On habite la soucca comme sa maison tous les sept jours : y manger, boire, dormir, s'y promener et y étudier ce qui n'exige pas d'approfondissement. Repas occasionnel permis hors soucca jusqu'au volume d'un œuf de pain ; sommeil même bref interdit hors soucca. Divergences (Maharam, R. Perez, Rambam, Roch) sur fruits, fromage, vin et plats des cinq céréales. Les Gueonim exigent la bénédiction à chaque entrée ; Rabbenou Tam : la bénédiction du repas exonère le reste. Seule la première nuit de Yom Tov oblige à manger dans la soucca, même sous la pluie, dès un volume d'olive de céréale. On sort si le plat devant soi se gâte ; si la pluie cesse, on ne revient pas avant d'avoir fini le repas ou le sommeil.
ישיבתה דתנן מצות סוכה כל ז' ויעשה כל ז' ביתו עראי וסוכתו קבע ודר בה כדרך שאדם דר בתוך ביתו שמכניס בה כליו הנאים וקובע בה עיקר דירתו ואוכל ושותה וישן ומטייל בה ולומד בה דבר שא"צ עיון שאינו חושש שיטרידוהו בו אבל דבר שצריך עיון יכול ללמוד חוץ לסוכה כתב הרמב"ם ז"ל המתפלל רצה מתפלל בסוכה רצה מתפלל חוץ לסוכה: אין מניחין כלי אכילה בסוכה אחר האכילה מפני שהם נמאסין אבל כלי שתייה מותרין ונר אפי' כשהוא דולק והוא צריך לו אין להניחו בסוכה קטנה אבל בגדולה מותר אוכלין אכילת עראי חוץ לסוכה ואין ישינים אפילו שינת עראי חוץ לסוכה וכמה אכילת עראי עד כביצה מפת וביצה בכלל והר"מ מרוטנבור"ג היה מחמיר אפי' בפירי שלא לאוכלן חוץ לסוכה וה"ר פרץ היה אומר דפירי לא צריכי סוכה אבל שאר דברים כגון בשר וגבינה וכיוצא בהן צריכין והרמב"ם ז"ל כתב מותר לשתות מים ולאכול פירות חוץ לסוכה והמחמיר שלא ישתה אפילו מים חוץ לסוכה תע"ב וא"א הרא"ש ז"ל כתב דאפי' את"ל דפירי וגבינה בעי סוכה היינו דווקא מי שקובע עליהן אבל מי שאוכלן דרך עראי ודאי אין צריכין סוכה ושתיית יין נמי עראי הוא ומיהו כיון שאין דרך לקבוע עליהן אפי' הקובע סעודתו עליהן לא חשיב קבע דלא עדיף מאכילת עראי דפת שאינה צריכה סוכה אבל תבשיל העשוי מחמשת המינין הקובע עליו חשיב קבע וצריך סוכ': מברכין על הסוכה בכל פעם ופעם שנכנס בה ואפילו הנכנס בסוכת חבירו לבקרו צ"ל בכל פעם ופעם שאע"פ שבירך עליה ביום הראשון חוזרין ומברכין עליה כך כתבו הגאונים שצריך לברך בכל פעם ופעם ור"ת פי' כיון שעיקר קביעות שאדם עושה בתוך הסוכה היא האכילה מברך על האכילה ופוטר כל הדברים אפילו השינה שהיא חמורה מהאכילה שהרי אוכלין עראי חוצה לה ואין ישנין עראי חוצה לה אפ"ה כיון שהאכילה עיקר פוטרת השאר: אין קצבה לסעודות של סוכה אלא אם ירצה יאכל ואם לא ירצה לא יאכל שאין המצוה אלא כשיאכל שלא יאכל חוץ לסוכה חוץ מלילי י"ט הראשון שהוא חובה לאכול בה ואף אם ירדו גשמים לא יעצרנו הגשם ומיהו משאכל בה כזית דגן יצא אע"ג דשיעור אכילה בלא סוכה הוא בכביצה שאני ליל ראשון שהוא חובה טפי ואפילו לא בעי למיכל אלא כזית אסור לאוכלו חוצה לה הלכך יוצא בו נמי ידי חובת סוכה היה אוכל וירדו גשמים אם ירדו כ"כ שמתקלקל התבשיל שבפניו יכול לצאת ובספר המצות כתב משירדו טיפות לתוך הסוכה שאם ירדו תוך המקפה יתקלקל ואפי' אין לו תבשיל שיתקלקל יכול לצאת ר"ל כיון שירדו שיעור כדי שיתקלקל ואפי' אין לו תבשיל שיתקלקל יכול לצאת ואין משמע כן מדלא אמר כדי שתסרח המקפ' אלא משתסרח משמע שתסרח ממש: פסקו גשמים קודם שגמר סעודה א"צ לחזור וכן היה ישן וירדו הגשמים ויצא א"צ לחזור עד שיעור משנתו אחר שיעלה עמוד השחר אבל אם ניעור משנתו בלילה או שעלה עמוד השחר קודם שניעור א"צ לחזור:
L'habitation dans la soucca. On a enseigné : la mitsva de soucca vaut tous les sept jours. Que l'on fasse, tous les sept jours, de sa maison un logement temporaire (arai) et de sa soucca un logement fixe (keva). Que l'on y habite comme un homme habite dans sa maison : on y fait entrer ses beaux ustensiles, on y fixe l'essentiel de sa résidence, on y mange, on y boit, on y dort, on s'y promène, et l'on y étudie une matière qui n'exige pas d'approfondissement, dont on ne craint pas d'être interrompu. Mais une matière qui exige un approfondissement, on peut l'étudier hors de la soucca. Le Rambam a écrit : celui qui prie, s'il veut, prie dans la soucca ; s'il veut, prie hors de la soucca. On ne laisse pas les ustensiles de repas dans la soucca après le repas, parce qu'ils deviennent répugnants ; mais les ustensiles