Définition des matériaux propres à servir de couverture pour la soucca, lois liées à l'impureté, aux nattes, aux fagots et aux planches.
ממין הראוי כיצד כל דבר שאין מקבל טומאה ותלוש וגידולו מן הארץ מסככין בו אבל דבר שאינו צומח מן הארץ אפילו אם גידולו מן הארץ ואינו מקבל טומאה כגון עורות של בהמות שלא נעבדו שאינן מקבלות טומאה או מיני מתכות אין מסככין בו וכן כ"ד שמקבל טומאה כגון שפודין וארוכות המטה וכל הכלים אין מסככין בהן אפילו נשברו שלא נשאר בהן שיעור קבלת טומאה. סככה בחצים שאין להם בית קבול כשירה שאינן מקבלין טומאה יש להן בית קבול פסולה בפשתן שלא נידק ולא נופץ כשירה דעץ בעלמא הוא נידק ונופץ פסולה בחבלים של פשתן פסולה בשל גמי ושל סיב כשירה: מחצלת של קש וקנים ושיפה ושל גמי ל"ש ארוגה שהיא חלקה וראויה לשכיבה ל"ש עשויה מעשה שרשרות שאינה חלקה ואינה ראויה כ"כ לשכיבה אם היא קטנה סתמה עומדת לשכיבה ומקבלת טומאה ואין מסככין בה אא"כ עשאה לסיכוך ואם היא גדולה סתמא עומדת לסיכוך ומסככין בה וה"מ שאין לה שפה אבל אם יש לה שפה בענין שראויה לקבל אפי' אם נטל שפתה אין מסככין בה כתב ה"ר ישעיה אפילו במקום שעושין אותן לשכיבה הקונה אותן מן האומן ע"ד לסכך מותר לסכך בה ול"נ לא"א ז"ל אלא אנו הולכין אחר מנהג אנשי המקום וכיון שדרכן לעשותן לשכיבה אפי' אם קנאה ע"ד לסכך או אפי' צוה לאומן לתקנה ע"ד לסכך אין מסככין בה כי מי יודע אם תקנה לכך כיון שדרך אנשי המקום לעשותן לשכיבה: כל מיני אוכלין מקבלין טומאה ואין מסככין בהן הילכך ענפי תאנה ובהן תאנים זמורות ובהן ענבין אם פסולתם מרובה על האוכל אז האוכל בטל ומסככין בהן ואם האוכל מרובה על הפסולת אין מסככין בהן ואם קצרן לאוכל אז יש להיד תורת אוכל לקבל טומאה וצריך שיהא בפסולת כדי לבטל האוכל והיד ואם קצרם לסיכוך אז אין להיד תורת אוכל ואדרבה הוא מצטרף עם הפסולת לבטל האוכל קצרן לאוכל ונמלך עליהם לסיכוך אין המחשבה מוציאה הידות מתורת אוכל עד שיעשה בהם מעשה שניכר שרוצה אותם לסיכוך כגון שידוש אותם ואם סיכך בירקות שממהרין ליבש אע"פ שפסולין לסכך שהרי מקבלים טומאה אין דינן כסכך פסול לפסול בד"ט אלא כאויר חשיבי לפסול בג' ואם אין דרכן ליבש אז דינם כסכך פסול: כ"ד שמחובר אין מסככין בו לפיכך אם הדלה עליה הגפן או דלעת ועשה מהן הסיכוך פסול אא"כ קצצו כדלעיל ויש דברים שכשרים מן התורה אלא שחז"ל אסרו לסכך בהם לכתחלה ובדיעבד יצא כמו מיני עשבים שאינן ראוין לאכילה ואין מקבלים טומאה וריחן רע או שנושרין עליהן דחיישינן שמא מתוך שריחן רע או מתוך שעליהן נופלין יצא מן הסוכה וחבילה ג"כ אסרו לסכך בה משום שפעמים שאדם מניח חבילתו על הסוכה לייבשה ולא לשם סוכה ואח"כ נמלך עליה לשם סוכה ואותה סוכה פסולה משום שנאמר תעשה ודרשינן ולא מן העשוי בפסול כגון זה שלא נעשה אפי' לצל אלא להתייבש הלכך אסרו לסכך בחבילה גזירה אטו זאת וכיון שמפני זה אסרוהו לא הוצרכו לאסור אלא בחבילה שדרך לייבשה ואין זה בפחות מכ"ה קנים הלכך כל זמן שאין בה כ"ה שרי ואם הרבה קנים יוצאים מגזע א' אפי' אם הם כ"ה וקשרם בראשה השני אינה נקראת חבילה כיון שעיקרן א' ואם אגד עמהן קנה א' ויש בין שניהם כ"ה הויא חבילה וכן חבילה שאין קושרין אותה אלא למוכרה במנין ומיד כשיקננה הקונה יתירנה אינה חבילה ואם סיכך בחבילה והתירה כשירה כיון שאין אסורה אלא משום גזירה כדפרישית אבל חבילה שהעלה לייבש ונמלך עליה לסיכוך שפסולה מן התורה כתב הר"י מקרקשינא שאינה ניתרת בהתרה אלא צריכה נענוע וי"א שאף זאת ניתרת בהתרה ומסתברא שצריכה נענוע וכן אסרו לסכך בנסרים שרחבן ד' אפילו הפכן על צדן שאין בהן ד' מפני שדומין לתקרת הבית וחיישינן שמא ישב תחת התקרה לשם סוכה ואם אין בהם ד' כשרים אפי' הן משופין שדומין לכלים וכתב בסמ"ק ומיהו נהגו העולם שלא לסכך בהם כלל ומשום דלמא אתי לסכך בהם בקביעות בענין שאין הגשמים יכולין לירד בה אפי' אם מסוככת כהלכתה וירא שמא ייבש הסכך או שישרו העלין ותהיה חמתה מרובה מצילתה ופירס עליה סדין שלא תיבש או תחתיה שלא ישרו העלין כיון שהסדין גורם שע"י צילתה מרובה מחמתה פסולה אבל אם לא כיון בפריסת הסדין אלא להגין מפני החמה והעלין לנאותה כשירה ובלבד שיהא בתוך ד' לסכך ומיהו לכתחלה לא יעשה אא"כ הוא ניכר לכל שמכוין כדי להגין או שהוא שרוי במים שאז ניכר לכל שאינו שוטחו שם אלא כדי ליבש:
