טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 691

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Lois relatives à l'écriture de la Meguila
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Règles concernant le matériel d'écriture, le parchemin, le format des lettres, l'agencement particulier des dix fils de Haman, la couture des feuilles, et les cas de force majeure pour la lecture de la Meguila.

Glossaire

Lichma
En vue de la mitsva / en son nom propre
Taguin
Couronnes sur les lettres
Chira
Cantique / poème
Iguéret
Lettre / épître
Houmach
Pentateuque

היתה כתובה בסם בסיקרא בקומוס ובקנקנתום על הדיפתרא ועל הנייר פסולה עד שתהא כתובה על הספר ובדיו וקלפין שלנו כשרין אע"פ שאינן מעופצין וצריכה שירטוט ור"ת ז"ל כתב כיון דנקראת ספר נותנים לה כל דין ס"ת חוץ ממה שמפרש בהדיא דהיינו שאם הטיל בה ג' חוטי גידין כשרה אבל לכל שאר הדברים היא כספר תורה לענין עיבוד לשמה והיקף גויל וחטוטרת חתי"ן ותליית ההי"ן וקופי"ן וכל גופות האותיות כצורתן וזיונן של שעטנז ג"ץ ובחסירות ויתרות וצריכה עמוד בראשה וחלק בסופה כדי להקיפה בו הכל כס"ת והרמב"ם ז"ל כתב שאין צריכה עיבוד לשמה ואם כתבה מין או עו"ג פסולה ובעל ה"ג כתב שאין צריכה תגין: עשרת בני המן צריך לכתבם כשירה ולא כשאר שירות שחלק ע"ג כתב אלא מניח חלק בין כתב לכתב כזה את פרשנדתא ואת דלפון וקאמר בירושלמי שהיא פסולה אם לא עשה כן וצריך להאריך וי"ו דויזתא ירושלמי א"ר יוסי בר בון צריך שיהא איש בריש דפא ואת בסופה שניץ ונחיץ כהדין קנטירא נקראת ספר שאם תפרה בחוטי פשתן פסולה ונקראת איגרת שאם הטיל בה ג' חוטי גידים כשרה ובלבד שיהו משולשין משום שיש בו פירושים שונין צריך לצאת ידי כולם לעשות א' בראש היריעה וא' באמצעיתו וא' בסופו וא' בחלק רביעי מכאן וא' בחלק רביעי מכאן וצריך להיות שיור בראש היריעה ובסופה כשתופרה ביחד שלא יתפור הכל ובמשהו סגי וצריך שיהא כתובה לבדה שלא תהא מחוברת עם הספרים ואם היא מחוברת עמהם וקרא בה ביחיד יצא בלבד שתהא נגללת כס"ת אבל בצבור לא יצא ואם יריעותיה עודפות מעט על שאר היריעות שבספר או חסירות מעט אפילו בצבור יצא בה כתב ב"ה ז"ל הא דאמרי' בצבור לא יצא פי' בב"ה שהוא מקום צבור ובעי פרסומי ניסא אבל שלא בב"ה אפילו בי' יצא ולי נראה דכל י' מקרי צבור לכל דבר ואין חילוק אם הם בב"ה או לא ואם אין מגילה כשירה יש מתירין לקרותה בחומש כדאמר לענין לולב שיוצא ביבש בשעת הדחק כתב ב"ה ז"ל שאם קרא במגילה גזולה יצא:

