טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 692

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Les bénédictions de la lecture de la Meguila
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Règles concernant les bénédictions à réciter avant et après la lecture de la Meguila, les différences de coutumes entre le jour et la nuit, et les dispenses ou interruptions liées à ces bénédictions.

Glossaire

Chéhéhéyanou
Bénédiction du temps (qui nous a fait vivre)
Chéassa nissim
Bénédiction des miracles (qui a fait des miracles)

הקורא מגילה מברך לפניה ג' ברכות על מקרא מגילה ושהחיינו ושעשה נסים וכתב ר"ת ז"ל שאף ביום צריך לברך שהחיינו שעיקר מצות קריאתה ביום והרמב"ם ז"ל כתב שאין מברכין שהחיינו ביום וא"א ז"ל הסכים לדעת ר"ת ואין נוהגין כן ולאחריה במקום שנוהגים לברך יברך והאידנא נוהגין לברך מאי מברך בא"י אמ"ה האל הרב את ריבנו והדן את דיננו והנוקם את נקמתינו והנפרע לנו מצרינו והמשלם גמול לכל אויבי נפשנו בא"י הנפרע לעמו ישראל מכל צריהם האל המושיע כתב ר"ע ז"ל לא אמרינן האל הרב דהא אמרינן אלהינו וב"ה ז"ל כתב מסתברא כיון שברכה אחרונה במנהגא תליא מילתא אין לגעור במי ששח בקריאתה דלאו הפסקה היא אלא בקריאה תליא מילתא ואינו נראה דכיון שהוא מברך צריך שלא להפסיק דמאי נפקא מינה דתלי במנהגא סוף סוף הוא מברך: מי שקורא לחולה אע"פ שהוא יצא כבר יברך להוציא מי שקורא לו דקי"ל כל הברכות אע"פ שיצא מוציא. תוספתא קרא בין עומד בין יושב בין שבירך לפניה ולא לאחריה בין לאחריה ולא לפניה או שלא בירך כלל לא לפניה ולא לאחריה יצא:

Celui qui lit la Meguila récite trois bénédictions avant elle : "Al mikra Meguila Chéhéhéyanou" et "Chéassa nissim". Rabbeinou Tam, de mémoire bénie, a écrit que même en journée on doit réciter "Chéhéhéyanou Chéhéhéyanou" en journée. Mon maître et père (le Roch), de mémoire bénie, a approuvé l'opinion de Rabbeinou Tam, mais telle n'est pas la coutume. Après elle, là où on a l'habitude de réciter une bénédiction, on la récitera, et de nos jours on a l'habitude de la réciter. Que récite-t-on ? "Béni sois-Tu, ה', notre Dieu Roi du monde, le Dieu qui plaide notre cause, juge notre jugement, venge notre vengeance, Se rétribue pour nous de nos adversaires, et paie de retour tous les ennemis de notre âme. Béni sois-Tu, ה', qui Se rétribue pour Son peuple Israël de tous leurs adversaires, le Dieu qui sauve." Rabbi Akiva (R"A), de mémoire bénie, a écrit : On ne dit pas "le Dieu (HaE-l) qui plaide" puisqu'on dit "notre Dieu" (E-loheinou). Le Baâl Halakhot (B"H), de mémoire bénie, a écrit : Il est logique, puisque la bénédiction finale dépend de la coutume, qu'il ne faille pas réprimander celui qui a parlé pendant sa lecture, car ce n'est pas une interruption, mais cela dépend plutôt de la lecture. Cependant, cela ne semble pas juste ; puisqu'il récite une bénédiction, il ne faut pas qu'il interrompe ; qu'importe que cela dépende de la coutume, au bout du compte, il récite une bénédiction ! Celui qui lit pour un malade, bien qu'il s'en soit déjà acquitté, récitera les bénédictions pour acquitter celui pour qui il lit, car nous avons comme principe : pour toutes les bénédictions, bien qu'on s'en soit acquitté, on peut en acquitter autrui. Une Tossefta enseigne : Qu'il l'ait lue debout ou assis, qu'il ait récité la bénédiction avant mais pas après, ou après mais pas avant, ou qu'il n'ait récité aucune bénédiction ni avant ni après, il s'en est acquitté.