Comment agir avec un malade pendant Kippour, le recours à l'avis médical en cas de danger de mort, les règles de la quantité permise et la mention de Kippour dans le Birkat Hamazon pour celui qui a dû manger.
חולה שצריך לאכול אם יש שם רופא בקי שאומר אם לא יתנו לו אפשר שיכבד עליו החולי ויסתכן מאכילין אותו על פיו ואין צריך שיאמר שמא ימות ואם אין שם רופא מאכילין אותו על פיו שמאחר שהודיעוהו שהוא י"ה והוא שואל לאכול אין צריך לדקדק עליו יותר ואם הוא אומר שצריך ואפי' מאה רופאים אומרים שאינו צריך יתנו לו ואם רופא אחד אומר שצריך אפי' הוא אומר שאינו צריך יתנו לו ואם הוא ורופא אחד עמו אומרים שאינו צריך ורופא אחד אומר שצריך או שהוא אינו אומר כלום ורופא אחד אומר שצריך ושנים אומרים אינו צריך לא יתנו לו עד שיהו שנים כנגד שנים אם הוא ואחד עמו אומרים צריך או שנים אומרים צריך אפי' ק' אומרים שאינו צריך ואפי' הוא אומר עמהם שאינו צריך נותנין לו שאין הולכין בסכנות נפשות אחר רוב דיעות אלא כיון ששנים אומרים צריך יתנו לו ואם חולה אומר איני צריך והרופא מסופק יתנו לו אבל אם הרופא אומר אינו צריך והחולה מסופק לא יתנו לו איכא מאן דאמר מדקתני מאכילין אותו על פי בקיאין ש"מ יחיד מומחה ומוחזק בבקיאות ורופאים שאינן חכמים ומומחין כל כך הולכין אחר הבקיאות ואינו נראה להרמב"ן אלא כיון שכולם רופאים ויודעים במלאכה אין דבריו של אחד במקום שנים ומ"מ במופלג מהם בחכמה חוששין לדבריו אם אומר שצריך אפילו במקום שנים ומדברי הרמב"ם ז"ל יראה שהולך אחר רוב דיעות ואחר בקיאות הרופאים שכתב מקצתן אומרים צריך ומקצתן אומרים אינו צריך והוא שותק הולכין אחר הרוב או אחר הבקיאים ולא נהירא אלא כדפירשתי לא שנא עוברה שהריחה או חולה שמאכילין אותו אם יספיק להם שיתנו לו מעט מעט פחות מכשיעו' בהפסק כדי שלא יצטרף ככותבת בכדי אכילת פרס נותנין להם מעט מעט כדי להקל האיסור מעליהן אבל אם רואין שצריכין לכשיעור ביחד יתנו להן מיד: מי שאחזו בולמוס והוא חולי שבא מחמת רעבון וסימנו שעיניו כהות ואינו יכול לראות מאכילין אותו עד שיאורו עיניו ואפילו דבר איסור מאכילין אותו אם אין כאן של היתר ואם יש כאן שני מיני איסורין אחד חמור מחבירו מאכילין אותו הקל תחלה: חולה שאכל בי"ה ונתיישב דעתו בענין שיכול לברך היה אומר אדוני אבי הרא"ש ז"ל שצריך להזכיר של י"ה בברכת המזון שאומר יעלה ויבא בבונה ירושלים:
Un malade qui a besoin de manger : s'il y a un médecin expert qui dit que si on ne lui donne pas à manger, la maladie risque de s'aggraver et de le mettre en danger, on le nourrit sur sa parole, sans qu'il ait besoin de dire qu'il risque de mourir. S'il n'y a pas de médecin, on le nourrit sur sa propre demande, car dès lors qu'on l'a informé que c'est Kippour et qu'il demande à manger, on ne le questionne pas davantage. S'il dit qu'il a besoin, même si cent médecins affirment qu'il n'en a pas besoin, on lui donne. Si un seul médecin dit qu'il a besoin, même si le malade dit qu'il n'en a pas besoin, on lui donne. Si le malade et un médecin avec lui disent qu'il n'en a pas besoin, et un autre médecin dit qu'il en a besoin, ou si le malade ne dit rien et qu'un médecin dit qu'il a besoin alors que deux autres disent qu'il n'en a pas besoin, on ne lui donne pas jusqu'à ce qu'il y ait deux avis contre deux. S'il dit avec un médecin qu'il a besoin, ou que deux médecins disent qu'il a besoin, même si cent disent qu'il n'en a pas besoin et que le malade est d'accord avec eux, on lui donne, car en matière de danger de mort on ne suit pas la majorité des opinions, mais dès lors que deux disent qu'il a besoin on lui donne. Si le malade dit qu'il n'a pas besoin et que le médecin doute, on lui donne. Mais si le médecin dit qu'il n'a pas besoin et que le malade doute, on ne lui donne pas. Certains disent que, puisqu'il est enseigné qu'on le nourrit sur avis d'experts, un avis unique d'un grand spécialiste reconnu l'emporte sur des médecins moins savants. Le Ramban rejette cela : puisque tous sont médecins, la parole d'un seul ne prévaut pas contre deux, bien que si celui-ci est exceptionnel en sagesse on tienne compte de son avis s'il dit qu'il a besoin, même contre deux autres. Du Rambam il ressort que l'on suit la majorité ou l'expertise des médecins... mais ce n'est pas clair, l'explication est plutôt comme je l'ai dit. Il n'y a pas de différence entre une femme enceinte qui a senti une odeur ou un malade que l'on nourrit : s'il leur suffit qu'on leur donne petit à petit, moins que la mesure avec des pauses pour que cela ne s'additionne pas, on leur donne petit à petit pour alléger l'interdit. Mais si on voit qu'ils ont besoin de la mesure complète en une fois, on la leur donne immédiatement. Celui qui est saisi de boulimie morbide, qui est une maladie due à la faim, dont le signe est la vue qui se brouille, on le nourrit jusqu'à ce que ses yeux s'éclairent. Et même avec un aliment interdit s'il n'y a rien de permis, et s'il y a deux aliments interdits, on le nourrit avec le moins grave en premier. Un malade qui a mangé à Kippour et dont l'esprit s'est apaisé au point de pouvoir réciter les bénédictions, mon maître mon père le Rosh écrivait qu'il doit mentionner Kippour dans le Birkat Hamazon, en disant Yaalé Veyavo dans la bénédiction de Boné Yérouchalaïm.