La trachée interdit la bête si la majorité de sa lumière est sectionnée au lieu de che’hita ou au-dessus ; si un manque égal à un issar ; si elle est fendue en long sans reste au lieu de che’hita ; si elle est percée sous le lieu de che’hita, si peu que ce soit ; les trois rameaux terminaux interdisent dès le moindre trou.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
דין מכת הגרגרת. ובו י' סעיפים: גרגרת שנפסק רוב חללה במקום הראוי לשחיטה או למעלה מזה הרי זו אסורה:
Si la gargérèt (trachée) est sectionnée sur la majorité de sa lumière, au lieu propre à la che’hita (abattage rituel) ou au-dessus de ce lieu, elle est interdite.
אם ניקבה נקב שיש בו חסרון כאיסר אסורה ואם ניטלה ממנו רצועה לארכה אי כד מעגלת לה הויא כאיסר אסורה ויש מי שאומר שאין אנו בקיאים בשיעור כאיסר הלכך משערים אותו ברוב רוחב חלל הקנה: הגה ולפי מה שיתבאר בסמוך דשיעור איסר הוא פחות מרוב אם כן מי שאינו בקי יבא להקל על כן נראה דרצה לומר רוב רוחב חלל קנה של עוף דהוא פחות מכאיסר ומי שאינו בקי יטריף בכל ענין. (ד"ע):
Si elle est percée d’un trou qui comporte un manque de la taille d’un issar (petite pièce), elle est interdite. Si l’on en a retiré une bande dans le sens de la longueur, et qu’en la mettant en cercle elle égale un issar, elle est interdite. Certains disent que nous ne sommes pas experts dans la mesure de l’issar ; on évalue donc d’après la majorité de la largeur de la lumière du kané (conduit trachéal). (Rema : Selon ce qui sera exposé plus loin, la mesure de l’issar est moindre que la majorité. Un non-expert risquerait donc d’être trop indulgent. Il s’agit donc de la majorité de la largeur de la lumière du kané du volatile, moindre qu’un issar. Qui n’est pas expert déclarera tréfa en tout état de cause.)
ניקב סביב היקפה נקבים דקים זה אצל זה כנקבי הנפה אם אין בהם חסרון מצטרפין לרוב חללה ואם יש בהם חסרון מצטרפין לכאיסר שאם יש כאיסר בנקבים עם השלם שביניהם אסורה והוא שהנקבים סמוכין כל כך שאין בין נקב לנקב כמלא נקב אבל אם יש ביניהם יותר משיעור זה אין מה שביניהם מצטרף:
Si elle est percée tout autour de son pourtour de petits trous voisins les uns des autres, comme les trous d’un tamis : s’ils n’ont pas de manque, ils se joignent pour la majorité de sa lumière ; s’ils ont un manque, ils se joignent pour un issar : dès qu’il y a un issar dans les trous avec le plein qui les sépare, elle est interdite. Encore faut-il que les trous soient assez proches pour qu’il n’y ait pas, d’un trou à l’autre, la largeur d’un trou. S’il y a davantage, ce qui est entre eux ne se joint pas.
בעוף אם ניקב כנפה חותך המקום המנוקב כנפה ומשימו על פי חלל הקנה אם יש בו כדי לחפות רוב הקנה אסורה: הגה ואם נחסרה גרגרת של עוף י"א דמשערין כמו בנקובה כנפה (הרי"ף והרמב"ם) וי"א דמשערין הגדול לפי גדלו והקטן לפי קטנו לפי ערך השיעור שהוא בבהמה כאיסר (רש"י והרא"ש ורבי ירוחם):
Chez le volatile, si elle est percée comme un tamis, l’on découpe l’endroit percé comme un tamis et l’on pose ce morceau sur l’ouverture de la lumière du kané : s’il suffit à couvrir la majorité du kané, elle est interdite. (Rema : Si la gargérèt du volatile est déficiente, certains évaluent comme pour la perforation en tamis. D’autres évaluent le grand selon sa grandeur et le petit selon sa petitesse, au prorata de la mesure qui, chez la bête, est un issar.)
יש אומרים שאם נפחתה כמו דלת שלא ניטל הפחת אלא תלוי ועומד וזקוף שם כדלת על פי הארובה כיון שהדלת סותם הנקב צריך שיהא הפחת גדול כדי שיכנס ויצא בו איסר דהיינו יותר מכאיסר:
Certains disent : si elle s’est enfoncée comme une porte, le pan n’ayant pas été enlevé mais restant suspendu et dressé là, comme une porte sur l’ouverture d’une lucarne, dès lors que cette « porte » bouche le trou, il faut que le manque soit assez grand pour qu’un issar y entre et en sorte, c’est-à-dire plus qu’un issar.
