Règles sur le loulav, la bénédiction du temps le deuxième jour, la lecture de la Torah et le Moussaf.
וביום ב' מתפללין כמו בראשון ונוטלין לולב ומברכין על נטילת לולב וכן כל שבעה אבל לענין זמן בי"ט ב' נחלקו בו ה"ר שלמה בר שמשון כתב שאין לאומרו דממ"נ יצא בזמן שאמר בראשון אף אם הוא חול דלא גרע מאילו אמרו בשעת עשייה שיצא ולא דמי לזמן דקידוש שאומר בליל ב' שאותו הוא בשביל היום ולא בשביל הסוכה וכ"כ רש"י ור"י וי"א שצריך לאומרו משום שלא תקנו זמן אלא או בשעת עשייה או בשעת נטילה ואם היה אתמול חול א"כ לא היה לא שעת עשייה ולא שעת נטילה הלכך לא יצא בזמן של אתמול וא"א הרא"ש ז"ל הסכים לסברא הראשונה וכן נוהגין באשכנז ומיהו נראה שאם חל יום ראשון בשבת שצריך לאומרו בשני כיון שלא אמרו בראשון: ומוציאין ב' ספרים וקורין בא' כמו אתמול ומפטיר קורא ג"כ כמו אתמול ומפטיר במלכים ויקהלו עד בהוציאו אותם מארץ מצרים ומחזירין הספרים למקומן ואומר קדיש ומתפללין מוסף כמו אתמול ואומר קרבנות המוספין ובחמשה עשר כמו אתמול ומכאן קשה למנהג טוליטולה שאומרים ביום הב' הושיענו בחגיגת יום ב' דכיון שעשינו אותו קודש היאך נעשנו חול לומר יום שני:
Le deuxième jour, on fait la tefila comme le premier jour, on prend le loulav et on récite la berakha sur la prise du loulav, et il en est ainsi pour les sept jours. Cependant, concernant la bénédiction du temps le deuxième jour de Yom Tov, il y a une divergence d'opinions. Rabbi Chlomo bar Chimchon a écrit qu'on ne doit pas la dire, car de toute façon, il s'en est acquitté par la bénédiction du temps dite le premier jour, même si c'était un jour profane, car ce n'est pas pire que s'il l'avait dite au moment de la construction où il s'en serait acquitté. Et cela ne ressemble pas à la bénédiction du temps du Kiddouch qu'on dit la deuxième nuit, car celle-ci est pour la journée et non pour la soukka. C'est également ce qu'ont écrit Rachi et le R"i. Certains disent qu'il faut la dire, car on n'a institué la bénédiction du temps qu'au moment de la construction ou au moment de la prise ; or, si hier était un jour profane, il n'y a eu ni moment de construction ni moment de prise, et il ne s'est donc pas acquitté par la bénédiction du temps d'hier. Et mon père, le Roch, de mémoire bénie, a approuvé la première opinion, et c'est la coutume en Achkénaze. Toutefois, il semble que si le premier jour tombe pendant Chabbat, il faut la dire le deuxième jour, puisqu'il ne l'a pas dite le premier jour. On sort deux sefarim, et l'on lit dans le premier comme la veille. Le maftir lit également comme la veille. Le maftir lit dans les Rois : « Et s'assemblèrent... » jusqu'à « de les avoir fait sortir du pays d'Égypte ». On remet les sefarim à leur place, on dit le Kaddish et on fait la tefila de Moussaf comme la veille, en disant les sacrifices de Moussaf. Et le quinzième jour, comme la veille. À partir de là, la coutume de Tolède soulève une difficulté, car ils disent le deuxième jour « Sauve-nous par la célébration du deuxième jour », car puisque nous l'avons rendu saint, comment pouvons-nous le rendre profane en disant « deuxième jour » ?