Si elle a été écrite avec du sam, de la sikra, de la gomme (komos) ou du vitriol (kankantum), sur de la diphthéra ou sur du papier, elle est invalide, jusqu'à ce qu'elle soit écrite sur un parchemin (sefer) et avec de l'encre. Nos parchemins sont valides bien qu'ils ne soient pas traités avec des noix de galle, et elle nécessite d'être tracée (sirtout). Rabbeinou Tam, de mémoire bénie, a écrit que puisqu'elle est appelée "livre" (sefer), on lui applique toutes les lois d'un rouleau de la Torah, à l'exception de ce qui est explicitement précisé, à savoir que si on y a inséré trois fils de nerfs, elle est valide. Mais pour tout le reste, elle est comme un rouleau de la Torah en ce qui concerne le traitement en vue de la mitsva (lichma), l'espace vierge autour du texte, les bosses des lettres Het, la suspension des lettres Hé et Kouf, toutes les formes des lettres telles qu'elles sont, les couronnes du groupe de lettres "Chaâtnèz Guèts Ich" soit au début de la page et "Ett" à la fin, bien serrés et pressés ensemble comme cette poutre de plafond. Elle est appelée "livre" (sefer), car si on l'a cousue avec des fils de lin, elle est invalide. Et elle est appelée "lettre" (iguéret), car si on l'a cousue avec seulement trois fils de nerfs, elle est valide, à condition qu'ils soient répartis en trois endroits ; et comme il y a plusieurs explications à ce sujet, il faut toutes les satisfaire : on en fait un au début de la feuille, un au milieu, un à la fin, un au quart d'ici et un autre au quart de là. Il faut laisser un reste non cousu en haut et en bas de la feuille lorsqu'on la coud ensemble, de sorte qu'on ne la couse pas entièrement ; et une infime partie suffit. Elle doit être écrite seule, sans être attachée à d'autres livres. Si elle y est attachée et qu'on y a lu en privé, on s'est acquitté, pourvu qu'elle soit roulée comme un rouleau de la Torah, mais en public on ne s'en est pas acquitté. Si ses feuilles dépassent un peu des autres feuilles du livre, ou si elles sont un peu plus courtes, on s'en est acquitté même en public. Le Baâl Halakhot (B"H), de mémoire bénie, a écrit : Ce que l'on a dit "en public on ne s'en est pas acquitté public" à tous égards, qu'ils soient à la synagogue ou non. S'il n'y a pas de Meguila valide, certains permettent de la lire dans un Houmach, comme on l'a dit à propos du Loulav dont on s'acquitte avec un desséché en cas de force majeure. Le B"H, de mémoire bénie, a écrit que si l'on a lu dans une Meguila volée, on s'en est acquitté. 'Ett Parchandata' et 'Ett Dalfon' Le Talmud de Jérusalem déclare qu'elle est invalide si on n'a pas agi ainsi. Il faut allonger la lettre Vav de Vaïzata. Le Talmud de Jérusalem rapporte, au nom de Rabbi Yossé bar Boun : il faut que le mot "Ich" soit au début de la page et "Ett" à la fin, bien serrés et pressés ensemble comme cette poutre de plafond. Elle est appelée "livre" (sefer), car si on l'a cousue avec des fils de lin, elle est invalide. Et elle est appelée "lettre" (iguéret), car si on l'a cousue avec seulement trois fils de nerfs, elle est valide, à condition qu'ils soient répartis en trois endroits ; et comme il y a plusieurs explications à ce sujet, il faut toutes les satisfaire : on en fait un au début de la feuille, un au milieu, un à la fin, un au quart d'ici et un autre au quart de là. Il faut laisser un reste non cousu en haut et en bas de la feuille lorsqu'on la coud ensemble, de sorte qu'on ne la couse pas entièrement ; et une infime partie suffit. Elle doit être écrite seule, sans être attachée à d'autres livres. Si elle y est attachée et qu'on y a lu en privé, on s'est acquitté, pourvu qu'elle soit roulée comme un rouleau de la Torah, mais en public on ne s'en est pas acquitté. Si ses feuilles dépassent un peu des autres feuilles du livre, ou si elles sont un peu plus courtes, on s'en est acquitté même en public. Le Baâl Halakhot (B"H), de mémoire bénie, a écrit : Ce que l'on a dit "en public on ne s'en est pas acquitté public" à tous égards, qu'ils soient à la synagogue ou non. S'il n'y a pas de Meguila valide, certains permettent de la lire dans un Houmach, comme on l'a dit à propos du Loulav dont on s'acquitte avec un desséché en cas de force majeure. Le B"H, de mémoire bénie, a écrit que si l'on a lu dans une Meguila volée, on s'en est acquitté.