La Torah n’a énuméré que les vingt-quatre espèces impures ; le reste est permis. En pratique on ne mange un oiseau que d’après une massoret. Le doreis est impur. Trois signes corporels — doigt supplémentaire, zefek, korkevan qui se décolle à la main — ne suffisent pas sans massoret. Le Rema : on ne change pas cet usage.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
סימני עוף טהור. ובו ה' סעיפים:סימני עוף טהור לא נתפרש מן התורה אלא מנה מינים טמאים בלבד ושאר מיני העוף מותרים והמינים האסורים כ"ד האמורי' בתורה (ל' רמב"ם פ"א מהמ"א די"ד):
Les signes de l’oiseau pur n’ont pas été explicités dans la Torah : elle n’a énuméré que les espèces impures, et les autres espèces d’oiseaux sont permises. Les espèces interdites sont les vingt-quatre mentionnées dans la Torah.
כל מי שהוא בקי באותם מינים ובשמותיהם הרי זה אוכל כל עוף שאינו מהם ואינו צריך בדיקה (שם) ועוף טהור נאכל במסורת והוא שיהיה דבר פשוט באותו מקום שזה עוף טהור ונאמן צייד לומר עוף זה התיר לי רבי הצייד והוא שיוחזק אותו צייד שהוא בקי במינים הטמאים האמורים בתורה ובשמותיהם. מי שאינו מכירם ואינו יודע שמותיהם בודק בסימנים כל עוף שהוא דורס ואוכל בידוע שהוא ממינים הטמאים ואם אינו יודע אם דורס אם לאו אם כשמעמידים אותו על חוט חולק את רגליו שני אצבעותיו לכאן וב' אצבעותיו לכאן או שקולט מן האויר ואוכל בידוע שהוא דורס ואם ידוע שאינו דורס יש שלשה סימני טהרה אצבע יתירה וזפק וקורקבנו נקלף ביד לאפוקי אם אינו נקלף אלא בסכין (ל' המחבר) היה חזק ומדובק והניחו בשמש ונתרפה ונקלף ביד הרי זה סימן טהרה ואע "פ שיש לו ג' סימנים אלו אין לאכלו לפי שאנו חוששין שמא הוא דורס אלא א"כ יש להם מסורת שמסרו להם אבותיהם שהוא טהור. (ל' הרמב"ם שם די"ח):
Quiconque est expert de ces espèces et de leurs noms mange tout oiseau qui n’en fait pas partie, sans avoir à l’examiner. Un oiseau pur se mange d’après la massoret (tradition) : il faut qu’il soit notoire en ce lieu que cet oiseau est pur. Un chasseur est cru s’il dit : « Cet oiseau, mon maître chasseur me l’a permis », à condition que ce chasseur soit réputé expert des espèces impures énoncées dans la Torah et de leurs noms. Celui qui ne les reconnaît pas et n’en connaît pas les noms examine d’après les signes. Tout oiseau qui est doreis (saisit sa proie de ses serres) et la mange est certainement d’une espèce impure. S’il ne sait pas s’il est doreis ou non : si, lorsqu’on le pose sur un fil, il écarte les pattes — deux doigts d’un côté et deux de l’autre — ou s’il saisit [sa proie] en l’air et la mange, on sait qu’il est doreis. S’il est établi qu’il n’est pas doreis, il y a trois signes de pureté : un doigt supplémentaire, un zefek (jabot), et son korkevan (gésier) se décolle à la main — à l’exclusion du cas où il ne se décolle qu’au couteau. S’il était dur et adhérent, qu’on l’ait mis au soleil, qu’il se soit ramolli et se décolle alors à la main, c’est un signe de pureté. Même s’il a ces trois signes, on ne le mange pas, car on craint qu’il ne soit doreis, à moins d’avoir une massoret que les pères leur ont transmise qu’il est pur.
יש אומרים שכל עוף שחרטומו רחב וכף רגלו רחבה כשל אווז בידוע שאינו דורס ומותר באכילה אם יש לו שלשה סימנים בגופו: הגה ויש אומרים שאין לסמוך אפילו על זה ואין לאכול שום עוף אלא במסורת שקבלו בו שהוא טהור (בארוך כלל נ"ו ובתא"ו נט"ו) וכן נוהגין ואין לשנות:
Certains disent : tout oiseau dont le bec est large et la plante du pied large comme celle de l’oie n’est certainement pas doreis, et il est permis à la consommation s’il a les trois signes dans le corps. (Rema : Certains disent qu’on ne s’appuie même pas là-dessus, et qu’on ne mange aucun oiseau sauf d’après une massoret reçue qu’il est pur. C’est ainsi que l’on pratique, et il ne faut pas changer.)
מי שהוא ממקום שנוהגין איסור בעוף אחד מפני שאין להם מסורת והלך למקום שיש להם בו מסורת יכול לאכלו במקום שהלך שם ואפילו דעתו לחזור ואם יצא ממקום שיש להם מסורת והלך למקום שאין להם מסורת מותר לאכלו:
Celui qui vient d’un lieu où l’on a l’usage d’interdire un oiseau donné, faute de massoret, et qui va dans un lieu où l’on a une massoret à son sujet, peut le manger dans le lieu où il est allé, même s’il a l’intention de revenir. S’il quitte un lieu où l’on a une massoret et va dans un lieu où l’on n’en a pas, il lui est permis de le manger.
אם שאר מקומות שאין להם מסורת יכולי' לאכלו על סמוך מקום שיש להם מסורת יש מי שאוסר ויש מי שמתיר ויש לחוש לדברי האוסר:
Quant à savoir si les autres lieux qui n’ont pas de massoret peuvent le manger en s’appuyant sur un lieu qui en a une : il y a qui l’interdit et il y a qui le permet. Il faut craindre l’avis de celui qui l’interdit.