טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 671

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Règles de l'allumage des bougies de Hanoucca
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Obligation d'allumer, nombre de bougies, emplacement par rapport au domaine public et à la Mezouza, hauteur d'allumage et gestion des cours à plusieurs entrées.

Glossaire

bediavad
après coup

ויען כי אירע הנס בנרות תקנוה להדליק נרות בכל לילה כדי להזכיר הנס וצריך כל אדם ליזהר בהן מאד ואפילו עני המתפרנס מן הצדקה שואל או מוכר כסותו ולוקח שמן להדליק והזהיר בהן יהיו לו בנים ת"ח וכמה נרות הם בליל א' מדליק א' מכאן ואילך מוסיף והולך א' בכל לילה עד שבאחרונה יהיו שמנה ואפילו אם רבים בני הבית לא יעשה יותר. נר שיש לו ב' פיות עולה בשביל שנים כגון מליל א' ואילך ואם מילא קערה שמן והקיפה פתילות אם כפה עליה כלי כל פתילה עולה בשביל נר אחד לא כפה עליה כלי אפילו לנר אחד אינו עולה לפי שהיא כמדורה וכתב א"א הרא"ש ז"ל מסתברא שלא הרחיקם זה מזה עד כאצבע אבל אם הרחיקם זה מזה עד כאצבע שאינו נעשה כמדורה יצא ונראה לי דאפילו הרחיקם אין להתיר בלא כפיית כלי דמה גבול יש בהרחקה אם הפתילות גסות והלהב גדול אפילו יותר מכאצבע מתחברות ואם הם דקות אפילו פחות מכאצבע סגי להכי קאמרינן כפיית כלי דהוא מלתא דפסיקא ומניחה על פתח הסמוך לר"ה מבחוץ אם הבית פתוח לרה"ר מניחה על פתחו ואם החצר פתוח לר"ה מניחה על פתחו ואם הוא דר בעלייה שאין לו פתח פתוח לר"ה מניחה בחלון הסמוך לר"ה ובשעת הסכנה שאינו רשאי לקיים המצוה מניחה על שולחנו ודיו וצריך נר אחר להשתמש לאורו ואם יש מדורה א"צ נר אחר שיוכל להשתמש לאור המדורה ואם הוא אדם חשוב שאין דרכו להשתמש לאור המדורה צריך נר אחר אפי' אם יש מדורה מצוה להניחה למטה מי"ט ואם הניחה למעלה מי' יצא אבל אם הניחה למעלה מכ' אמה אפי' בדיעבד לא יצא דלא שלטא ביה עינא וליכא פירסומי ניסא וכתב ה"ר יואל הלוי דוקא כשמניחה בחוץ אבל כשמניחה בבית אפי' למעלה מעשרים אמה כשירה כדאמרינן גבי סוכה אם דפנות מגיעות לסכך אפי' למעלה מכ' אמה כשירה דשלטא ביה עינא ונ"ל שאין הנידון דומה לראייה דהתם בעינן שתשלוט עינו בגג וכיון שמחיצות מגיעות לגג על ידם ישלוט עינו בגג אבל הכא שצריך שישלוט עינו בנרות כיון שהוא למעלה מכ' דלא שלטא ביה עינא מאי נפקא מינה בגג שהוא עדיין למעלה ממנו בשבילו לא שלטא ביה עינא טפי וה"ר מאיר מרוטנבורק ז"ל היה מדקדק להניחה למעלה מג"ט ולמטה מי': ומצוה להניחה בטפח הסמוך לפתח משמאל כדי שתהא מזוזה מימין ונר חנוכה משמאל וכתב אבי העזרי שאם אין מזוזה בפתח מניחה מימין ובס"ה הקטן כתב שאם מניחה בדלת עצמה יניחנה מחציו של כניסה לצד שמאל ובב"ה מניחה לדרום זכר למנורה שהיתה בדרום ע"כ: חצר שיש לה ב' פתחים מב' רוחות צריך להדליק בב' פתחים שלא יחשדוהו העוברים לומר כשם שלא הדליק בזה הפתח כך לא הדליק באחרת הילכך אם ב' הפתחים מרוח אחת שיכולין לראות כאחד די לו באחד מהן וכתב בעל התרומה לדידן שמדליקין בפנים אפי' בב' רוחות די לו באחד מהן שאין היכירא אלא לבני הבית והם יודעים ששני הפתחים של איש אחד ונראה שאין להקל ואף לדידן איכא חשש כיון שמדליקין בפתח הבית העוברין רואין שלא הדליק ואיכא חשד:

