Un loulav, deux aravot entières, trois hadassim même katoumim. Agoudah pour la beauté ; à Yom Tov, botte de légumes sans nœud. Loulav à droite, etrog à gauche ; l'iter suit la gauche de tout homme. Bénir avant de prendre l'etrog. Naanoua à la bénédiction et au Hallel. Les quatre espèces sont indispensables les unes aux autres ; pas d'autre espèce (bal tosif) ; on peut ajouter des mêmes. Hadas choteh : divergence des Gueonim. Minhag de 68 à 70 aravot.
מצות ד' מינין שיטול כל אחד וא' מישראל לולב אחד וב' ערבות שלימות וג' הדסין אפי' שלשתן קטומים בראשיהן והרמב"ם ז"ל הכשיר גם בערבה קטומה ולא נהירא ויעשה מהדס והערבה והלולב אגודה אחת אע"ג דקי"ל לולב א"צ אגד מצוה לאגדו משום נוי וכיון שאין חובה לאגדו אפילו אגדו במין אחר שפיר דמי ומשום חציצה נמי ליכא אע"ג שהקשר מפסיק בין ידו ללולב דכיון שהוא לנאותו אינו חוצץ וכן מין במינו אינו חוצץ הלכך אם נשרו מעלי הלולב או מעלי ההדס ונשארו בתוך האגודה בענין שמפסיק אין לחוש ורש"י פי' אע"ג דא"צ אגד מ"מ לכתחילה חובה לאגדו משום זה אלי ואנוהו התנאה לפניו במצות ואם לא אגדו מאתמול או שהותר אגודו בי"ט א"א לאגדו בקשר גמור אלא אוגדו באגודה של ירק שכורך האגודה סביב ותוחב ראש האגודה לתוכה בלא קשירה ויטול האגודה בידו הימנית ויהיו ראשיהם למעלה ועיקריהם למטה והאתרוג בידו השמאלית ואף אם הוא איטר יד ימינו יטול האתרוג בשמאל כל אדם שהוא ימינו וכשיטול הלולב בידו קודם שיטול האתרוג יברך על נטילת לולב ושהחיינו כדי שיברך קודם לעשייתו שאילו יטול ארבעתן קודם שיברך נמצא שכבר יצא קודם לעשייתו ושכיון שהגביה יצא או יהפוך הלולב או האתרוג עד שיברך ונמצא שלא יצא כיון שלא נטלו דרך גדילתו אי נמי יכוין שלא לצאת עד שיברך והרמב"ם ז"ל כתב שיברך קודם שיטלנו בידו ול"נ לר"י וי"א כיון שלא נענעו ועדיין יש לו לתפסו בידו אע"פ שאינו מעכב קרינן ביה שפיר קודם לעשייתו וטוב לעשות באחד מן הדרכים שכתבתי ולא יברך שהחיינו בשעת עשייתו ולקיחה ע"י דבר אחר שמה לקיחה הלכך אפילו עשה בית יד ונתן בו הלולב ונטלו שפיר דמי אפילו כל הלולב חוץ מידו ובלבד שיהא דרך כבוד אבל אם אינו דרך כבוד כגון שנתנו בכלי ונטלו לא יצא וינענע בשעה שמברך וכן ינענע בשעת קריאת ההלל בהודו בכל פעם שמחזירין אותו הקהל וכן באנא ה' הושיעה נא אבל לא באנא ה' הצליחה נא וכן ינענע בהודו שבסוף המזמור והניענוע הוא שמוליך ידו מכנגדו להלאה וינענע שם ג"פ בהולכה וג"פ בהובאה ואח"כ מטה ידו לצד צפון ועושה כן ג"פ וכן לצד דרום וכן לצד מערב ומעלה ידו למעלה ועושה כן ג"פ ומורידה לצד מטה ועושה כך ג"פ סך הכל ל"ו פעמים וב"ה כ' וניענוע דרבנן ואזלינן ביה לקולא וא"צ לכל רוח ג"פ הולכה וג"פ הובאה אלא בין הולכה והובאה ג"פ לכל רוח וכ' עוד מנהג אבותינו מוליך ומביא מעלה ומוריד בלבד מוליך ומביא למי שד' רוחות שלו והמושל בב' מושל בד' והמוליך לצפון ולדרום דעת חיצוני הוא וא"א ז"ל כתב והעולם לא נהגו כן אלא מוליכין לד' רוחות ומנהג כשר הוא הקצרה יד ימיננו להודות למי שד' רוחות שלו ומנהג אחר הוא חיצוני והראשון שהנהיג כן היה נראה לו שהמוליך ומביא לד' הרוחות נראה כמו שהעו"ג עושין והבל הוא דאדרבא כשמוליך ומביא לשתי רוחות ואחר כך מעלה ומוריד נראה כו' שיש לו ארבע קצוות אבל כשמוליך ומביא לד' רוחות ואח"כ מעלה ומוריד יש לו שש קצוות ע"כ כתב ב"ה הולכה והובאה הוא הנענוע וא"צ נענוע שדרה ועלין וכ"כ גאון ז"ל שא"צ נענוע שדרה ועלין שלא אמרו אלא כדרך שאמרו בתנופה מוליך ומביא מעלה ומוריד ואלו הד' מינין מעכבין זה את זה שאם חסר לו אחד מהן לא יברך על הנמצאים בידו אבל אם יש לו כולם אפילו לא נטלן ביחד אלא נטלן זה אחר זה יצא ובלבד שיהו כולם לפניו ויטול הלולב תחלה חסר לו אחד מן המינין לא יקח מין אחר במקומו ולא יפחות מהן ולא יוסיף עליהן מין אחר אפי' אם לא יאגדנו עמהם אם יאחזנו בידו עמהם לשם מצות לולב איכא בל תוסיף אבל מאותם ד' המינין יכול להוסיף עליהם ובהדס שוטה שאינו עבות נחלקו בו הגאונים אם הוא מין הדס ויכול להוסיף אותו אם לאו בהלכות גדולות כתב הדס שוטה אפי' בהדי אסא אחריני פסול ורב נטרונאי כתב אם יכול לעשותו כולו עבות מצוה מן המובחר ואם אינו מוצא אלא ג' הדס עבות ממלא אותו הדס שוטה ושפיר דמי וכ"כ א"א הרא"ש ז"ל כתב רב עמרם נהגו במקומינו במתיבתא מכמה דורות שלא לפחות מששים ושמונה ערבות כמנין לולב ויש מוסיפים עד שבעים כמנין הפרים:
