טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 600

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Lois du second jour de Roch Hachana
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Statut du second jour concernant les fruits et les œufs, et les règles de la bénédiction de Chehecheyanou (Zeman).

ביצה שנולדה בי"ט הראשון של ר"ה או שום ד"א שנתלש בו מן המחובר אסור גם בשני אע"ג דבשאר י"ט מותר בשני הכא אסור דתרווייהו חשיבי כחדא קדושתא ולענין זמן בליל י"ט ב' על הקידוש וביום השני על השופר כתב רש"י בתשובה רבותי אומרין שא"א זמן אלא בראשון דקדושה אחת הן וכחד יומא אריכא דמי אבל אני אומר שצ"ל זמן וכן נוהגין במקומינו ובכל המקומות שעברתי ואין חילוק בין י"ט של ר"ה לשאר י"ט של גליות אלא לענין ביצה ומחובר לאסור של זה בזה וטעמא משום דאף בזמן ב"ד פעמים היו עושין ב' ימים אע"פ שלא היה שם ספק שיום ב' הוה עיקר י"ט והיו גומרין יום א' בקדושה שלא יזלזלו בו לשנה הבאה אבל לענין זמן ממ"נ אי ספק הוא אומר זמן ואי אמנהגא דב"ד סמכינן שהיו נוהגין היום קודש ולמחר קודש אומרים זמן דהא מיום ב' היו מונין תיקון המועדות והוא עיקר ר"ה וצ"ל בו זמן וכן הלכה וכ"כ רשב"ם בשם זקינו רש"י וכתב דמסתבר טעמיה וכן דעת בעל העיטור והגאונים כתבו שאין לומר זמן בב' לא בקידוש ולא בשופר וכתב א"א ז"ל וטוב שיקח אדם פרי חדש ויניחנה לפניו ויברך שהחיינו ויהא דעתו גם על הפרי ויצא ידי ספק וכן היה נוהג הר"מ מרוטנבורק ע"כ ונ"ל שאם חל יום ראשון בשבת דלכ"ע י"ל זמן בשופר ביום שני כיון שלא תקעו בראשון:

Un œuf qui a été pondu lors du premier jour de Yom Tov de Roch Hachana, ou toute autre chose qui a été détachée de ce qui est attaché (à la terre) pendant ce jour, est également interdit le second jour. Bien que pour les autres jours de Yom Tov, cela soit permis le second jour, ici c'est interdit car les deux jours sont considérés comme une seule et même sainteté. Concernant la bénédiction du temps (Chehecheyanou) la nuit du second jour de Yom Tov sur le Kiddouch, et le second jour sur le Chofar, Rachi a écrit dans une réponse : "Mes maîtres disent qu'on ne dit le temps que le premier jour car c'est une seule sainteté et c'est considéré comme un seul jour long ; mais moi je dis qu'il faut dire le temps. Et c'est ainsi que l'on a coutume d'agir dans notre lieu et dans tous les endroits par où je suis passé. Il n'y a de différence entre le Yom Tov de Roch Hachana et les autres Yom Tov de l'exil que pour l'œuf et ce qui a été cueilli, afin d'interdire de l'un à l'autre. La raison en est que même à l'époque du tribunal (Beth Din), ils faisaient parfois deux jours, bien qu'il n'y ait eu aucun doute sur le fait que le second jour soit l'essentiel du Yom Tov, et ils achevaient le premier jour dans la sainteté pour ne pas le dévaloriser l'année suivante. Mais concernant le temps, de toute façon, si c'est un doute, on dit le temps ; et si l'on se fie à la coutume du tribunal qui avait l'habitude de considérer ce jour comme saint et le lendemain comme saint, on dit le temps, car c'est à partir du second jour qu'on comptait la fixation des fêtes, et c'est l'essentiel de Roch Hachana, il faut donc y dire le temps." Et telle est la loi. Le Rachbam a également écrit ainsi au nom de son grand-père Rachi et a noté que sa raison est logique. C'est aussi l'avis du Baal HaItour. Les Gueonim ont écrit qu'il ne faut pas dire le temps le second jour, ni pour le Kiddouch ni pour le Chofar. Mon maître mon père (le Roch), de mémoire bénie, a écrit : "Il est bon qu'une personne prenne un fruit nouveau, le place devant lui et récite la bénédiction Chehecheyanou, en ayant également l'intention d'inclure le fruit, afin de s'acquitter du doute. C'est ainsi qu'agissait le Maharam de Rothenburg", fin de citation. Il me semble que si le premier jour tombe un Chabbat, selon tous les avis, on devra dire le temps sur le Chofar le second jour puisqu'ils n'ont pas sonné le premier jour.