Tous sont tenus de lire la Meguila, femmes comprises, et l'on y éduque le petit enfant. Rachi et le Bahag divergent sur la question de savoir si une femme peut acquitter des hommes ; selon le Baal Ha'Itour, les femmes ne complètent pas le quorum de dix a priori. Le sourd, l'aliéné et le mineur n'acquittent pas autrui, Rabbi Yehouda validant le mineur éduqué ; le Tour rapporte aussi l'usage d'amener les enfants à la lecture.
הכל חייבין בקריאת מגילה כהנים לוים וישראלים עבדים חלל ממזר נתין טומטום ואנדרוגינוס ומחנכין נמי הקטן בה ונשים נמי חייבות בקריאתה ופירש"י שמוציאות לאנשים ידי חובתן ובה"ג כ' אע"ג שחייבות במקרא מגילה אינן מוציאות לאנשים וב"ה ז"ל כ' מסתברא כי היכי דנשים מזמנות לעצמן ואינן מצטרפות לברכת הזימון ה"נ אינן מצטרפות לי' לכתחלה ואנדרוגינוס מוציא מינו ולא שאינו מינו וטומטום ומי שחציו עבד וחציו בן חורין אפי' מינו אינו מוציא: חש"ו אפי' הגיע לחינוך אינן מוציאין אחרים ידי חובתם ור"י מכשיר בקטן כיון שהגיע לחינוך וב"ה ז"ל פסק כוותיה וא"א ז"ל הביא המשנה כצורתה וא"כ דעתו לפסוק כת"ק וכ"כ בה"ג ירוש' ריב"ל הוה מכניש בני ביתיה וקרי קמיהון מכאן נוהגין במקצת מקומות להביא קטנים וקטנות לשמוע מקרא מגילה:
Tous sont tenus de lire la Meguila : kohanim, lévites et Israélites, esclaves, 'halal, mamzer, natin, tumtum et androgyne. On y éduque aussi le petit enfant. Les femmes aussi sont tenues de la lire. Rachi explique qu'elles acquittent les hommes de leur obligation ; le Bahag écrit que, bien qu'elles soient tenues de la lecture de la Meguila, elles n'acquittent pas les hommes. Le Baal Ha'Itour z"l écrit : il est logique que, de même que les femmes font le zimoun entre elles mais ne se joignent pas [aux hommes] pour la bénédiction du zimoun, de même elles ne se joignent pas pour compléter les dix, a priori. L'androgyne acquitte quelqu'un de son espèce, mais non quelqu'un qui n'est pas de son espèce ; le tumtum et celui qui est à moitié esclave et à moitié libre n'acquittent même pas quelqu'un de leur espèce.
Le sourd, l'aliéné et le mineur, même [le mineur] arrivé à l'âge de l'éducation, n'acquittent pas les autres de leur obligation. Rabbi Yehouda valide le mineur, dès lors qu'il est arrivé à l'âge de l'éducation, et le Baal Ha'Itour z"l tranche comme lui. Mon père, le Roch z"l, a rapporté la Michna telle quelle : son avis est donc de trancher comme le premier Tanna ; et c'est ce qu'écrit le Bahag.
Yerouchalmi : Rabbi Yehochoua ben Lévi rassemblait les gens de sa maison et lisait [la Meguila] devant eux. De là vient la coutume, en certains endroits, d'amener les petits garçons et les petites filles pour entendre la lecture de la Meguila.