De quel matériau approprié s'agit-il ? Toute chose qui ne contracte pas l'impureté, qui est détachée du sol et qui pousse de la terre, peut servir de s'khakh. Mais on ne couvre pas avec une chose qui ne pousse pas de la terre, même si elle provient de la terre et ne contracte pas l'impureté, comme des peaux de bêtes non travaillées ou des espèces de métaux. De même, toute chose qui contracte l'impureté, comme des broches, des montants de lit et tous les ustensiles, est invalide pour le s'khakh, même s'ils ont été brisés au point de ne plus posséder la taille minimale pour contracter l'impureté. S'il a couvert la soucca avec des flèches sans réceptacle, c'est valide car elles ne contractent pas l'impureté ; si elles ont un réceptacle, c'est invalide. Avec du lin non broyé ni peigné, c'est valide car c'est considéré comme du simple bois ; s'il est broyé et peigné, c'est invalide. Avec des cordes de lin, c'est invalide ; avec des cordes de jonc ou de fibres végétales, c'est valide. Une natte de paille, de roseaux, de laîche ou de jonc : qu'elle soit tissée, lisse et propre à servir de couche, ou qu'elle soit faite en forme de chaînes, non lisse et moins propre à servir de couche, si elle est petite, elle est présumée destinée à servir de couche et contracte l'impureté, on ne s'en sert donc pas pour le s'khakh à moins de l'avoir fabriquée expressément pour cela. Si elle est grande, elle est présumée destinée au s'khakh et on l'utilise, à condition qu'elle n'ait pas de bordure lui permettant de servir de réceptacle ; et même si l'on en retire la bordure, on ne s'en sert pas. Rav Yechaya a écrit que, même dans un endroit où l'on a l'habitude de les faire pour s'allonger, celui qui l'achète à un artisan dans l'intention d'en faire du s'khakh peut l'utiliser. Mon père le Roch a rejeté cela, estimant que l'on suit l'usage local : puisque la coutume est d'en faire des couches, même s'il l'a achetée ou commandée pour le s'khakh, on ne l'utilise pas, car l'intention individuelle importe peu face à l'usage local. Tous les types d'aliments contractent l'impureté et sont invalides pour le s'khakh. Par conséquent, pour des branches de figuier portant des figues, ou des sarments de vigne portant des raisins, si le déchet (le bois) dépasse la quantité d'aliment, le fruit est annulé et on peut s'en servir pour le s'khakh ; si l'aliment dépasse le déchet, on ne s'en sert pas. S'il les a récoltés pour la consommation, la tige possède le statut d'aliment pouvant contracter l'impureté ; il faut alors suffisamment de déchet pour annuler l'aliment et la tige. S'il les a récoltés pour le s'khakh, la tige n'a pas le statut d'aliment et se joint au déchet pour annuler l'aliment. S'il les a récoltés pour manger puis a changé d'avis pour en faire du s'khakh, cette simple intention ne retire pas aux tiges leur statut d'aliment, à moins d'accomplir une action