טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 644

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Ordre du Hallel tous les jours de la fête
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le matin de Souccot, on se lève tôt, on dit les berakhot et les zemirot comme le Chabbat, on prie comme à Arvit, on prend le loulav avec Chehéhéyanou, on dit le Hallel entier les huit jours avec « ligmor », et l'on n'interrompt que comme pour le Chema.

Glossaire

zemirot
psaumes de louange du matin
chalia'h tsibbour
officiant
ligmor ha-Hallel
achever le Hallel (formule de la berakha)
likro
lire (formule alternative de la berakha sur le Hallel)
berakha levatala
bénédiction dite en vain
vatikin
fidèles ponctuels qui prient à l'aube
Megilla
rouleau d'Esther
Roch Hodech
nouvelle lune / début du mois

שחרית משכימין לבית הכנסת ומסדרין הברכות וקורין הזמירות כמו בשבת ומתפללין כמו בערבית ומחזיר ש"צ התפלה ואחר חזרת התפלה נוטלין הלולב ומברכין עליו על נטילת לולב ושהחיינו וגומרין ההלל וכן בכל ח' ימי החג דכל יום חשוב כי"ט בפני עצמו כיון שחלוק בקרבנותיו מיום שלפניו ומברכין לגמור ההלל בין צבור בין יחיד והר"מ מרוטנבורק לא היה מברך אלא לקרות אף כשגומרין אותו לפי שאם יברך לגמור ויחסר אפי' אות אחת הוי ברכה לבטלה וא"א הרא"ש ז"ל היה אומר שאין לחוש כי לגמור הוא כמו לקרות כדאמרינן גבי ק"ש ותיקין היו גומרין ופירושו קורין וכיון שגומרין אותו אין מפסיקין בו אלא כדרך שאמרו בק"ש באמצע הפרק שואל בשלום אביו או רבו ומשיב שלום לכל אדם נכבד שיתן לו שלום ובין הפרקים שואל בשלום אדם נכבד ומשיב שלום לכל אדם ואם פסק באמצע ושהה אפילו כדי לגמור את כולו א"צ לחזור לראש אלא למקום שפסק ותניא בהלל ומגילה אפי' יו"ד קורין ומתרגמין וסדר קריאתו כתבתיו למעלה בהל' ראש החודש:

Le matin, on se lève de bonne heure pour aller à la synagogue. On dit les berakhot et l'on lit les zemirot comme le Chabbat. On prie comme à Arvit. Le chalia'h tsibbour répète la tefila. Après la répétition de la tefila, on prend le loulav et l'on bénit sur lui « al netilat loulav » et Chehéhéyanou, puis l'on achève le Hallel. Ainsi tous les huit jours de la fête, car chaque jour compte comme un Yom Tov à part, puisqu'il se distingue du jour précédent par ses sacrifices. On bénit « ligmor ha-Hallel », que ce soit en tsibbour ou en yahid. Le Maharam de Rottenbourg ne bénissait que « likro », même lorsqu'on le dit en entier, car si l'on bénit « ligmor » et qu'il manque même une seule lettre, ce serait une berakha levatala. Mon maître mon père le Roch z"l disait qu'il n'y a pas à craindre, car « ligmor » vaut « lire », comme l'on dit à propos du Chema : « les vatikin achevaient (gomrin) », et le sens est « lisaient ». Puisqu'on le dit en entier, on n'y interrompt que de la manière dite pour le Chema : au milieu d'un paragraphe, on salue son père ou son maître et l'on rend le salut à tout homme honorable qui nous salue ; entre les paragraphes, on salue un homme honorable et l'on rend le salut à quiconque. Si l'on s'est interrompu au milieu et que l'on a tardé même le temps d'achever le tout, on n'a pas à reprendre depuis le début, mais seulement de l'endroit où l'on s'est arrêté. Il est enseigné : pour le Hallel et la Megilla, même dix lisent et traduisent. L'ordre de sa lecture, je l'ai écrit plus haut dans les lois de Roch Hodech.