Commerce, prêts et cadeaux interdits trois jours avant la fête en Erets Israël, le jour même en diaspora ; salut, voyages vers la fête ; assouplissement de nos jours pour cause d’inimitié et d’ignorance du culte.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
דיני חגי האלילים. ובו י"ב סעיפים:שלשה ימים לפני חגם של עובדי כוכבים אסור ליקח מהם ולמכור להם דבר המתקיים ומותר למכור להם דבר שאינו מתקיים עד יום חגם כגון ירקות ותבשיל וכן אסור להשאיל ולשאול ולהלוותן (בלא רבית) (טור והפוסקים) וללוו' מהם ולפורען וליפרע מהם מלוה בשטר או על המשכון אבל מלוה על פה נפרעים מהם מפני שהוא כמציל מידם ובזמן דידם תקיפה אפילו בשטר חשיב כמציל מידם ואם היא מלוה ברבית אפילו במשכון חשיב כמציל מידם:
Trois jours avant la fête des idolâtres, il est interdit d’acheter d’eux et de leur vendre un objet durable. On peut leur vendre un objet qui ne se conserve pas, jusqu’au jour de leur fête, tels que légumes et mets cuits. De même, il est interdit de leur prêter [un objet] et d’emprunter d’eux, de leur prêter de l’argent (sans ribbit — intérêt) et d’emprunter d’eux, de les rembourser et de se faire rembourser d’eux un prêt par acte ou sur gage. Mais un prêt oral, on s’en fait rembourser par eux, car c’est comme sauver [son bien] de leurs mains. Lorsque leur pouvoir est fort, même un prêt par acte est considéré comme sauver de leurs mains. S’il s’agit d’un prêt à ribbit, même sur gage, c’est considéré comme sauver de leurs mains.
עבר ונשא ונתן ביום חגם אסור בהנאה ואם נשא ונתן בשלשה ימים שלפני החג מותר בהנאה:
S’il a transgressé et a commercié le jour de leur fête, c’est interdit à la jouissance. S’il a commercié pendant les trois jours qui précèdent la fête, c’est permis à la jouissance.
אם היה חגם של אותם העובדי כוכבים ימים הרבה ג' או ד' או י' כל אותם הימים כיום אחד הם וכל אותם הימים אסורים עם ג' לפניהם:
Si la fête de ces idolâtres dure plusieurs jours — trois, quatre ou dix —, tous ces jours comptent comme un seul, et tous ces jours sont interdits, avec les trois qui les précèdent.
במה דברים אמורים בארץ ישראל אבל בשאר ארצות אינו אסור אלא יום חגם בלבד:
De quoi parle-t-on ? En terre d’Israël. Mais dans les autres pays, seul le jour de leur fête est interdit.
אסור לשלוח דורון לעובד כוכבים ביום חגם אלא אם כן נודע לו שאינו מודה באלילים ואינו עובדם וכן עובד כוכבים ששלח ביום חגו דורון לישראל לא יקבלנו ממנו ואם חושש לאיבה מקבלו ויזרקנו בפניו לבור או למקום האבד כלאחר יד:
Il est interdit d’envoyer un cadeau à un idolâtre le jour de sa fête, à moins que l’on sache qu’il ne reconnaît pas les idoles et ne les sert pas. De même, un idolâtre qui a envoyé le jour de sa fête un cadeau à un Israélite : on ne l’acceptera pas de lui. Si l’on craint l’inimitié, on l’accepte et on le jette devant lui dans une fosse ou dans un lieu de perte, comme par-dessus l’épaule.
יום שמתכנסים בו העובדי כוכבים להעמיד להם שר ומקריבים ומקלסים לאלהיהם יום חגם הוא והרי הוא כשאר חגיהם:
Le jour où les idolâtres s’assemblent pour se donner un chef, offrent des sacrifices et louent leurs dieux, c’est un jour de leur fête, et il est comme leurs autres fêtes.
עובד כוכבים שעושה הוא חג לעצמו ומודה לאלילים ומקלסה ביום שנולד בו ויום תגלחת זקנו ובלוריתו ויום שעלה בו מן הים ויום שיצא בו מבית האסורים ויום שעשה בו משתה לבנו וכיוצא באלו אינו אסור אלא אותו יום ואותו האיש בלבד:
Un idolâtre qui se fait une fête à lui seul, rend hommage aux idoles et les loue : le jour où il est né, le jour où l’on rase sa barbe et sa blorit (mèche païenne), le jour où il est remonté de la mer, le jour où il est sorti de prison, le jour où il a fait un banquet pour son fils, et ce qui leur ressemble — seul ce jour-là et cet homme-là sont interdits.
