Identification des quatre espèces ; croissance du loulav ; pessoulim : feuilles séparées, durcies, arrachées ou non doublées, dessèchement, sommet coupé, fente, teyomet divisée, forme tordue ou à deux têtes.
הלכות לולב ולקחתם לכם ביום הראשון פרי עץ הדר כפות תמרים וענף עץ עבות וערבי נחל ודרשו חכמים פרי עץ הדר זה אתרוג כפות תמרים זה לולב וענף עץ עבות זה הדס וערבי נחל זה ערבה והנני מפרש אותה על סדר המשנה דרך הלולב כשיוצא מן הדקל יוצא כולו עץ אחד כחץ ולאחר שגדל מעט נפתח מעט וכל מה שמוסיף ליגדל נפתחין עליו יותר ואם שהה באילן עד שנפתח ונתפרדו עליו כשר אפי' לא אגדו אבל אם שהה באילן עד שנפתח הרבה ונתקשה ונעשה כעץ פסול ואם נפרצו עליו פסול פירש"י שנתלשו בעיקרן מן השדרה והתוספות מפרשים אותו על כפלות העלין שכל אחד כפול וגבו אחד ופניו שנים ואם נפרץ שנחלק בגבו רוב אורך כל עלה ועלה ברוב עלין שבלולב פסול דרך הלולב לאחר שיוצא עלה אחד מיד כשיעור ב' אצבעות יוצא אחר וכן הרבה זה על זה עד שמתכסה כולו בהרבה עלין זה על זה וכל אחד כפול ואם אינן כפולין או שכל עליו כפולין מצדו הא' וצד הב' ערום בלא עלין או שאין לו הרבה עלין זה על זה אלא מכל צד יוצא עלה אחד למטה סמוך לעיקרו ועולה עד ראשו או אפי' היה לו עלין הרבה אלא שאין מכוסין זע"ז כגון שלא יצא עלה השני עד שכלה כל אורך העלה שלמטה ממנו פסול: לולב שיבש שדרתו או רוב עליו פסול והראב"ד הכשיר ביבשו רוב עליו ובלבד שתהא התיומת העליונה לחה ולא נהירא לא"א הרא"ש ז"ל: ושיעור היבשות פירשו התוספות שיהא נפרך בציפורן והראב"ד פירש משיכלה מראה ירקות שבו וילבינו פניו וכן עיקר נקטם ראשו פסול פי' הראב"ד שנקטמו מהעלין שבראשו עד שחסר מעט מן השדרה ובה"ע כתב לא שנקטמו קצת מהעלין העליונים אלא שנקטמו ג' עלין העליונים פי' עד השדרה ולא נגע בשדרו וא"א הרא"ש ז"ל פי' דברוב קטימת העלין העליונים מיפסיל נסדק ראשו כשר ואי עביד כהימנק פי' כמו שיש בו ב' ראשים כזה פסול ופירש"י שתחלת ברייתו היתה כך שיש לו ב' שדראות מחצית עליו לכאן ומחציתם לכאן ולשון נסדק אינו משמע כך דא"כ היה לו לומר לולב שגדל סדוק כי היכי דאמר לולב דסליק בחד הוצא אלא מיירי שנסדק באמצעיתו עד שנפתח: נחלקה התיומת פסול ופירש"י ב' עלים העליונים ששם השדרה כלה נחלק זה מזה ונסדק' השדרה עד העלין שלמטה מהם והגאונים מפרשים עליו העליונים שדרכן להיות מחוברין נפרדו זה מזה ברובן עד שנראית כשנים ורי"ף פירש על כל עלי לולב שהם כפולים וגבן אחד ואם נפרדו פניהם זה מזה ועדיין מחוברים בגבן כשר אבל אם נחלקו בגבן רוב כל עלה ועלה ברוב כל עלין שבלולב פסול וכ"כ הרמב"ם וראב"ד ז"ל: יש לו כמין קוצין בשדרתו או שנצמת ונכווץ או שעקום אמצעיתו לפניו או לצדדים פסול אבל עקום לאחוריו כשר ואם כפוף בראשו פסול ודוקא כששדרתו כפופ' אבל עליו כפופין בראשו כמו שדרך להיות הרבה לולבין כשר:
Lois du loulav. « Vous prendrez pour vous, le premier jour, le fruit de l'arbre hadar, des palmes de dattier, une branche d'arbre touffu et des saules de rivière. » Les Sages ont expliqué : fruit de l'arbre hadar, c'est l'etrog ; palmes de dattier, c'est le loulav ; branche d'arbre touffu, c'est le hadas ; saules de rivière, c'est l'arava. Je l'explique selon l'ordre de la Michna. La nature du loulav : quand il sort du palmier, il sort tout entier d'un seul bois, comme une flèche ; après qu'il a un peu grandi, il s'ouvre un peu ; plus il grandit, plus ses feuilles s'ouvrent. S'il est resté sur l'arbre jusqu'à s'ouvrir et que ses feuilles se sont séparées, il est casher même si on ne l'a pas lié. Mais s'il est resté sur l'arbre jusqu'à s'ouvrir beaucoup, se durcir et devenir comme du bois, il est pasoul. Si ses feuilles se sont détachées (nifretsou), il est pasoul. Rachi explique : elles ont été arrachées à leur base de la chidra. Les Tossafot l'expliquent des feuilles doubles : chacune est double, un seul dos et deux faces ; si elle s'est fendue, c'est-à-dire que le