Signes propitiatoires et coutumes de consommation de certains aliments au début de l'année.
גרסינן בפ"ק דכריתות (ה:) אמר רבה מאן דבעי למידע אי מסיק שתא אי לא מייתי בהדין עשרה יומי שבין ר"ה ליה"כ שרגא בביתא דלא נשיב זיקא אי משיך נהורא ידע דמשיך שתא ומאן דבעי למידע אי מצלח עסקיה אי לא מרבי תרנגולא אי שמין שפיר ידע דמצלח אמר אביי השתא דאמרת סימנא מלתא היא יהא איניש רגיל למיכל בריש שתא אתרוגא קרי רוביא כרתי סלקי ותמרי רוביא פירש רש"י תלתן רוביא ירבו זכיותינו כרתי יכרתו כו' סלקי יסתלקו כו' תמרי יתמו כו' קרי מפני שממהר להיות גדל ומזה רבו המנהגים כ"מ ומקום לפי מנהגו כמו באשכנז שרגילין לאכול בתחלת הסעודה תפוח מתוק בדבש לומר תתחדש עלינו שנה מתוקה ובפרובינצ"א נוהגין להביא על השלחן כל מיני חידוש ואוכלין ראש כבש והריאה לומר נהיה לראש ולא לזנב והריאה לפי שהיא קלה והר"מ מרוטנבורג היה רגיל לאכול ראש איל זכר לאילו של יצחק:
Nous étudions dans le premier chapitre de Keritot (5b) : Rabba a dit : celui qui veut savoir s'il finira l'année ou non, qu'il suspende durant ces dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour une lampe dans une maison où le vent ne souffle pas ; si la lumière se prolonge, il sait que son année se prolongera. Et celui qui veut savoir si ses affaires prospéreront ou non, qu'il élève un coq ; s'il s'engraisse bien, il sait qu'il réussira. Abaye a dit : puisque tu as dit que le signe a une importance, l'homme s'habituera à manger au début de l'année de l'étrog, du qara (courge), du roubia (fenugrec), du karti (poireau), du silqa (bettes) et des tamri (dattes). Roubia, Rachi l'explique par le tiltan : roubia, que nos mérites se multiplient. Karti, qu'ils soient retranchés, etc. Silqa, qu'ils se retirent, etc. Tamri, qu'ils s'achèvent, etc. Qara, car il grandit vite. De là se sont multipliées les coutumes, chaque lieu selon sa coutume. Comme en Achkenaz où l'on a l'habitude de manger en début de repas une pomme douce dans du miel pour dire : que se renouvelle sur nous une année douce. Et en Provence, on a coutume d'apporter sur la table toutes sortes de primeurs, et on mange une tête de mouton et le poumon, pour dire : soyons à la tête et non à la queue, et le poumon car il est léger. Le Maharam de Rothenburg avait l'habitude de manger une tête de bélier en souvenir du bélier d'Isaac.