Et puisque le miracle s'est produit par les bougies, ils ont institué d'allumer des bougies chaque nuit afin de rappeler le miracle. Chaque personne doit y veiller très attentivement ; même un pauvre qui se nourrit de la charité emprunte ou vend son vêtement pour acheter de l'huile à allumer. Celui qui est assidu à ces lumières aura des enfants érudits en Torah. Combien de bougies ? La première nuit, il en allume une, et à partir de là, il en ajoute une chaque nuit jusqu'à ce qu'à la dernière, il y en ait huit. Même si les membres de la maisonnée sont nombreux, il n'en fera pas plus. Une lampe avec deux becs compte pour deux (par exemple à partir de la deuxième nuit). S'il a rempli un bol d'huile et l'a entouré de mèches, s'il a couvert le bol avec un ustensile, chaque mèche compte pour une bougie ; s'il ne l'a pas couvert, cela ne compte même pas pour une seule bougie, car cela ressemble à un feu de joie. Mon maître et père le Roch a écrit qu'il semble que ce soit lorsqu'il ne les a pas éloignées d'environ la largeur d'un doigt, mais s'il les a éloignées d'un doigt pour que cela ne forme pas un feu de joie, il est acquitté. Et il me semble que même s'il les a éloignées, on ne doit pas le permettre sans couvrir avec un ustensile, car quelle est la limite de cet éloignement ? Si les mèches sont épaisses et la flamme grande, même à plus d'un doigt elles se rejoignent ; et si elles sont fines, même à moins d'un doigt cela suffit. C'est pourquoi nous exigeons de couvrir avec un ustensile, car c'est une chose tranchée. On la place à l'entrée adjacente au domaine public, à l'extérieur. Si la maison ouvre sur le domaine public, on la place à cette entrée. Si la cour ouvre sur le domaine public, on la place à son entrée. S'il habite à l'étage et n'a pas d'entrée ouvrant sur le domaine public, il la place à la fenêtre adjacente au domaine public. En temps de danger, où il n'est pas permis d'accomplir la mitsva, il la place sur sa table, et cela suffit ; il lui faut alors une autre lumière pour s'en servir. S'il y a un feu de cheminée, il n'a pas besoin d'une autre lumière car il peut utiliser la lumière du feu. S'il est un homme important qui n'a pas l'habitude de se servir de la lumière du feu, il a besoin d'une autre lumière même s'il y a un feu. C'est une mitsva de la placer à moins de dix palmes (tefahim) du sol. S'il l'a placée au-dessus de dix, il est acquitté. Mais s'il l'a placée au-dessus de vingt coudées (amot), même bediavad il n'est pas acquitté, car l'œil ne la domine pas et il n'y a pas de publication du miracle (pirsoumé nissa). Le Rav Yoël HaLévi a écrit que c'est seulement quand on la place à l'extérieur, mais quand on la place à l'intérieur de la maison, même au-dessus de vingt coudées elle est valide, tout comme nous disons pour la Soucca que si les parois atteignent le toit, même au-dessus de vingt coudées elle est valide car l'œil la domine. Et il me semble que ce cas n'est pas comparable à cette preuve, car là-bas il faut que son œil domine le toit, et puisque les parois atteignent le toit, elles guident son œil vers le toit ; mais ici, où il faut que son œil domine les lumières, puisqu'elle est au-dessus de vingt coudées où l'œil ne la domine pas, qu'importe qu'il y ait un plafond au-dessus, cela ne fera pas que l'œil la dominera davantage. Et le Rav Meir de Rothenburg veillait à la placer au-dessus de trois palmes et en dessous de dix. C'est une mitsva de la placer dans le palme adjacent à l'entrée, à gauche, pour que la Mezouza soit à droite et la bougie de Hanoucca à gauche. Avi HaEzri a écrit que s'il n'y a pas de Mezouza à l'entrée, on la place à droite. Et dans le Sefer HaKatan, il est écrit que s'il la place dans l'embrasure même, il la placera à partir du milieu de l'entrée vers la gauche. À la synagogue, on la place au sud, en souvenir de la Menorah qui était au sud. Une cour qui a deux entrées de deux directions différentes nécessite qu'on allume aux deux entrées, pour que les passants ne le soupçonnent pas en disant : « De même qu'il n'a pas allumé à cette entrée, il n'a pas allumé à l'autre. » C'est pourquoi, si les deux entrées sont du même côté, de sorte qu'on peut les voir ensemble, une seule lui suffit. Le Ba'al HaTerouma a écrit : « Pour nous qui allumons à l'intérieur, même s'il y a deux directions, une seule suffit, car la visibilité n'est que pour les membres du foyer et ils savent que les deux entrées appartiennent au même homme. » Et il semble qu'on ne doit pas être indulgent, et même pour nous il y a matière à soupçon, car puisque nous allumons à l'entrée de la maison, les passants qui regardent verront qu'il n'a pas allumé et il y aura un soupçon.