשר סביבותיהם מתענין ולא מתריעין אלא תוקעין להתקבץ לעזרה ואפי' לא באו אלא לעבור דרך ארצם שאין להם מלחמה עמהם אלא על אחרים ועוברים על מקום ישראל מתענין ומתריעין וכן על דבר ואיזהו דבר עיר שיש בה ת"ק רגלי ויצאו ממנה ג' מתים בג' ימים בזה אחר זה הוי דבר ביום א' או בד' ימים אינו דבר יש בה אלף ויצאו ממנה ששה בשלשה ימים זה אחר זה הרי זה דבר יצאו ביום אחד או בד' ימים אינו דבר וכן לפי החשבון זה וכתב הרמב"ם ז"ל ואין נשים וקטנים וזקנים ששבתו ממלאכה בכלל אנשי המדינה לענין זה ואם היה דבר בארץ ישראל מתענות שאר גליות עליהם היה בחוצה לארץ ושיירות הולכות ובאות ממדינה למדינה אחרת שתיהן מתענות אע"פ שהם רחוקות זו מזו וכן מתענין על מפולת שבעיר ואיזו היא מפולת שנופלין בתים חזקים שאין ראויין ליפול ועומדין במקום שאין ראוין ליפול אבל אם הם עומדים על שפת הנהר אפי' הם חזקים הם ראוין ליפול וכתב הרמב"ם ז"ל וכן על הרעם והרוחות שמפילין הבנינים מתריעין עליהם וכן החולים כגון שיש אסכרה בעיר להרבה אנשים אם מתים ממנה מתענין ומתריעין ואם אינן מתים ממנה אין מתענין ואין מתריעין וכ' הרמב"ם ז"ל וכן חיכוך לח הרי הוא כשחין פורח ואם פשט ברוב הצבור מתענין ומתריעין עליו אבל חיכוך יבש צועקים עליו בלבד. וכן על חיה רעה שנשתלחה אפי' לא הזיקה אלא נראית בלבד מתענין ומתריעין בכ"מ אפי' הרחוקים אבל אם אינו משולחת אינו אלא מקרה ואין מתענין וה"ד משולחת נראית ביום בעיר הרי זו משולחת אבל בלילה או ביום בשדה אינה משולחת ראתה ב' בני אדם ורדפה אחריהם משולחת ברחה מפניהם אינה משולחת טרפה ב' בני אדם ואכלה אחד מהם משולחת שאינה עושה מחמת רעבון כיון שאינה אוכלת שניהם אלא שנשתלחה להזיק אכלה ב' אינה משולחת שמחמת רעבון עשתה נכנסה לבית ולקחה תינוק מהעריסה הרי זו משולחת כתב הרמב"ם ז"ל שאר מיני רמש ועוף ורמש הארץ ששולחו והזיקו כגון שילוח נחשים ועקרבים ואצ"ל צרעין ויתושין והדומין להם אין מתענין עליהם ואין מתריעין אלא זועקין בלא תרועה ע"כ ונראה דנחשים ועקרבים מתענין עליהם ועל הירקון והשדפון משהתחיל בתבואה אפילו לא התחיל אלא במקום אחד כמלא פי תנור מתענין ומתריעין בכל המקומות אפילו הרחוקים שהם דברים המתפשטין וכן על הסחורות שנזדלזלו בענין שהשכר אבד מתענין ומתריעין כיצד אם ירדו רוב הסחורות שרוב חיי אנשי אותה העיר תלויין בה ונתמעט המשא ומתן עד שצריך למכור עשרה בו' מתענין ומתריעין אפילו בשבת אבל על כל האחרים אין מתענין ולא מתריעין לא בשבתות וי"ט חוץ מהעיר שהקיפוה אויבים או נהר וספינה המטורפת בים ואפי' על יחיד הנרדף מפני לסטים או רוח רעה זועקין ומתחננין בתפילות בשבת אבל אין תוקעין אא"כ תוקעין לקבץ העם לעזור לאחיהם להצילם כך כתב הרמב"ם ז"ל ורש"י פי' אפי' תפלה להתחנן ולזעוק אין לעשות אלא צועקים על בני אדם שיבואו לעזרתם ומסתברא כדברי הרמב"ם:

Tout comme on jeûne et on sonne la terou'a pour les pluies, ainsi on jeûne et on sonne pour les autres malheurs, par exemple si des ennemis assiègent des villes d'Israël. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : même s'ils ne sont venus que pour exiger d'eux un impôt ou pour décréter contre eux l'annulation ne serait-ce que d'une mitsva légère, on jeûne et on sonne jusqu'à ce qu'on ait pitié d'eux. Toutes les villes des environs jeûnent mais ne sonnent pas, elles sonnent du chofar uniquement pour se rassembler afin de porter secours. Et même s'ils ne viennent que pour traverser leur pays sans avoir l'intention de leur faire la guerre mais de la faire à d'autres, du moment qu'ils passent par un lieu d'Israël, on jeûne et on sonne. De même en cas de peste. Qu'est-ce qu'une peste ? Une ville de cinq cents fantassins d'où sortent trois morts en trois jours consécutivement, c'est une peste. S'ils meurent en un jour ou en quatre jours, ce n'est pas une peste. S'il y a mille habitants et qu'il en sort six en trois jours consécutivement, c'est une peste. S'ils sortent en un jour ou en quatre jours, ce n'est pas une peste. Et ainsi de suite selon ce calcul. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : les femmes, les enfants et les vieillards qui ont cessé de travailler ne sont pas inclus parmi les habitants de la ville pour ce calcul. S'il y a la peste en Terre d'Israël, le reste des exilés jeûne pour eux. Si elle est en dehors de la Terre d'Israël, et que des caravanes vont et viennent d'une contrée à l'autre, les deux jeûnent bien qu'elles soient éloignées l'une de l'autre. De même on jeûne pour l'effondrement dans une ville. Qu'est-ce qu'un effondrement ? Des maisons solides qui tombent sans raison apparente, et qui se tiennent dans un endroit où elles ne sont pas censées tomber. Mais si elles se trouvent sur la berge d'un fleuve, même si elles sont solides, elles sont susceptibles de tomber. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : de même pour le tonnerre et les vents qui abattent les bâtiments, on sonne pour eux. De même pour les maladies, par exemple s'il y a l'askara dans la ville touchant beaucoup de personnes : s'ils en meurent, on jeûne et on sonne ; s'ils n'en meurent pas, on ne jeûne pas et on ne sonne pas. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : de même la gale humide est considérée comme un ulcère éruptif, et si elle se propage dans la majorité du tsibbour, on jeûne et on sonne pour cela, mais pour une gale sèche on se contente de crier à ce sujet seulement. De même pour une bête féroce qui a été envoyée. Même si elle n'a pas causé de dommage mais a seulement été vue, on jeûne et on sonne partout, même dans les lieux éloignés. Mais si elle n'a pas été envoyée, ce n'est qu'un hasard et on ne jeûne pas. Comment sait-on qu'elle est envoyée ? Si elle est vue de jour en ville, elle est envoyée. Mais la nuit ou de jour dans les champs, elle n'est pas envoyée. Si elle voit deux personnes et les poursuit, elle est envoyée. Si elle s'enfuit devant eux, elle ne l'est pas. Si elle a tué deux personnes et en a mangé une, elle est envoyée, car elle n'agit pas par famine puisqu'elle n'a pas mangé les deux, mais elle a été envoyée pour nuire. Si elle a mangé les deux, elle n'est pas envoyée car elle a agi par famine. Si elle est entrée dans une maison et a pris un bébé dans son berceau, elle est envoyée. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : pour les autres espèces de reptiles, d'oiseaux et d'animaux rampants de la terre qui ont été envoyés et ont causé des dommages, par exemple une invasion de serpents ou de scorpions, et à plus forte raison de guêpes, de moustiques et similaires, on ne jeûne pas et on ne sonne pas, on crie à ה' seulement, sans terou'a. Fin de citation. Mais il semble que pour les serpents et les scorpions, on doive jeûner. Pour la jaunisse et la nielle, dès qu'elles commencent dans la récolte, même si cela ne commence que dans un seul endroit grand comme l'ouverture d'un four, on jeûne et on sonne dans tous les endroits, même éloignés, car ce sont des maux qui se propagent. De même pour les marchandises dont le prix s'est effondré au point où le profit est perdu, on jeûne et on sonne. Comment ? Si la plupart des marchandises dont dépend la vie des habitants de cette ville baissent, et que le commerce diminue au point où l'on doit vendre dix pour six, on jeûne et on sonne, même le Chabbat. Mais pour toutes les autres calamités, on ne jeûne ni ne sonne les Chabbatot et Yom Tov, sauf pour une ville encerclée par des ennemis ou un fleuve, ou un navire en perdition en mer, et même pour un yahid poursuivi par des brigands ou un mauvais esprit, on crie et on supplie dans les tefilot du Chabbat, mais on ne sonne pas, à moins qu'on ne sonne pour rassembler le peuple afin d'aider leurs frères à être sauvés. Ainsi a écrit le Rambam, de mémoire bénie. Mais Rachi a expliqué que même une tefila pour supplier et crier à ה' ne doit pas être faite, mais qu'ils doivent seulement crier aux gens de venir à leur aide. Et il est logique de suivre l'opinion du Rambam.