י"א שאם ניקבה נקב מפולש משני צדדים אע"פ שאין בנקב אלא כדי שיכנס בו איסר לרחבו דהיינו כעובי איסר אסורה:
Certains disent : si elle est percée d’un trou traversant des deux côtés, même si le trou n’a que de quoi laisser entrer un issar dans sa largeur, c’est-à-dire l’épaisseur d’un issar, elle est interdite.
נסדקה כולה לארכה אע"פ שלא חסר ממנה כלום אסורה ואם נשאר ממנה כל שהוא למעלה ולמטה במקום הראויה לשחיטה כשרה מפני שכל מה שהצואר נמשך הסדק סוגר והולך הלכך הדר חלים:
Si elle s’est fendue tout entière dans le sens de la longueur, même si rien n’en manque, elle est interdite. S’il en reste si peu que ce soit en haut et en bas, au lieu propre à la che’hita, elle est kasher : à mesure que le cou s’étire, la fente se referme ; elle finit donc par se cicatriser.
ניקבה למטה ממקום שחיטה במשהו טריפה:
Si elle est percée au-dessous du lieu de che’hita, si peu que ce soit, elle est tréfa.
מצא גרגרת שנפסקה או חסר ואינו ידוע אם נעשה מחיים (ולא יוכל לתלות שמחמת השחיטה נעשה ששחט בשני מקומות) (ב"י בשם חידושי רשב"א) פוסקה במקום אחר ורואה אם הם שוים כשירה ואם לאו אסורה ואין מדמין אלא מחוליא לחוליא או מבר חוליא לבר חוליא אבל לא מחוליא לבר חוליא ולא מבר חוליא לחוליא: הגה ואנו אין בקיאין בבדיקה ויש להטריף בכל ענין וכל דינים אלו דנקובה וחסרון בגרגרת הם דוקא כשידוע שהוא מחמת חולי (ב"י ואו"ה כלל נ"א) אבל אם נעשה מחמת קוץ או מחט לדידן דלא בקיאינן בבדיקת הושט טריפה בכל ענין דחיישינן שמא ניקב הוושט דלא גרע מאלו היה הצואר מלוכלך בדם כמו שנתבאר לעיל סימן ל"ג:
Si l’on trouve une gargérèt sectionnée ou déficiente, sans savoir si cela s’est fait de son vivant — et que l’on ne puisse l’attribuer à la che’hita, celle-ci ayant été faite en deux endroits —, on la sectionne ailleurs et l’on compare : si les deux coupes sont semblables, elle est kasher ; sinon, elle est interdite. L’on ne compare que d’un anneau (’houlya) à un anneau, ou d’un entre-anneau à un entre-anneau, mais non d’un anneau à un entre-anneau, ni d’un entre-anneau à un anneau. (Rema : Nous ne sommes pas experts dans l’examen ; il faut déclarer tréfa en tout état de cause. Toutes ces lois de perforation et de manque à la gargérèt ne valent que s’il est connu que cela vient d’une maladie. Mais si cela vient d’une épine ou d’une aiguille, pour nous qui ne sommes pas experts dans l’examen de l’œsophage, elle est tréfa en tout état de cause : l’on craint que l’œsophage n’ait aussi été percé ; ce n’est pas moindre que si le cou était souillé de sang, comme exposé plus haut au siman 33.)
הקנה בסופו משנכנס תחת (החזה) מתפצל ומשם יפרד והיה לשלושה ראשים האחד נוטה ללב ואחד לכבד ואחד לריאה ושלשתן נקובתן במשהו: הגה מיהו בקנה הלב שהוא שומן שיורד בין ערוגות הריאה ללב רגילין להיות בו נקבים קטנים דקים והיינו רביתייהו ולא מקרי נקבים וכשר (הגהות אשיר"י פא"ט ורוקח ובשערים שער ל"א):
Le kané, à son extrémité, une fois entré sous la poitrine, se divise et de là se sépare en trois têtes : l’une penche vers le cœur, l’une vers le foie, l’une vers le poumon. Les trois interdisent dès le moindre trou. (Rema : Toutefois, au conduit du cœur — graisse qui descend entre les sillons du poumon et le cœur — il est habituel d’y trouver de petits trous fins : c’est ainsi qu’il pousse ; on ne les appelle pas trous, et c’est kasher.)