Coutumes de Hocha'ana Rabba : multiplication des psaumes, sept tours avec le loulav, et rituel de la aravah (feuilles de saule) avec ses différentes spécificités.
ביום חמישי של חול המועד שהוא הושענא רבה נוהגין שמרבין מזמורים כמו בי"ט ואומר קדושה רבה במוסף ומרבים קצת בנרות כמו בי"ה לפי שבחג נדונין על המים והכל הולך אחר החתום וכל חיי אדם תלויין במים ויש נוהגין להתיר בו אגדו של לולבו סמך לדבר דכתיב כפת חסר ו' פי' ו' ימים יהיה כפות ולא יותר ומקיפין ז"פ ומרבים תחנונים על המים ונוטלין ערבה זכר למקדש שהיו מקיפין בו ביום בערבה ופליגי בה רבי יוחנן אמר יסוד נביאים הוא פי' נביאים אחרונים חגי זכריה ומלאכי יסדום ולכך מברכין עליה ור' יהושע אומר מנהג נביאים היא פירוש מנהג בעלמא שנהגו כך ואין מברכין עליה ופסק רי"ף שאין לברך עליה דאסיקנא איבו הוה קאי קמיה דר"א בר צדוק ואייתי ההוא גברא ערבה קמיה חביט חביט ולא בריך קסבר מנהג נביאים הוא ואמנהג לא מברכינן ובעל העיטור כתב הא דלא בריך ר"א משום דיחיד הוא ויחיד אינו קובע ברכה לעצמו אבל צבור ודאי מברכין ורב שמואל בן חפני פסק כר' יוחנן שמברכין וא"א הרא"ש ז"ל כתב ונהגו כרי"ף כתב גאון שיעור החבוט ב"פ בתפלת מוסף של יום ז' לפי שבתפלת התמיד אנו נוטלין הלולב ובתפלת המוסף של יום ההוא אנו נוטלין הערבה בפני עצמה ורש"י פי' חבוט (ונוהגים לכבות הנרות עם ההושענות לשמחה) לשון ניענוע והרמב"ם ז"ל כתב חובט בה על הקרקע או על הכלי ב"פ או ג' וכ"כ הרי"ץ גיאת וערבה זו צריכה שיעור וכמה שיעורה רב נחמן אמר ג' בדי עלין לחין ורב ששת אומר אפי' עלה אחת בבד אחד והלכתא כרב ששת אלא שכתב רב האי שמכוער הדבר עלה אחת בבד אחד ואינה ניטלת אלא בפני עצמו פי' שלא יאגד ד"א עמה אבל יש לו בידו ד"א אין לחוש ואין אדם יוצא ידי חובתו בערבה שבלולב אפי' אם הגביה אותה ב"פ אחת לשם לולב ואחת לשם ערבה ורב נחמן אומר אדם יוצא ידי חובתו בערבה שבלולב אם הגביה אותה ב"פ ופסק הרמב"ם ז"ל דאין אדם יוצא בה ואבי העזרי פסק שיוצא בה ולזה הסכים א"א ז"ל:
Le cinquième jour de Hol HaMoëd, qui est Hocha'ana Rabba, on a coutume de multiplier les psaumes comme à Yom Tov, on dit la grande Kedoucha à Moussaf et on allume un peu plus de bougies comme à Kippour, car à la fête (de Souccot) on est jugé sur l'eau, que tout dépend de la conclusion (du jugement), et que toute la vie de l'homme dépend de l'eau. Certains ont coutume d'y délier le nœud de leur loulav, s'appuyant sur le verset écrit sans la lettre Vav, signifiant que les palmes ne seront liées que six jours et pas plus. On effectue sept tours (hakafot), on multiplie les supplications pour l'eau et on prend une aravah en souvenir du Temple où l'on tournait ce jour-là avec la aravah. Les sages divergent : Rabbi Yohanan dit que c'est une institution des prophètes (les derniers prophètes Hagaï, Zekharia et Malakhi l'ont instituée), c'est pourquoi on récite une berakha sur elle ; Rabbi Yehochoua dit que c'est une simple coutume des prophètes, on ne récite donc pas de berakha. Le Rif tranche qu'on ne bénit pas, car l'homme qui a frappé l'aravah devant Rabbi Eléazar bar Tsadok n'a pas béni, prouvant que c'est une coutume et que l'on ne bénit pas sur une coutume. Le Ba'al HaItour écrit que Rabbi Eléazar n'a pas béni parce qu'il était seul, et qu'un individu isolé ne fixe pas de berakha pour lui-même, mais que le tsibbour bénit certainement. Rav Chemouel ben Hofni tranche comme Rabbi Yohanan qu'on bénit. Mon père, le Roch (z"l), a écrit que la coutume suit le Rif. Un Gaon a écrit que la mesure de la frappe (hibbout) est de deux fois lors de la tefila de Moussaf du septième jour, car on prend le loulav à la tefila du matin et la aravah seule à Moussaf. Rachi explique que le terme hibbout (et certains ont coutume d'éteindre les bougies avec les hocha'anot en signe de joie) signifie secouer. Le Rambam (z"l) écrit qu'on la frappe sur le sol ou sur un ustensile deux ou trois fois, et c'est aussi l'avis du Rits Ghiat. Cette aravah requiert une mesure minimale : Rav Nahman dit trois brins avec des feuilles fraîches, et Rav Chéchet dit même une seule feuille sur un seul brin. La halakha suit Rav Chéchet, mais Rav Haï a écrit qu'il est laid de n'avoir qu'une feuille sur un brin. Elle ne doit être prise que seule, c'est-à-dire sans y lier d'autres espèces, mais si l'on tient les autres espèces dans la main (sans les lier), il n'y a pas lieu de s'inquiéter. On ne s'acquitte pas de son obligation avec la aravah du loulav, même si on l'a soulevée deux fois, une pour le loulav et une pour la aravah. Rav Nahman dit qu'on s'en acquitte si on la soulève deux fois. Le Rambam (z"l) tranche qu'on ne s'en acquitte pas, tandis que l'Avi HaEzri tranche qu'on s'en acquitte, et mon père le Roch (z"l) est d'accord avec lui.