שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 11

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · À quel moment l'on égorge. Loi de celui qui égorge dans l'eau
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On égorge jour et nuit s'il y a un flambeau. La che'hita le Chabbat ou à Yom Kippour est valable. On n'égorge pas dans la mer, un fleuve ou un récipient, par crainte d'apparence d'idolâtrie. Usages du bateau et de l'oie en Tévet-Chevat.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETÀ quel moment l'on égorge. Loi de celui qui égorge dans l'eau
À FAIREOn égorge jour et nuit s'il y a un flambeau devant soi
Deux bougies valent un flambeau.
À ÉVITERSans flambeau, ou de jour dans un endroit sombre
ne pas égorger.
OUISi l'on a égorgé sans flambeau
la che'hita est valable.
OUIChe'hita le Chabbat ou à Yom Kippour
valable, même mezid (mort le Chabbat, flagellation à Yom Kippour).
À ÉVITERPas dans les mers et fleuves (qu'on ne dise
au prince de la mer). Pas dans les récipients (qu'on ne dise : il recueille le sang pour l'idolâtrie). Eau claire dans le récipient : ne pas égorger (forme qui apparaît dans l'eau).
À FAIREEau trouble dans le récipient
permis. Terre dans le récipient : permis.
À FAIREBateau sans place
égorger au-dessus de récipients, le sang tombant dans l'eau ; ou sortir la main hors du bateau et égorger sur les parois, le sang tombant dans l'eau — on ne s'en soucie pas.
OUIRema
certains cho'hatim n'égorgent aucune oie en Tévet et Chevat, à moins d'en manger du cœur (tradition d'une heure où le cho'het mourrait sinon). Usage : en manger le cœur.
À quel moment l'on égorge. Loi de celui qui égorge dans l'eau.

Glossaire

che'hita
abattage rituel
avouka
flambeau
mezid
volontairement
sar shel yam
prince de la mer
cho'het
abatteur rituel

באיזה זמן שוחטין. ודין השוחט בתוך המים. ובו ד' סעיפים: לעולם שוחטין בין ביום ובין בלילה במה דברי' אמורים כשאבוקה כנגדו. אבל אם אין אבוקה כנגדו או ביום במקום אפל לא ישחוט ואם שחט שחיטתו כשרה (וב' נרות חשובים אבוקה) (מהרי"ל ואגודה):

On égorge toujours, de jour comme de nuit. Cela n'est dit que lorsqu'un flambeau est devant soi. S'il n'y a pas de flambeau, ou de jour dans un endroit sombre, on n'égorgera pas. Si l'on a égorgé, la che'hita (abattage rituel) est valable. Deux bougies valent un flambeau.

השוחט בשבת וביו"כ אע"פ שאילו היה מזיד בשבת מתחייב בנפשו והיה לוקה ביו"כ שחיטתו כשרה:

Celui qui égorge le Chabbat ou à Yom Kippour : même si, mezid (volontairement), il serait passible de mort le Chabbat et qu'à Yom Kippour il encourrait la flagellation, sa che'hita est valable.

אין שוחטין לתוך ימים ונהרות שלא יאמרו לשר של ים הוא שוחט ולא לתוך הכלים שלא יאמרו מקבל הדם לזורקו לעבודת כוכבים ואם יש בכלי מים שאז אין הדם ראוי לזריקה אם הם צלולים לא ישחוט בו שלא יאמרו לצורה הנראית במים שוחט ואם הם עכורי' מותר וכן אם יש בכלי עפר מותר לשחוט בתוכו:

On n'égorge pas dans les mers et les fleuves, afin que l'on ne dise pas : c'est au prince de la mer qu'il égorge. Ni dans les récipients, afin que l'on ne dise pas : il recueille le sang pour le répandre au culte idolâtre. S'il y a de l'eau dans le récipient, de sorte que le sang n'est plus propre à être répandu : si elle est claire, on n'y égorge pas, afin que l'on ne dise pas qu'il égorge à la forme qui apparaît dans l'eau ; si elle est trouble, c'est permis. De même, s'il y a de la terre dans le récipient, il est permis d'y égorger.

היה בספינה ואין לו בה מקום פנוי לשחוט יכול לשחוט על גבי כלים והדם שותת ויורד לתוך המים או מוציא ידו חוץ לספינה ושוחט על דפנותיה והדם שותת ויורד לתוך המים ואינו חושש: הגה מקצת שוחטין נזהרין שלא לשחוט שום אווז בטבת ושבט אם לא שאוכלין מלבה משום שקבלה היא שיש שעה אחת באותן חדשים אם שוחט בה אווז ימות השוחט אם לא אוכל ממנה ונוהגין לאכול מן הלב (תשב"ץ בשם ר"י חסיד):

Si l'on est sur un bateau et que l'on n'y a pas de place libre pour égorger, on peut égorger au-dessus de récipients, le sang coulant et tombant dans l'eau ; ou l'on sort la main hors du bateau et l'on égorge sur ses parois, le sang coulant et tombant dans l'eau, et l'on ne s'en soucie pas. (Rema : Certains cho'hatim prennent garde de n'égorger aucune oie en Tévet et en Chevat, à moins d'en manger du cœur, car une tradition veut qu'il y ait une heure, dans ces mois-là, où si l'on égorge une oie le cho'het mourra s'il n'en mange pas. On a l'usage d'en manger le cœur.)