שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 136

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Qui envoie un récipient à vin par un non-juif doit le sceller
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Récipients destinés au vin envoyés par un non-juif : un sceau ; certains exigent un sceau dans un sceau. Sans sceau : les rendre casher comme s’ils étaient au non-juif ; déjà utilisés, on n’interdit pas après coup. Grandes barriques chez l’artisan : un jour ou deux.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

OUIEnvoi de récipients à vin par l'intermédiaire d'un non-juif.
À FAIRESceller obligatoirement d'un sceau ; certains exigent un double sceau pour garantir qu'aucun vin n'y a été mis.
OUISi les récipients ont été envoyés sans sceau par transgression :
À FAIRELes rendre casher selon le mode applicable aux récipients d'un non-juif.
OUISi le récipient non scellé a déjà été utilisé a posteriori (bediavad) :
À FAIREOn n'interdit pas le vin.
OUICas des grandes barriques confiées à un artisan non-juif :
À FAIREIl est permis de les laisser un jour ou deux pour réparation, car on ne s'en sert pas instantanément.

Glossaire

sceau dans un sceau
double cachet, l’un sur l’autre
bediavad
après coup
destinés au vin
récipients habituellement employés pour le vin

השולח ביד עובד כוכבים כלים המיוחדים ליין צריך להחתימם בחותם אחד כדי שיהא ניכר אם הכניס בהם העובד כוכבים יין ויש מי שמצריך חותם בתוך חותם: הגה ואם עבר ושלחם בלא חותם יש להכשירו כפי ענין ההכשר אם היה של עובד כוכבים (טור ועיין ס"ק ג') אבל אם כבר עבר והשתמש בו אין לאסור בדיעבד (ועיין לעיל סימן קכ"ב) ואם הם חביות גדולות מותר להשהותן בבית העובד כוכבים אומן יום או יומים לתקנם דבכלי גדול כזה אין רגילים להשתמש בו לפי שעה:

Celui qui envoie par un non-juif des récipients destinés au vin doit les sceller d’un sceau, afin que l’on reconnaisse si le non-juif y a mis du vin. Il y a qui exige un sceau dans un sceau. (Rema : S’il a transgressé et les a envoyés sans sceau, on les rendra casher selon le mode de rendu casher qui s’applique s’ils étaient à un non-juif. Mais s’il s’en est déjà servi, on n’interdit pas bediavad (après coup). Voir plus haut au siman 122. Si ce sont de grandes barriques, il est permis de les laisser un jour ou deux chez le non-juif artisan pour les réparer, car d’un si grand récipient on n’a pas l’habitude de se servir un instant.)