שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 144

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Quel est le statut de l’argent provenant des idoles
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Prix d’une idole vendue par un Israélite : interdit. Vendue par un idolâtre pour ses besoins : permis. Vente à crédit d’idoles ou de vin de libation : l’argent peut être permis après coup.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

À ÉVITERTirer profit de l'argent provenant d'une idole vendue par un Israélite.
OUIIdole vendue par un idolâtre
l'argent est permis s'il est connu que c'est pour ses propres besoins.
OUIVente par un idolâtre dont le but est inconnu
on craint l'achat d'autres idoles, l'argent est interdit.
OUIVente à crédit d'idoles ou de vin de libation par un Israélite, puis revendu par l'idolâtre
l'argent récupéré est permis après coup (bediavad).

Glossaire

bediavad
après coup
yayin nesech
vin de libation idolâtre
dmei elil
prix de l’idole
muqatsim
réservés au culte

דמי עבודת כוכבים מה דינם. ובו ב' סעיפים:דמי האליל ביד ישראל שמכרה אסורים אבל אם מכרה עובד כוכבים אפילו מכרה כדי לעבדה הדמים מותרים ודווקא שהדבר ידוע שמכרה לעשות צרכיו בדמיה אבל אם אינו ידוע יש לחוש שמא מכרה לקנות בדמיה אלילים אחרים והרי המעות מוקצין לאלילים ואסורים (וע"ל סוף סימן קל"ב):

Le prix de l’idole, entre les mains d’un Israélite qui l’a vendue, est interdit. Mais si un idolâtre l’a vendue, même afin qu’on la serve, l’argent est permis ; encore faut-il qu’il soit connu qu’il l’a vendue pour pourvoir à ses besoins avec cet argent. S’il n’est pas connu, on craindra qu’il ne l’ait vendue pour acheter d’autres idoles : les pièces sont alors réservées aux idoles et interdites.

יש אומרי' שאם ביד ישראל יין נסך ואלילי' ומכרם לעובד כוכבים בהקפה (פירוש בהמתנה) ומכרם העובד כוכבים לאחר קודם שיפרע לזה הישראל הדמים מותרים בדיעבד:

Certains disent : si un Israélite a entre les mains du yayin nesech (vin de libation idolâtre) et des idoles, qu’il les a vendus à un idolâtre à crédit (c’est-à-dire à terme) et que l’idolâtre les a revendus à un autre avant de payer cet Israélite, l’argent est permis bediavad (après coup).