prouvant qu'il les destine au s'khakh, comme le fait de les battre. S'il couvre la soucca avec des légumes qui sèchent vite, bien qu'invalides car ils contractent l'impureté, ils ne sont pas considérés comme un s'khakh invalide (lequel invalide la soucca dès quatre tefahim de largeur), mais plutôt comme un espace vide, invalidant dès trois tefahim. S'ils ne sèchent pas habituellement, leur statut est celui d'un s'khakh invalide. Tout végétal encore attaché au sol est invalide pour le s'khakh ; s'il fait courir une vigne ou une courge et s'en sert comme s'khakh, c'est invalide, à moins de les couper préalablement. Certaines choses sont valides selon la Torah, mais les Sages ont interdit de s'en servir a priori (lekhathila) pour le s'khakh, bien qu'après coup (bediavad) la soucca reste valide. Il s'agit des herbes impropres à la consommation, qui ne contractent pas l'impureté mais qui sentent mauvais, ou dont les feuilles tombent, de peur que l'homme ne quitte la soucca. Il est également interdit de couvrir avec un fagot, car il arrive qu'on le pose sur la soucca pour le sécher, puis qu'on change d'avis pour l'utiliser comme s'khakh ; la soucca est alors invalide car il est écrit « tu feras » et l'on déduit « et non à partir de ce qui est déjà fait (de manière invalide) ». Par précaution, les Sages ont interdit tout s'khakh fait d'un fagot. Cela ne concerne que les fagots qu'on a l'habitude de faire sécher, qui comptent au moins vingt-cinq tiges. S'il y a plusieurs tiges sortant d'une même souche, même s'il y en a vingt-cinq et qu'on les lie à l'autre bout, ce n'est pas un fagot. Si l'on y attache un roseau supplémentaire et qu'ils forment au total vingt-cinq tiges, c'est un fagot. Un fagot qu'on lie uniquement pour le vendre et que l'acheteur délie immédiatement n'est pas un fagot. S'il a utilisé un fagot pour le s'khakh puis l'a délié, c'est valide car ce n'était qu'un décret préventif. Mais concernant un fagot posé pour sécher puis reconverti en s'khakh (qui est invalide selon la Torah), Rav Y. de Carcassonne écrit qu'il ne suffit pas de le délier, mais qu'il faut le soulever et le secouer. Certains disent que le délier suffit, mais il est plus logique de devoir le secouer. Les Sages ont interdit de couvrir avec des planches larges de quatre tefahim, même placées sur la tranche, car elles ressemblent au plafond d'une maison et l'on craint qu'il ne s'asseye sous son plafond en pensant être dans une soucca. Si elles ont moins de quatre tefahim de large, elles sont valides, même si elles sont polies et ressemblent à des ustensiles. Le SMaK écrit toutefois que l'usage universel est de ne jamais couvrir avec des planches. Il est interdit d'étendre un drap sur la soucca ou en dessous : si on le fait pour empêcher le s'khakh de sécher ou les feuilles de tomber, de peur que le soleil ne l'emporte sur l'ombre, c'est invalide car c'est le drap qui génère l'ombre excédentaire. Mais s'il n'étend le drap que pour se protéger du soleil ou pour décorer la soucca, c'est valide, à condition qu'il se trouve dans les quatre tefahim du s'khakh. A priori, on ne le fera que si l'intention de protéger ou de décorer est évidente pour tous, ou si le drap est trempé d'eau, montrant clairement qu'il est seulement étendu pour sécher.