אין יום החג אסור אלא לעובדיה בו בלבד אבל העובדי כוכבים ששמחים בו ואוכלים ושותים ומשמרים אותו או מפני מנהג או מפני כבוד השר אבל הם אינם מודים בו הרי אלו מותרים לשאת ולתת עמהם:
Le jour de fête n’est interdit qu’à l’égard de ceux qui y rendent un culte. Mais les idolâtres qui s’y réjouissent, mangent et boivent et l’observent, par coutume ou par honneur pour le chef, sans y adhérer : il est permis de commercer avec eux.
אסור ליכנס לבית העובד כוכבים ביום חגו וליתן לו שלום מצאו בחוץ מותר אבל יאמר לו בשפה רפה ובכובד ראש:
Il est interdit d’entrer dans la maison de l’idolâtre le jour de sa fête et de lui donner le salut. Si on l’a trouvé dehors, c’est permis, mais on le lui dira à voix basse et d’un air grave.
אסור לכפול לו שלום לעובד כוכבים לעולם לפיכך טוב להקדים לו שלום כדי שלא יתחיל העובד כוכבים ויצטרך לכפול לו שלום:
Il est toujours interdit de redoubler le salut à un idolâtre. Aussi est-il bon de le saluer le premier, afin que l’idolâtre ne commence pas et que l’on n’ait pas à lui redoubler le salut.
עובדי כוכבים ההולכים לחגם למרחוק בהליכה אסור לשאת ולתת עמהם והבאים מותרים והוא שלא יהיו קשורים זה בזה שאם היו קשורים שמא דעתם לחזור אבל אם ישראל הולך שם בהליכה מותר לשאת ולתת עמו ובחזרה אסור ואם ישראל מומר הוא לעבודת כוכבים גם בהליכה אסור:
Les idolâtres qui vont à leur fête au loin : à l’aller, il est interdit de commercer avec eux ; ceux qui reviennent sont permis, à condition qu’ils ne soient pas liés les uns aux autres ; s’ils l’étaient, peut-être ont-ils l’intention d’y retourner. Mais si c’est un Israélite qui y va : à l’aller, il est permis de commercer avec lui ; au retour, c’est interdit. Si l’Israélite est mumar (apostat) au culte idolâtre, c’est interdit aussi à l’aller.
יש אומרים שאין כל דברים אלו אמורים אלא באותו זמן אבל בזמן הזה אינם בקיאים בטיב אלילים לפיכך מותר לשאת ולתת עמהם ביום חגם ולהלוותם וכל שאר דברים: הגה ואפילו נותנים המעות לכהנים אין עושין מהם תקרובת או נוי אלילים אלא הכהנים אוכלים ושותים בו ועוד דאית בזה משום איבה אם נפרוש עצמנו מהם ביום חגם ואנו שרויים ביניהם וצריכים לשאת ולתת עמהם כל השנה ולכן אם נכנס לעיר ומצאם שמחים ביום חגם ישמח עמהם משום איבה דהוי כמחניף להם (הכל בטור) ומ"מ בעל נפש ירחיק מלשמוח עמהם אם יוכל לעשות שלא יהיה לו איבה בדבר (ב"י בשם הר"ן) וכן אם שולח דורון לעובד כוכבים בזמן הזה ביום שיש להם סימן אם יגיע להם דורון בחג ההוא אם אפשר לו ישלח לו מבערב ואם לא ישלח לו בחג עצמו (ת"ה סימן קצ"ה):
Certains disent que tout cela n’était dit qu’en ce temps-là ; mais de nos jours, ils ne sont pas versés dans la nature des idoles. Aussi est-il permis de commercer avec eux le jour de leur fête, de leur prêter, et tout le reste. (Rema : Même s’ils donnent l’argent aux prêtres, on n’en fait pas de takrovet (offrande idolâtre) ni d’ornement d’idoles : les prêtres en mangent et en boivent. De plus, il y a ici [un motif d’]inimitié si nous nous séparons d’eux le jour de leur fête, alors que nous habitons parmi eux et devons commercer avec eux toute l’année. Aussi, si l’on entre dans une ville et qu’on les trouve dans la joie le jour de leur fête, on se réjouira avec eux à cause de l’inimitié, car c’est comme les flatter. Quoi qu’il en soit, une personne scrupuleuse s’éloignera de se réjouir avec eux si elle peut le faire sans s’attirer d’inimitié. De même, si l’on envoie un cadeau à un idolâtre de nos jours, un jour où l’on a un signe qu’il leur parviendra pendant cette fête : si l’on peut, on le lui enverra la veille ; sinon, on le lui enverra le jour même de la fête.)