La mitsva des quatre espèces : que chacun en Israël prenne un loulav, deux aravot entières et trois hadassim, même si les trois sont katoumim (coupés) à leur sommet. Le Rambam z"l a aussi déclaré valide une arava katouma, mais cela n'est pas clair. On fera du hadas, de l'arava et du loulav une seule agoudah. Bien que nous tenions que le loulav n'a pas besoin d'être lié, c'est une mitsva de l'attacher pour la beauté. Et puisque ce n'est pas une obligation de l'attacher, même si on l'a attaché avec une autre espèce, c'est bien. Il n'y a pas non plus de hatsitsa (interposition), bien que le nœud sépare entre sa main et le loulav : puisqu'il est là pour l'embellir, il n'interpose pas. De même, une espèce avec son espèce n'interpose pas. Dès lors, si des feuilles du loulav ou du hadas sont tombées et sont restées dans l'agoudah de façon à séparer, on n'a pas à s'en soucier. Rachi a expliqué : bien qu'il n'ait pas besoin d'être lié, néanmoins lekhathila (a priori) il est obligatoire de l'attacher à cause de « Zeh Eli ve-anvehou » — embellis-toi devant Lui par les mitsvot. Si on ne l'a pas attaché la veille, ou si l'agoudah s'est défaite à Yom Tov, on ne peut pas l'attacher d'un nœud véritable ; on l'attache comme une botte de légumes : on enroule le lien autour et on fiche le bout du lien dans l'enroulement, sans nouer. On prendra l'agoudah dans la main droite, les têtes en haut et les bases en bas, et l'etrog dans la main gauche. Même s'il est iter de la main droite, il prendra l'etrog dans la gauche de tout homme, qui est sa droite. Quand il prend le loulav en main, avant de prendre l'etrog, il bénira « al netilat loulav » et « sheheheyanou », afin de bénir avant de faire [la mitsva] : car s'il prenait les quatre avant de bénir, il se trouverait déjà acquitté avant de faire, puisque dès qu'il les a élevés il est acquitté. Ou bien qu'il retourne le loulav ou l'etrog jusqu'à ce qu'il bénisse, et ainsi il ne sera pas acquitté puisqu'il ne les a pas pris dans le sens de leur croissance ; ou encore qu'il ait l'intention de ne pas s'acquitter avant d'avoir béni. Le Rambam z"l a écrit qu'on bénisse avant de le prendre en main, mais cela n'a pas paru juste au Ri. Et il y en a qui disent : puisqu'il n'a pas encore agité et qu'il a encore à le tenir en main, même si [l'agitation] n'est pas indispensable, on peut à bon droit appeler cela « avant de faire ». Il est bon de procéder par l'une des voies que j'ai écrites. On ne dira pas sheheheyanou au moment de confectionner [l'agoudah]. Une prise par l'intermédiaire d'autre chose s'appelle encore une prise. Dès lors, même si on a fait un manche, qu'on y a mis le loulav et qu'on l'a pris, c'est bien, même si tout le loulav est hors de la main, pourvu que ce soit de façon honorable. Mais si ce n'est pas de façon honorable, par exemple si on l'a mis dans un récipient et qu'on l'a pris, on ne s'est pas acquitté. On agitera au moment où l'on bénit. De même on agitera pendant la lecture du Hallel, à « Hodou », chaque fois que l'assemblée le reprend, et de même à « Ana ה' hochia na », mais non à « Ana ה' hatslicha na » ; et de même on agitera à « Hodou » de la fin du psaume. Le naanoua consiste à tendre la main de face vers l'avant et à agiter là trois fois à l'aller et trois fois au retour ; puis on incline la main vers le nord et l'on fait de même trois fois ; de même vers le sud ; de même vers l'ouest ; on lève la main en haut et l'on fait de même trois fois ; on la baisse vers le bas et l'on fait ainsi trois fois. Total : trente-six fois. Le Baal ha-Itour a écrit : le naanoua est derabanan et l'on va vers la souplesse ; il n'est pas nécessaire, pour chaque direction, de trois allers et trois retours, mais trois [mouvements] aller-et-retour ensemble pour chaque direction. Il a encore écrit : l'usage de nos pères n'est que d'aller et revenir, lever et baisser seulement — on va et on revient pour Celui à qui appartiennent les quatre vents, et Celui qui règne sur deux règne sur quatre ; aller vers le nord et le sud est une opinion étrangère. Mon maître mon père z"l a écrit : le monde n'a pas pratiqué ainsi, mais on va vers les quatre vents, et c'est un usage valide : en tendant notre main droite pour rendre grâce à Celui à qui appartiennent les quatre vents ; l'autre usage est étranger. Le premier qui l'instaura pensait qu'aller et revenir vers les quatre vents ressemble à ce que font les idolâtres ; c'est vain : au contraire, quand on va et revient vers deux vents puis qu'on lève et baisse, cela paraît comme s'Il avait quatre extrémités ; mais quand on va et revient vers les quatre vents puis qu'on lève et baisse, Il a six extrémités. C'est pourquoi le Baal ha-Itour a écrit : l'aller et le retour, voilà le naanoua, et l'on n'a pas besoin d'agiter la shidra et les feuilles. Un Gaon z"l a écrit de même qu'il n'est pas besoin d'agiter la shidra et les feuilles : on n'a dit que comme on a dit pour la tenoufa — aller et revenir, lever et baisser. Ces quatre espèces sont indispensables les unes aux autres : s'il lui en manque une, qu'il ne bénisse pas sur celles qu'il a en main. Mais s'il les a toutes, même s'il ne les a pas prises ensemble mais l'une après l'autre, il s'est acquitté, pourvu qu'elles soient toutes devant lui, et qu'il prenne le loulav d'abord. S'il lui manque une des espèces, qu'il n'en prenne pas une autre à sa place. Qu'il n'en diminue pas le nombre, et qu'il n'ajoute pas sur elles une autre espèce : même s'il ne l'attache pas avec elles, s'il la tient en main avec elles au nom de la mitsva du loulav, il y a bal tosif (défense d'ajouter). Mais de ces quatre espèces elles-mêmes, on peut en ajouter. Quant au hadas choteh, qui n'est pas avot, les Gueonim ont divergé s'il est une espèce de hadas et si l'on peut l'ajouter ou non. Dans les Halakhot Guedolot il est écrit : le hadas choteh, même avec d'autres hadassim, est invalide. Rav Natronaï a écrit : si l'on peut faire le tout avot, c'est une mitsva de choix ; et si l'on ne trouve que trois hadassim avot, on complète avec du hadas choteh, et c'est bien. Mon maître mon père le Roch z"l a écrit de même. Rav Amram a écrit : on a pratiqué chez nous, à l'académie, depuis plusieurs générations, de ne pas descendre au-dessous de soixante-huit aravot, comme le compte de « loulav », et certains ajoutent jusqu'à soixante-dix, comme le compte des taureaux.