dos s'est divisé sur la majeure partie de la longueur de chaque feuille, pour la majorité des feuilles du loulav, il est pasoul. Nature du loulav : dès qu'une feuille est sortie, une autre sort aussitôt à la mesure de deux doigts, et ainsi de suite, nombreuses les unes sur les autres, jusqu'à ce que tout soit couvert de beaucoup de feuilles superposées, chacune double. Si elles ne sont pas doubles ; ou que toutes les feuilles sont doubles d'un seul côté et que l'autre côté est nu, sans feuilles ; ou qu'il n'a pas beaucoup de feuilles superposées, mais que de chaque côté une seule feuille sort en bas près de la base et monte jusqu'au sommet ; ou même s'il avait beaucoup de feuilles mais qu'elles ne se couvrent pas les unes les autres — par exemple que la deuxième n'est sortie qu'une fois toute la longueur de celle d'en dessous achevée — il est pasoul. Un loulav dont la chidra a séché, ou la majorité de ses feuilles, est pasoul. Le Raavad a déclaré casher celui dont la majorité des feuilles ont séché, pourvu que la teyomet supérieure soit encore humide ; cela n'a pas paru clair à mon maître mon père le Roch z"l. Mesure du dessèchement : les Tossafot ont expliqué que ce soit friable sous l'ongle ; le Raavad a expliqué : dès que la couleur verte a disparu et que sa face blanchit ; et c'est l'essentiel. Si son sommet a été coupé (nikhtam), il est pasoul. Le Raavad explique : on a coupé parmi les feuilles du sommet jusqu'à ce qu'il manque un peu de la chidra. Le Baal ha-Itour a écrit : non pas que quelques feuilles du haut aient été coupées, mais que les trois feuilles supérieures aient été coupées, c'est-à-dire jusqu'à la chidra, sans toucher la chidra elle-même. Mon maître mon père le Roch z"l a expliqué que c'est par la majorité de la coupe des feuilles supérieures qu'il devient pasoul. Si son sommet est fendu, il est casher ; mais s'il est fait comme un himenak, c'est-à-dire comme s'il avait deux têtes comme ceci, il est pasoul. Rachi explique que dès l'origine de sa formation c'était ainsi : deux chidrot, la moitié des feuilles d'un côté et la moitié de l'autre. Mais le mot « fendu » (nissadak) ne s'entend pas ainsi : autrement il aurait fallu dire « un loulav qui a poussé fendu », comme l'on dit « un loulav qui pousse d'une seule houza ». Il s'agit donc d'un cas où il s'est fendu en son milieu jusqu'à s'ouvrir. Si la teyomet s'est divisée, il est pasoul. Rachi explique : les deux feuilles du sommet, là où la chidra s'achève, se sont séparées l'une de l'autre, et la chidra s'est fendue jusqu'aux feuilles situées en dessous. Les Gueonim expliquent : les feuilles du sommet, dont la nature est d'être jointes, se sont séparées l'une de l'autre en majorité jusqu'à paraître comme deux. Le Rif a expliqué au sujet de toutes les feuilles du loulav, qui sont doubles et n'ont qu'un dos : si leurs faces se sont séparées mais qu'elles restent jointes par le dos, il est casher ; mais si elles se sont divisées par le dos sur la majeure partie de chaque feuille, pour la majorité de toutes les feuilles du loulav, il est pasoul. Ainsi ont écrit le Rambam et le Raavad z"l. S'il a comme des épines sur sa chidra, ou s'il s'est ratatiné et contracté, ou si son milieu est recourbé vers l'avant ou sur les côtés, il est pasoul ; mais recourbé vers l'arrière, il est casher. S'il est courbé à son sommet, il est pasoul : seulement lorsque c'est la chidra qui est courbée ; mais si ce sont les feuilles du sommet qui sont courbées, comme c'est le cas de beaucoup de loulavim, il est casher.