de boisson sont permis. Une lampe, même allumée et dont on a besoin, on ne la laisse pas dans une petite soucca ; mais dans une grande, c'est permis. On mange un repas occasionnel hors de la soucca, et l'on ne dort pas, même d'un sommeil occasionnel, hors de la soucca. Quelle est la mesure du repas occasionnel ? Jusqu'au volume d'un œuf (ke-beitza) de pain, l'œuf étant compris. Le Maharam de Rothenbourg était strict même pour les fruits, de ne pas les manger hors de la soucca. Rabbi Perez disait que les fruits n'exigent pas de soucca, mais que les autres aliments — viande, fromage et similaires — l'exigent. Le Rambam a écrit : il est permis de boire de l'eau et de manger des fruits hors de la soucca ; et celui qui est strict au point de ne pas boire même de l'eau hors de la soucca, qu'une bénédiction vienne sur lui. Mon maître mon père le Roch a écrit : même à supposer que fruits et fromage exigent la soucca, cela ne vaut que pour qui en fait un repas fixé ; mais qui les mange de façon occasionnelle n'a certainement pas besoin de soucca. La consommation de vin est aussi occasionnelle. Toutefois, comme on n'a pas l'habitude d'en faire un repas fixé, même celui qui fixe son repas sur eux n'est pas considéré comme ayant fixé : cela n'est pas supérieur au repas occasionnel de pain, qui n'exige pas de soucca. Mais un plat préparé des cinq espèces de céréales (hameshet ha-minim), si l'on s'y fixe, est considéré comme repas fixé et exige la soucca. On bénit sur la soucca chaque fois qu'on y entre. Même celui qui entre dans la soucca de son prochain pour lui rendre visite doit dire la bénédiction chaque fois : bien qu'il ait béni le premier jour, on recommence et l'on bénit. Ainsi ont écrit les Gueonim : il faut bénir chaque fois. Rabbenou Tam a expliqué : puisque le principal établissement qu'un homme fait dans la soucca est le repas, il bénit sur le repas et cela exonère tout le reste, même le sommeil, qui est plus grave que le repas — car on mange de façon occasionnelle hors de la soucca, et l'on ne dort pas de façon occasionnelle hors d'elle ; malgré cela, puisque le repas est l'essentiel, il exonère le reste. Il n'y a pas de nombre fixé aux repas de la soucca : si l'on veut, on mange ; si l'on ne veut pas, on ne mange pas. La mitsva n'est que, lorsqu'on mange, de ne pas manger hors de la soucca — hormis la nuit du premier Yom Tov, où il est obligatoire d'y manger. Même s'il tombe de la pluie, la pluie n'en dispense pas. Toutefois, dès qu'on y a mangé un volume d'olive (kezayit) de céréale, on s'est acquitté. Bien que la mesure d'un repas hors soucca soit le volume d'un œuf, la première nuit est différente, car l'obligation y est plus grande : même si l'on ne veut manger qu'un volume d'olive, il est interdit de le manger hors d'elle ; c'est pourquoi l'on s'acquitte aussi par là de l'obligation de soucca. Si l'on était en train de manger et que la pluie tomba : si elle tomba au point que le plat devant soi se gâte, on peut sortir. Dans le Sefer ha-Mitsvot, il a écrit : dès que des gouttes tombent dans la soucca, telles que si elles tombaient dans le ragoût (makpah) elles le gâteraient — même si l'on n'a pas de plat qui se gâte, on peut sortir ; c'est-à-dire dès qu'il est tombé une quantité suffisante pour gâter un plat, même sans plat, on peut sortir. Cela ne ressort pas ainsi du texte, puisqu'il n'a pas dit « une quantité telle que le ragoût se gâterait », mais « dès que le ragoût se gâte » : cela signifie qu'il se gâte réellement. Si la pluie cessa avant qu'on eût fini le repas, on n'a pas à revenir. De même, si l'on dormait, que la pluie tomba et que l'on sortit : on n'a pas à revenir dans la soucca avant d'avoir achevé la mesure de son sommeil, après le lever de l'aube. Mais si l'on se réveilla de son sommeil dans la nuit, ou que l'aube se leva avant qu'on se fût réveillé, on n'a pas à revenir.